Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

Pendant le "shutdown", Donald Trump travaille "dur, dur, dur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après Poutine, les patrons à Versailles"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump : 1 an à la Maison Blanche

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Liberia : le nouveau président, George Weah, prêt à relever les défis

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Aide aux migrants : que dit la loi ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Sanseverino

En savoir plus

TECH 24

Reporty, l'application anti-délits ou pro-délation ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Gambie à l'heure d'une nouvelle ère post-Jammeh

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Avec les réformes de Macron, la France sur le retour ?

En savoir plus

Economie

Le patron de Megaupload sort du silence et conteste les accusations du FBI

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 01/03/2012

Kim Dotcom revient longuement dans les médias néo-zélandais sur sa conception de ce qu’était Megaupload, le site que le FBI a fait fermer le 20 janvier. Il conteste avoir été à la tête d’une "organisation criminelle aux ramifications mondiales".

Il a maigri de 16 kilos et il a une envie vorace d’en découdre avec les autorités américaines. Kim Dotcom, le controversé patron de feu le site de téléchargement et de streaming Megaupload, est sorti du silence dans lequel il s’était muré depuis son arrestation le 20 janvier. Il est revenu dans un long entretien accordé à la chaîne de télévision néo-zélandaise 3 News et au quotidien "New Zeland Herald" sur la bataille qui l’oppose au département américain de la Justice et au FBI, responsables de la fermeture de Megaupload fin janvier.

Libéré sous caution il y a une semaine après avoir passé un mois derrière les barreaux, Kim Dotcom se présente dorénavant comme un chantre de la lutte contre le téléchargement illégal. “Il y a des preuves qui démontrent de manière évidente que nous nous battions contre le téléchargement illégal à Megaupload”, assure ce millionnaire dont les comptes bancaires ont tous été gelés.

“Pour chaque e-mail du procureur qui va dans un sens, j’en ai 100 qui prouvent le

contraire”, jure Kim Dotcom. Une réponse à l’acte d’accusation du ministère américain de la Justice qui contient plusieurs messages échangés entre les salariés de Megaupload interceptés par le FBI. Des e-mails qui semblent démontrer que les responsables du site tiraient un profit financier du téléchargement illégal. Ce sont ces discussions en ligne qui ont permis aux enquêteurs d’affirmer que Megaupload était “une organisation criminelle aux ramifications mondiales”.

Bouc émissaire

Une description de son activité qui fait bondir Kim Dotcom. “En sept ans d’existence, nous n’avons jamais eu une seule assignation en justice de la part d’un ayant-droit”, explique-t-il en rappelant que Megaupload a payé des avocats des millions de dollars pour mener sa barque en tout légalité. Le fondateur du site controversé souligne même qu’une vingtaine de personnes s’occupaient exclusivement d’enlever les liens vers des contenus illégaux du site.

Au final, Kim Dotcom juge qu’il est un bouc émissaire, une sorte d’agneau sacrificiel remis aux majors du disque et du film. “Je ne comprends pas pourquoi le FBI a fait fermer Megaupload mais ne s’en est pas pris à Mediafire, Rapidshare et d’autres sites qui font exactement la même chose que nous”, conclut-il.

Le FBI juge que l’activité de Megaupload a fait perdre à l’industrie de la musique et du cinéma plus de 500 millions de dollars. C’est à ce titre qu’ils ont demandé aux autorités néo-zélandaises de leur remettre Kim Dotcom afin qu’il soit jugé sur le sol américain. La justice néo-zélandaise se penchera sur la demande d’extradition à partir d’août 2012.

Première publication : 01/03/2012

  • INTERNET

    Le patron de Megaupload libéré sous caution

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le patron de Megaupload reste en prison

    En savoir plus

  • INTERNET

    Megaupload, une internationale du crime selon le FBI

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)