Dernière modification : 02/03/2012
- Armée syrienne libre - Bachar al-Assad - Syrie
"Bachar al-Assad a prouvé qu’il reste le maître du jeu chez lui"
L'armée régulière syrienne a repris, jeudi 1er mars, le contrôle du quartier de Baba Amr dans la ville de Homs. Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, se penche pour FRANCE 24 sur les conséquences de la chute de ce bastion de l'opposition.
Par Marc DAOU (texte)
Jeudi 1er mars, la chute de Baba Amr à Homs est venue rappeler que le régime syrien gardait toutes les cartes en main pour mater le soulèvement en Syrie. Pour comprendre les conséquences de cet évènement sur la crise syrienne, FRANCE 24 a rencontré Fabrice Balanche, directeur du groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, professeur à Lyon-2 et auteur de "La région alaouite et le pouvoir syrien".
FRANCE 24 : La reprise en main du quartier de Baba Amr par le régime constitue-t-elle un tournant important dans la crise syrienne ?
Fabrice Balanche : La chute inéluctable de Baba Amr est effectivement un tournant de la crise qui secoue la Syrie depuis près d’un an. D’une part le régime a démontré sa capacité à reprendre en main une zone qui échappait à son autorité depuis plusieurs mois. La preuve est ainsi faite qu’un territoire isolé et sans intervention militaire internationale fini par être écrasé. Une donne qui pourrait finir par convaincre l’Armée syrienne libre (ASL) de changer de stratégie et de chercher à obtenir un armement lourd. Car même si l'ASL prétend avoir opté volontairement pour un "retrait tactique" de Baba Amr, la chute de ce quartier constitue un échec qui confirme qu’il est impossible de prendre le contrôle d’une zone et de la garder indéfiniment.
Cet échec peut-il avoir une incidence sur la mobilisation des opposants ?
F.B. : Le scénario qui a contribué à la chute de ce quartier peut être de nature à décourager la population car il démontre que les civils qui accueillent des combattants finiront par en payer le prix au point d’y perdre la vie ou la totalité de leurs biens. Toutefois, la contestation est toujours vive dans d’autres régions et elle est susceptible d’être relancée dans d’autres villes. Mais il faut garder à l’esprit qu’au sein de la société syrienne, certains aspirent à un retour au calme malgré leur volonté de changer le régime. Car ils ne veulent pas d’une guerre civile ou confessionnelle dans le pays, comme ce fût le cas à Homs ces derniers mois. Enfin, la mobilisation n’est plus la même que celle qui fut affichée au cours de l’été, où l’on a pu voir plusieurs centaines de milliers de manifestants à Homs et à Hama. Aucune manifestation de cette ampleur n’a eu lieu par exemple à Alep et à Damas, qui restent sous le contrôle du régime malgré quelques manifestations.
Confronté depuis près d’un an à un soulèvement populaire, le président Bachar al-Assad reste en place. Comment l’expliquez-vous ?
F.B. : Malgré son isolement international et les pressions arabes, Bachar al-Assad vient de prouver qu’il reste le maître du jeu chez lui et qu’il contrôle son élite, son administration et son armée. Ni les manifestations pacifiques du début du soulèvement ni la militarisation d'une partie de la contestation qui s’en est suivie n’ont réussi à le chasser du pouvoir. Et tant qu’il est protégé par la Russie et la Chine, il ne risque rien sur le plan diplomatique. Ce ne sont pas les divergences qui règnent dans le camp occidental ni les divisions qui déchirent l’opposition syrienne qui vont provoquer sa chute. Le régime syrien n’est pas encore mûr pour tomber.
Quels sont les scénarios probables pour la suite des évènements en Syrie ?
F.B. : Quelques pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite vont essayer d’armer l’ASL et provoquer par conséquent une guerre civile généralisée dans le pays. Ce qui aurait pour conséquence de jeter de l’huile sur le feu et de prolonger la crise pendant une dizaine d’années. Le camp occidental pourrait alors les laisser faire et se contenter de poursuivre sa politique de sanctions économiques. L’autre scénario possible serait que les Occidentaux prennent acte de leur impuissance à faire chuter le régime et se résignent à calmer le jeu avec Bachar al-Assad. Ce dernier sera de toute manière bien obligé de négocier avec l’opposition interne représentée notamment par les Comités de coordination locaux, qui animent la contestation sur le terrain. Car après avoir recouvré tôt ou tard le contrôle militaire du pays, à défaut d’une intervention militaire internationale, il devra reprendre politiquement en main la Syrie.
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(24) Réactions
L'armée Syrienne Libre
L'armer syrienne libre est composée des Libyens, des Qatariens, des Français, avec un camp d'entrainement et des services des renseignements,
Analyse complètement à côté
Analyse complètement à côté de la plaque! le régime de ce dictateur tombera a la fin de cette année,la sauvagerie de ce régime ces derniers jours nous montre clairement qu'il est aux abois, Le seul événement qui pourrait le maintenir en place serait une intervention en Iran, cela détournerait l'attention du monde entier et bashar alors porra encore plus massacrer son peuple en silence .
