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EUROPE

Vladimir Poutine de retour au Kremlin

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 05/03/2012

Vladimir Poutine a remporté la présidentielle russe avec 63,9% des voix, selon des résultats quasi définitifs. Il retrouve son fauteuil de président pour un troisième mandat présidentiel, après quatre années au poste de Premier ministre.

Sans surprise, l'homme fort de la Russie va retrouver le Kremlin pour un troisième mandat, après quatre années d'interruption. Vladmimir Poutine a remporté la présidentielle russe avec 63,9% des voix, selon les résultats portant sur la quasi-totalité des bureaux de vote.

Le chef du gouvernement russe est élu pour un mandat de six ans, à la suite d'une modification de la Constitution qui a allongé le mandat présidentiel de 24 mois. De quoi le maintenir au pouvoir jusqu'en 2018 - voire 2024, dans l'éventualité d'un quatrième mandat.

Déjà élu président en 2000 et 2004, Poutine avait été contraint de laisser le fauteuil présidentiel à son allié Dmitri Medvedev le temps d'un mandat. Si sa réélection ne faisait pas de doute, l'ex-membre du KGB faisait néanmoins face à une vive contestation depuis les législatives de décembre 2011, marquées, selon l’opposition, par de nombreuses fraudes.

Selon les résultats quasi-définitifs diffusés par la commission électorale, le communiste Guennadi Ziouganov obtient 17,18 % des voix, le libéral Mikhaïl Prokhorov 7,7 %, le populiste Vladimir Jirinovski 6,24 % et le centriste Sergueï Mironov 3,84 %. La participation a atteint 64 %.

Les larmes de Poutine

Après l'annonce des premiers résultats officiels, le candidat victorieux ainsi que le président sortant Dmitri Medvedev se sont rendus sur la place du Manège, à quelques encablures du Kremlin, dans le centre de Moscou, où étaient rassemblés ses partisans pour célébrer la victoire. "Nous avons gagné ! Nous avons gagné dans une lutte ouverte et honnête. Merci mes amis, nous avons gagné une lutte honnête et ouverte. Mais ce n'était pas juste l'élection du président de la Russie, c'était un test très important pour nous tous, pour tout notre peuple, un test de maturité politique, d'autonomie et d'indépendance", a déclaré l'homme fort du pays, laissant échapper une larme. Et Poutine de se justifier en précisant que c'était en raison du vent glacial...

Portrait de Vladimir Poutine

Environ 100 000 personnes, majoritairement des hommes, s'étaient réunis sur la place avant même la publication des premiers résultats. Après leur annonce, les manifestants, encadrés pas un dispositif de sécurité très important, n'ont pas exprimé de signe de joie. La plupart ont refusé de répondre aux questions des journalistes. Seule une jeune partisane s'est fendue d'un simple : "Bien sûr que je viens soutenir Poutine, bien sûr qu'il a gagné." Au milieu de cette foule, une jeune Russe qui passait son chemin a, elle, laissé échapper sa désolation : "Je n'y crois pas..."

Manifestation de l'opposition lundi soir

Avec un tel score, Vladimir Poutine peut espérer rompre l'élan du mouvement de contestation qui n'a fait que croître depuis les législatives de décembre. Une manifestation de l'opposition est toutefois prévue ce lundi 5 mars dans la capitale russe. Membre de l'opposition et célèbre blogueur à Moscou, Aleksei Navalny a déclaré non sans ironie : "Il va avoir de vraies raisons de pleurer."

Tout au long de la journée électorale, de nombreux cas de fraudes ont été signalés dans plusieurs villes du pays, selon l'ONG indépendante Golos, chargée de surveiller le scrutin et de recenser les fraudes. "On signale, non loin de Moscou, quelques 'votes carrousel'", a fait savoir la présidente de l'association Lilia Chibanova, faisant référence à un système de fraudes qui consiste à faire circuler en bus des personnes, qui font le tour de la ville pour "voter" dans différents bureaux de vote.

Et de poursuivre : "On dénombre aussi des irrégularités avec des cartes d'électeur temporaires, attribuées généralement à des gens qui ne se situent pas à proximité de leur domicile le jour du scrutin."

Bourrages d'urnes

Une vidéo, filmée par une des 180 000 webcams installées à l'initiative du gouvernement dans 90 000 des 95 000 bureaux de vote, montre des bourrages d'urnes dans le bureau de vote 1 402, au Daguestan. Sur les images, plusieurs personnes glissent pendant plusieurs minutes des dizaines de bulletins dans deux urnes.

Le chef de la campagne de Poutine, Stanislav Govoroukhine, n'a pourtant pas semblé y croire. "Selon toute vraisemblance, les responsables mettaient ainsi les bulletins d'une petite urne mobile, parce qu'il faut être idiot pour bourrer les urnes au vu de tout le monde," a-t-il indiqué à l'agence russe Ria Novosti. De son côté, le vice-président de la commission électorale centrale, Léonid Ivlev, s'est engagé à invalider les résultats de ce bureau.

Première publication : 05/03/2012

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