Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Moyen-orient

Référendum constitutionnel : le "oui" l'emporte sur fond de bombardements

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/02/2012

Alors que les attaques contre les bastions rebelles ne faiblissent pas, les autorités syriennes se sont félicitées des résultats du référendum organisé le 26 février sur la nouvelle Constitution, qui aurait été approuvée par près de 90 % des votants.

AFP - La nouvelle Constitution syrienne a été largement approuvée, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur, mais la participation n'a atteint que 57,4% en raison des violences qui secouent le pays depuis près d'un an.



"Sur 14,58 millions d'inscrits sur les listes électorales, 8,37 millions se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation de 57,4%", a déclaré aux journalistes le ministre, Mohammed Ibrahim al-Chaar.

"Le projet de référendum a été approuvé par 89,4% des votants", a-t-il ajouté.

"Il y a eu une grande affluence en dépit des menaces proférées dans certaines régions par les groupes terroristes armés et malgré les campagnes d'incitation (au boycottage) lancées par des médias perfides pour empêcher les citoyens d'exercer leur droit et nuire à cette opération démocratique qui s'est déroulée en toute liberté et transparence", a dit M. Chaar.

"S'il n'y avait eu des blocages dans certaines régions où sévissent des gens armés, le taux de participation aurait été beaucoup plus important, mais l'essentiel c'est que le peuple syrien a décidé de son avenir par ce référendum et il a compris que cette Constitution lui permettra de réaliser ses aspirations dans tous les domaines", a-t-il dit.

Le ministre a cité les régions de Homs (centre) ou d'Idleb (nord-ouest), où "des terroristes ont essayé de bloquer cette opération, mais n'ont réussi que de manière partielle".

Depuis le début de la révolte en mars 2011, le régime attribue les violences à des "gangs terroristes armés".

M. Chaab a précisé que "753.208 votants ont dit 'non' à cette nouvelle Constitution, soit 9%, et il y a eu 132.920 bulletins nuls".

Les pays occidentaux notamment la France et la Grande-Bretagne ont dénoncé le référendum organisé dimanche, estimant qu'il n'avait aucune crédibilité du fait de la poursuite en parallèle des violences. Washington l'a qualifié de "plaisanterie".

L'opposition syrienne et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, avaient appelé à boycotter ce scrutin.

Bachar al-Assad, qui a succédé en 2000 à son père Hafez, fait face depuis mars 2011 à une révolte sans précédent que ses forces répriment dans le sang. Son deuxième mandat s'achève en 2014.

Si l'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014. Cela permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.

Première publication : 28/02/2012

  • SYRIE

    Paris veut saisir la justice internationale, le référendum constitutionnel plébiscité

    En savoir plus

  • SYRIE

    Le Croissant-Rouge pénètre à Homs, les journalistes étrangers toujours bloqués

    En savoir plus

  • SYRIE

    Une cinquantaine de personnes tuées le jour du référendum constitutionnel

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)