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Afrique

Abdoulaye Wade et Macky Sall se lancent dans une course aux alliances

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Gaëlle LE ROUX

Dernière modification : 01/03/2012

Pour Abdoulaye Wade et Macky Sall, qui se feront face au second tour de la présidentielle qui devrait se tenir le 18 mars, l’heure est désormais aux alliances politiques. Des alliances que Wade pourrait avoir bien du mal à sceller.

Alors que l’hypothèse d’un second tour à l’élection présidentielle sénégalaise s’est confirmée, les deux candidats en lice, le président sortant Abdoulaye Wade et son ancien Premier ministre Macky Sall, s’engagent désormais dans une course aux alliances politiques avant le 18 mars, date probable du scrutin.

"Dans la perspective d’un second tour, le Parti démocratique sénégalais (PDS) [parti présidentiel ndlr] va naturellement explorer toutes les possibilités d’entente avec d’autres forces politiques selon des modalités à convenir ensemble", déclarait Abdoulaye Wade au cours d’une conférence de presse, deux jours après le scrutin du 26 février. Pour la première fois, il acceptait à demi-mot l’idée d’un second tour et laissait entrevoir un changement de stratégie. Jusqu’alors, il claironnait qu’il remporterait l’élection haut la main, dès le premier tour.

Wade loin des 50 %

Le président sortant est pourtant arrivé en tête avec 34,8 % des voix, mais bien loin de la barre des 50 % qu’il espérait dépasser. Son challenger, Macky Sall, candidat de l’Alliance pour la République, obtient lui 26,5 % des suffrages. En troisième position, Moustapha Niasse, candidat de la coalition Bennoo Siggil Senegal, décroche un peu plus de 13 % des voix.

À en croire nombre d’observateurs et de politologues, trouver des alliances risque de s’avérer très compliqué pour le président sortant. "Je ne suis pas sûr qu’il ait une grande réserve de voix, commente Pierre Cherruau, rédacteur en chef de "Slate Afrique". En face, la plupart des autres candidats ont passé ces derniers mois, voire ces dernières années, à dire qu’il ne fallait pas que Wade se représente. C’est compliqué pour eux de s’allier maintenant à lui."

Philippe Hugon, spécialiste du Sénégal à l’Institut de recherche internationale et stratégique (IRIS), confirme : "Wade va avoir du mal à trouver des alliances fortes chez les 12 autres candidats qui se sont présentés contre lui au premier tour. Il faut toutefois attendre de voir ce que vont décider les Sénégalais. Ils ne vont pas forcément suivre les mots d’ordre de leurs candidats, mais j’ai l’impression que la modification constitutionnelle [qui a permis à Wade de se présenter pour un troisième mandat consécutif ndlr] leur est resté en travers de la gorge, et que l’âge du ‘Vieux’ [85 ans ndlr] joue aussi contre lui".

"Tout sauf Wade"

Portrait de Macky Sall

Abdoulaye Wade semble en tout cas miser à la fois sur ce libre-arbitre des électeurs sénégalais et sur les quelque 49% d’abstentionnistes au premier tour. "Personne n’est propriétaire des voix, a argué Amadou Siré Sall, porte-parole d’Abdoulaye Wade en France. Au Sénégal, il y a une telle maturité politique qu’on ne peut pas manipuler les populations." Pour l’heure, selon l’envoyée spéciale de FRANCE 24 à Dakar, Fatimata Wane-Sagna, le premier tour a pris l’allure d’un référendum pro ou anti-Wade.

À l’approche du premier tour, l’opposition avait en effet adopté comme mot d’ordre "Tout sauf Wade", et avait promis de s’unir en cas de second tour derrière le challenger du président sortant, quel qu’il soit. Macky Sall, ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade devenu son adversaire au second tour, peut donc théoriquement compter sur les reports de voix des candidats de l’opposition. Même si, comme le souligne Pierre Cherruau, certains d’entre eux restent amers après la décision de Sall de déserter les meetings du Mouvement du 23 juin, le M23, créé au lendemain de la brutale modification de la Constitution en juin dernier, pour mener sa propre campagne électorale.

Niasse faiseur de roi

"Sall apparaît comme le leader de l’opposition contre Abdoulaye Wade, affirme Philippe Hugon. Je pense que les 12 autres candidats vont rester dans cette opposition à Wade, dans la lignée de ce que défendait le Mouvement du 23 juin." Moustapha Niasse, arrivé en troisième position au premier tour, apparaît désormais en faiseur de rois. Il a dores et déjà exclu d’apporter son soutien à Wade, mais il s’est pour l’instant gardé de donner une consigne de vote en faveur de Macky Sall. "J’ai rencontré Moustapha Niasse, raconte Fatimata Wane-Sagna. Il m’a expliqué que s’il ne s’était pas prononcé officiellement, c’est parce qu’il appartient à une coalition de 21 partis politiques différents, Bennoo Siggil Senegal, et qu’ils devaient se concerter avant de donner une réponse officielle."

Reste à savoir pour qui se prononcera Idrissa Seck, qui totalise près de 8 % des voix au premier tour. "Qui choisir entre Macky et Wade ? Les dilemmes d’Idrissa Seck", titrait d’ailleurs jeudi le quotidien sénégalais "Le Populaire", soulignant les déclarations contradictoires du candidat. Également Premier ministre sous l’ère Wade, l’homme avait été écarté au profit de Macky Sall, qu’il tient en partie pour responsable de sa disgrâce et de son séjour dans les geôles sénégalaises - il a été accusé de détournement de fonds avant d’être blanchi et libéré quelques mois plus tard.

Pour l’heure, Macky Sall poursuit sa campagne de séduction. Il a rencontré jeudi le chanteur Youssou N'Dour, dont la candidature avait été rejetée par la Cour constitutionnelle et qui avait été blessé au cours des manifestations pré-électorales. La rencontre entre les deux hommes a porté ses fruits : celui qui avait appelé à "ne pas voter pour Wade" au premier tour a apporté officiellement son soutien à Sall pour le second tour.

Le collectif de jeunes "Y en a marre", en pointe dans le combat contre la candidature de Wade, qu’il juge inconstitutionnelle, s’apprête également à donner sa consigne de vote. Il devrait sans grande surprise se prononcer en faveur de Macky Sall, ce qui accorderait à ce dernier le précieux soutien des banlieues de Dakar.

Première publication : 01/03/2012

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