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Economie

Areva enregistre des pertes historiques

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/03/2012

La catastrophe de Fukushima et des dépréciations d'actifs liés à ses mines d'uranium ont conduit le géant français de l'énergie Areva à une perte nette de 2,424 milliards d'euros en 2011, la plus élevée depuis sa création en 2001.

AFP - Areva a essuyé des pertes historiques l'an dernier à cause de Fukushima et de lourdes dépréciations liées à ses gisements d'uranium, et reste englué dans une bataille judiciaire avec son ex-patronne Anne Lauvergeon.

Le groupe nucléaire à 87% public a indiqué dans un communiqué avoir enregistré une perte nette de 2,424 milliards d'euros en 2011, la plus élevée depuis sa création en 2001, contre un bénéfice net de 883 millions en 2010.

Cet effondrement est lié à d'énormes dépréciations, 2,056 milliards d'euros au total, auxquelles viennent s'ajouter environ 800 millions d'euros de provisions et charges diverses, dépassant ainsi les 2,4 milliards d'euros de dépréciations et provisions annoncés par le groupe en décembre.

Cette ardoise est liée essentiellement aux gisements d'uranium africains d'Uramin, pour lequel Areva a passé dans ses comptes une perte de valeur de 1,46 milliard d'euros. Uramin, acquise en 2007 pour environ 2 milliards d'euros, vaut aujourd'hui cinq fois moins.

Uramin est au cours d'un bras de fer avec l'ex-patronne du groupe Anne Lauvergeon, qui a dû quitter contre son gré la présidence d'Areva en juin dernier, et a porté plainte en décembre contre son ex-employeur pour avoir été espionné en lien avec cette acquisition.

Une enquête interne a conclu mi-février qu'aucune fraude n'avait été commise lors de l'opération mais a relevé des dysfonctionnements en matière de gouvernance, ce que conteste Mme Lauvergeon, qui a engagé cette semaines de nouvelles actions judiciaires contre le groupe, après avoir obtenu gain de cause la semaine dernière au sujet de ses indemnités de départ.

Le reste des dépréciations et provisions est lié au démantèlement d'installations nucléaires, à la révision en baisse des perspectives d'activité du groupe consécutive à l'accident de Fukushima, et aux retards à répétition du chantier de l'EPR d'Olkiluoto, en Finlande.

Ces très mauvaises performances ne sont pas une surprise. Le groupe avait dit s'attendre en décembre à essuyer une perte opérationnelle d'environ 1,5 milliard d'euros en 2011, à cause des méga-dépréciations attendues.

Areva avait annoncé simultanément le lancement d'un plan de restructuration sans précédent pour redresser ses comptes, dont il a confirmé ce jeudi les objectifs (dont une croissance organique de son chiffre d'affaires dans le nucléaire de 3 à 6% par en an en 2012-2013).

Ce plan de restructuration inclut aussi 1.200 suppressions de postes en Allemagne, un gel des embauches dans les services administratifs ainsi qu'un gel des salaires.

Au sein du groupe, on assure que le redressement de l'entreprise est déjà bien en marche, Areva ayant réussi à dégager l'an dernier un excédent brut d'exploitation de plus d'un milliard d'euros, supérieur à ses attentes.

Par ailleurs, son activité a fait preuve de résistance l'an dernier, avec un carnet de commandes en hausse de 3% à 45,6 milliards d'euros, démentant les scénarios catastrophiques émis par certains Cassandre après Fukushima.

"Le plan d'action stratégique commence déjà à porter ses fruits, et on espère qu'on va continuer sur cette tendance", souligne-t-on au siège du groupe.

Toujours dans le cadre de son plan d'action, Areva a dit s'être entendu avec le Fonds stratégique d'investissement (FSI) pour lui céder sa part de 26% dans le groupe minier Eramet au prix de 776 millions d'euros. L'accord sera finalisé dans les prochains jours.

De quoi aider le groupe à remplir son objectif de dégager au moins 1,2 milliard d'euros de cessions sur la période 2012-2013.

Première publication : 02/03/2012

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