Vos propos vous montrent tout
En lisant l'article et les commentaires, je ne vois que du racisme et de l'islamophobie. En tant que Chrétien, j'ai honte des chrétiens du monde entier et notamment de ceux en Syrie. Le monde entier est témoin de génocide et guerre contre l'humanité sur le peuple syrien et tout ce que vous voyez à Bab Amr "des islamistes". J'aurais aimé vous voir à la place de ce peuple syrien martyre pour connaître, à ce moment-là, vos commentaires.
Vive Bashar
Vive Bashar "Forever"
bizarrement cette phrase ne choque personne???? "Quelques pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite vont essayer d’armer l’ASL et provoquer par conséquent une guerre civile généralisée dans le pays"
j'ai pensé que c'est illégale que des pays participent à la création d'une guerre civile!!!! il parait que c'est permit aujourd'hui et même c'est devenu humain de tué des enfants, des femmes, ....
ah ce sont quelques milliers de tête d'enfants qui vont tombées, bah c'est rien. personne se mobilise dans les médias pour dénoncé ces deux pays criminelles (le Qatar et l’Arabie saoudite) qui n'ont jamais connu ni la couleur et ni l'odeur de la démocratie? de plus ils veulent armer des Islamistes envoyé par Al Qaida en Syrie pour faire une guerre civile !!!
cela ne choque personne ?
La suite est connue d'avance
La fin du Régime d'Assad et le départ des Russes de Tartous et l'arrêt de livraison d'armes Russe qui ont fait plus de 7000 morts civils . C'est la suite logique et enfin la paix au proche Orient.
Israël y aurait gagné en donnant un coup de pouce à l'opposition Syrienne.
" ZORRO BHL"
Au fait, ou se terre "ZORRO BHL" ? Il est malin, lui, il a compris que la Syrie c'est une autre affaire que la Libye...
les usa sous obama sont
les usa sous obama sont devenus sages,zero intervention militaire,plutot le retrait c'est la nouvelle poliique americaine ...sauf sarkozy qui continue de croire q'en entrainant la france ds des guerres sans issue il se ferait reelire...les interventions militaires ont ruine l'amerique...surtout ds les pays arabes ou la lisibilite reste trop floue,car bachar est mieux q'al qaida syrien...armer al qaida???jamais...derriere l'opposition syrienne se cache al qaida
@ nordine & Apres la fuite
Thierry Meyssan habite au Liban c'est un admirateur de Nasrala le chef du Hezbollah, supporter de Assad. Thierry Meyssan est aussi celui qui a rapporté, la capture toujours non confirmée de 18 commando français et sur la télévision russe depuis l'hotel Rixo à Tripoli en Libye que les troupes de Kadafi avaient repoussé les insurgés, mauvaise blague sans doute. Il est aussi le principal promoteur de la théorie du complot dans les attentats du 911.
C'est un désinformateur professionnel, sans intérêt.
Après la fuite de 35
Après la fuite de 35 conseillers militaires et journalistes occidentaux, les 2 000 combattants de l’Armée syrienne libre regroupés dans l’Émirat islamique de Baba Amr ont perdu tout espoir de voir se réaliser les belles promesses occidentales.
Mercredi 29 février 2012, plusieurs centaines ont choisi de se rendre avant que l’Armée nationale syrienne ne rentre dans le quartier rebelle.
L’Émirat islamique de Baba Amr faisait moins de 40 hectares lorsqu’il a été bouclé par les Forces loyalistes. Il ne comprend qu’une partie du quartier de Baba Amr proprement dit, ainsi que quelques rues adjacentes.
La Syrie est un État de 185 000 km2, peuplé par 23 millions d’habitants.
Les insurgés qui se sont rendus ont abandonné leurs armes. Leur arsenal incluait des postes de tir et des missiles antichars AT-13 / 9K115 Metis. Ce matériel russe étant déjà un peu ancien et assez répandu dans la région, on ignore pour le moment quelle filière avait pu l’acheminer sur place.
Au début de la bataille de Homs, les rebelles disposaient également de postes de tir antichar Milan.
L’ambassadeur de France à
L’ambassadeur de France à Beyrouth, Denis Pietton, a officiellement visité la semaine dernière la région de Baalbeck, à l’Est du Liban. En réalité, il a voyagé avec une équipe sécuritaire française dans le Nord de la Békaa, région frontalière limitrophe de la province syrienne de Homs.
Côté syrien de la frontière, des officiers et des experts des services de renseignement militaires français, certains sous couvert du statut de journaliste, encadrent les combattants de l’Armée « syrienne » libre. Tous se sont infiltrés illégalement en Syrie.
L’ambassadeur Denis Pietton et ses hôtes ont récupéré à un point de passage illégal des agents des services de renseignement français fuyant l’Émirat islamique de Baba Amr où ils dispensaient leur savoir-faire en matière de combat urbain.
En vertu de la Convention de Vienne, les voitures diplomatiques ne peuvent être perquisitionnées. Le convoi a donc pu ramener les agents français à l’ambassade sans que la police libanaise puisse intervenir.
Avec toute l’arrogance de l’ancienne puissance mandataire, l’ambassadeur de France s’était, une fois de plus, publiquement ingéré dans les affaires libanaises en déclarant le 23 février dernier à nos confrères du Daily Star : « Le Liban devrait rester à l’écart des troubles en Syrie ».