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Moyen-orient

Kofi Annan redoute une plus grande militarisation du conflit syrien

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/03/2012

L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan, a déclaré jeudi au Caire redouter qu'une plus grande militarisation n'aggrave la situation syrienne. Il encourage le gouvernement et l'opposition à trouver une solution politique au conflit.

AFP - L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan a estimé jeudi qu'une plus grande militarisation du conflit allait aggraver la situation dans le pays et appelé l'opposition à coopérer avec les efforts internationaux pour parvenir à une solution à la crise.
              
Arrivé mercredi au Caire, M. Annan qui a dirigé les Nations unies entre 1997-2006, doit préparer sa première visite à Damas, prévue samedi. Celle-ci a été accueillie favorablement par le régime syrien.
              
"Je pense qu'une plus grande militarisation va aggraver la situation", a-t-il déclaré à des journalistes au Caire après des discussions avec le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi.
              
"Nous devons faire attention de ne pas recourir à un remède qui soit pire que le mal", a ajouté M. Annan, nommé le 23 février émissaire conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie.
              
L'ancien secrétaire général de l'ONU a mis en garde contre un "possible impact de la Syrie sur la région s'il y avait une quelconque erreur de calcul" soulignant que les efforts diplomatiques devaient se poursuivre.
              
Il a également appelé "l'opposition syrienne à venir travailler avec nous pour trouver une solution qui répondra aux aspirations du peuple syrien".

             
"Nous ferons tout ce qui est possible pour aboutir à la fin des hostilités et mettre fin aux massacres et aux violences", a ajouté M. Annan. "Mais la solution ultime réside dans un règlement politique", a-t-il encore ajouté.
              
Environ 8.500 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences depuis le début de la révolte en Syrie à la mi-mars 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
              
Kofi Annan a aussi eu un entretien avec le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Amr.
              
Une "explosion" de la situation en Syrie "n'aurait pas seulement des conséquences internes mais se propagerait à l'ensemble de la région", a indiqué le ministre égyptien selon son porte-parole.
              
M. Amr avait mis en garde mercredi contre une guerre civile en Syrie si des armes étaient fournies à l'opposition.
              
Armer l'opposition et sa branche militaire l'Armée syrienne libre (ASL), une force composée en majorité de déserteurs, "mènerait à une escalade dans le conflit militaire et déclencherait une guerre civile en Syrie", avait-il dit.
              
Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition, a indiqué la semaine dernière vouloir organiser des livraisons d'armes à destination des rebelles syriens.
              
Certains pays arabes, comme le Qatar ou l'Arabie saoudite, se sont déclarés favorables à l'armement de l'ASL qui appuie par les armes la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad dans un contexte de militarisation croissante du mouvement lancé il y a presque un an.
              
Pour sa première mission en Syrie, Kofi Annan sera accompagné par son adjoint, l'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Qidwa.

 

 

Première publication : 08/03/2012

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