Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

Afrique

Journée de deuil national à Brazzaville après les explosions meurtrières

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/12/2013

Suite aux explosions meurtrières de dimanche dernier qui ont frappé Brazzaville, les drapeaux sont en berne au Congo. Le retard des opérations de déminage empêche toute intervention pour retrouver des corps.

AFP - Les drapeaux sont en berne au Congo endeuillé après les explosions meurtrières de dimanche à Brazzaville, où l'opération de déminage du dépôt de munitions qui a explosé n'avait pas encore débutée mercredi, empêchant les secours d'accéder au site pour y retrouver d'éventuels corps.

Le deuil national décrété par le gouvernement "a commencé mardi et nos drapeaux restent en berne", a déclaré à la radio nationale le porte-parole du gouvernement Bienvenu Okiemy.

La série d'explosions qui a frappé l'est de la capitale congolaise a fait officiellement près de 200 morts, plus de 1.300 blessés et 5.000 sans-abri, dont les habitations ont été détruites, et qui sont hébergés dans des sites spécialement aménagés.

Le deuil national doit durer jusqu'à l'enterrement des victimes, à une date qui n'a pas encore été fixée.

Il s'agit du plus meurtrier accident de ce type, dans des dépôts d'armes et de munitions, depuis 10 ans dans le monde.

Dans certains quartiers de la ville, les commerces, l'administration et les transports fonctionnent au ralenti. De nombreuses écoles restent fermées, a constaté un journaliste de l'AFP.

Initialement prévue pour débuter mardi, la dépollution du dépôt de munitions, situé dans la caserne du régiment de blindés au quartier Mpila, "a été reportée pour effectuer des recherches, déterminer les lieux de danger", a déclaré à l'AFP le colonel Jean-Robert Obargui, porte-parole du ministère de la Défense congolais.

L'ONG britannique spécialisée MAG (Mines Advisory Group) travaille avec l'armée congolaise pour cette délicate opération.

"Nous sommes en train de faire un plan des dépôts de munitions qui ont explosé pour avoir une meilleure idée de l'ampleur du problème", explique Lionel Cattaneo, expert pour MAG à Brazzaville, sur le site internet de l'ONG.

La dépollution concerne aussi "les centaines de munitions et armes non explosées et instables qui ont été projetées à travers la ville par l'explosion", ajoute-t-on sur le site.



Risques de la présence d'engins non explosés



"Lorsque des (obus non explosés) sont dispersés autour des maisons et des rues, une population qui est complètement ignorante des risques constitue un réel problème", notamment en ce qui concerne les enfants, selon M. Cattaneo.

Le retard pris dans le déminage du dépôt empêche la Croix-Rouge d'accéder au site où des corps pourraient encore se trouver.

"Nous redoutons la présence d'engins non explosés. Nous espérons pouvoir très vite y accéder afin de récupérer d'éventuels blessés et des corps", a déclaré dans un communiqué Christian Sedar Ndinga, président de la Croix-Rouge congolaise.

Dans le secteur autour de la caserne, des centaines de sinistrés s'affairent toujours près de leur habitation en partie ou totalement détruite pour y récupérer des affaires.

Benigno Abel Elenga, un commerçant retraité, avait construit là des maisons en 1967 et vivait de ses locations.

"Je suis ruiné. On est réduit à néant. En 1997 (après la guerre civile), on avait promis des dédommagements qui n'étaient pas venus. Je n'y crois plus. Je vais retourner dans la Cuvette (nord du pays), au moins là, avec une pirogue et un hameçon, je pourrai manger du poisson", affirme-t-il à l'AFP, abattu.

Plus loin des bulldozers et des pelleteuses commencent à déblayer des gravats. Des pompiers sont là aussi.

Parfois des crépitements de munitions d'armes légères venant du dépôt se font entendre, mais les gens ne courent plus comme au lendemain du drame quand les petites détonations créaient la panique.

La zone est sécurisée par des militaires qui en filtrent l'accès, ne laissant passer que ceux qui y habitent.

Les secours internationaux, principalement des équipes médicales venues avec du matériel, ont commencé à travailler dans les hôpitaux de la ville, sous-équipés, manquant de médicaments, et qui avaient été débordés par l'afflux des blessés après le drame.

Première publication : 07/03/2012

  • CONGO-BRAZZAVILLE

    Au moins 146 morts après l'explosion d'un dépôt d'armes à Brazzaville

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)