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FRANCE

Deux soldats tués par balles à Montauban

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/03/2012

Un homme à scooter a ouvert le feu sur des militaires en uniforme qui retiraient de l'argent à un distributeur dans le centre-ville de Montauban. Deux soldats sont morts et un troisième a été grièvement blessé. Le tireur a pris la fuite.

REUTERS - Deux militaires en tenue ont été tués par balles jeudi dans le centre-ville de Montauban (Tarn-et-Garonne) et un troisième a été blessé par un homme circulant sur un scooter, a-t-on appris auprès de la préfecture et du ministère de la Défense.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense avait tout d'abord annoncé l'assassinat de trois soldats, âgés de 24 à 28 ans. Mais l'un des trois soldats est en réalité entre la vie et la mort, ont précisé par la suite le porte-parole du ministère, Gérard Gachet, et le cabinet du ministre.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les trois militaires auraient été la cible de coups de feu alors qu'ils retiraient de l'argent à un distributeur de billets par un homme
circulant en plein centre-ville, visière de casque baissée.

Aucune hypothèse n'a été avancée pour l'instant pour expliquer la fusillade.

Elle a eu lieu peu après 14h00 (13h00 GMT) devant un centre commercial, non loin de la caserne du 17e régiment du génie parachutiste (RGP) auquel appartenaient les victimes.

Un important dispositif a été déployé pour tenter de retrouver le tireur. Plusieurs commerces du centre commercial sont restés fermés jusqu'en début de soirée tandis que les enquêteurs procédaient aux constatations.

Les enquêteurs sur place ont retrouvé sur les lieux une quinzaine de douilles de pistolet 11-43, a indiqué un membre du cabinet du maire de Montauban qui s'est rendu sur place.

"Apparemment le tireur les attendait. Il y a eu deux séries de tirs, une de loin au cours de laquelle les deux premiers militaires sont tombés et une deuxième de près pour la personne blessée", a-t-il déclaré à Reuters.

Selon le récit publié dans un communiqué de la mairie, les soldats "ont été froidement abattus par un homme casqué qui les attendait a proximité d'un distributeur de banque se situant lui même a 50 m de leur caserne".

ACTE SAUVAGE ET CYNIQUE

"Ils ont été achevés a bout portant de plusieurs balles dans la tête, deux d'entre eux sont décédés, le troisième est entre la vie et la mort au bloc opératoire de l'hôpital de Montauban", ajoute-t-on.

Brigitte Barèges, députée-maire de Montauban, se dit "bouleversée et scandalisée par cet acte sauvage et cynique".

En visite dans la Marne, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a réagi à ce "drame".

"J'ai demandé au ministre de la Défense de se rendre immédiatement sur place faire le point avec les autorités de police et les autorités judiciaires pour savoir exactement ce
qui s'est passé", a-t-il déclaré à la presse.

"Les circonstances sont confuses et à la minute où je vous parle, on ne peut pas donner d'explication et on ne peut même pas qualifier. C'est un meurtre, c'est incontestable mais on ne peut pas dire les raisons, qu'est-ce qui s'est passé, y a-t-il eu préméditation", a-t-il déclaré à la presse.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a fait part de "sa plus vive émotion".

"Le ministre de la Défense fait confiance à la justice, sous l'autorité du procureur de la République, pour que toute la lumière soit faite au plus vite sur cet acte criminel", peut-on
lire dans un communiqué.

Dimanche à Toulouse, un militaire de 30 ans, qui n'était pas en service, a été tué d'une balle dans la tête dans un quartier résidentiel par un meurtrier qui a pris la fuite.

De source policière, on se refusait jeudi à établir tout lien entre cette affaire et la fusillade de Montauban.

 

Première publication : 15/03/2012

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