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Prothèses PIP: davantage d'Anglaises que prévu sont concernées

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/03/2012

Contrairement à ce qui avait été annoncé, les prothèses PIP posées avant 2001 peuvent également présenter un risque, ce qui porte à 47 000 le nombre de victimes portant les implants mammaires incriminés en Grande-Bretagne.

AFP - Quelque 7.000 femmes britanniques de plus qu'initialement estimé ont reçu des prothèses mammaires fabriquées par la société française PIP, au coeur d'un scandale planétaire, portant à 47.000 le total de Britanniques concernées, a annoncé jeudi le ministère de la Santé.

Le ministère britannique a réévalué le nombre de femmes concernées après de nouvelles informations des autorités françaises de santé.

Ces dernières, qui estimaient initialement que seules les prothèses PIP posées après 2001 pouvaient contenir du gel de silicone à usage industriel utilisé frauduleusement par PIP, ont indiqué "cette semaine" que les prothèses PIP fabriquées avant 2001 pouvaient aussi contenir le gel incriminé.

"Cela signifie que 7.000 femmes supplémentaires, dont la prothèse PIP a été posée avant 2001, pourraient être concernées" au Royaume-Uni, précise le communiqué du ministère britannique de la Santé.

"L'autorité française de régulation a confirmé cette semaine que davantage de femmes pourraient être concernées par l'activité criminelle du fabricant français PIP. Ces femmes sont victimes d'une société frauduleuse, et je sais que cette situation peut générer une grande anxiété", a indiqué le ministre de la Santé, Andrew Lansley.

Il a promis que les femmes concernées "recevraient toute l'aide dont elles ont besoin de la part du service public de santé", le National Health Service (NHS).

Toutefois, comme pour les autres 40.000 femmes concernées, le NHS ne remplacera gratuitement que les prothèses qui ont été posées par le service public, soit une petite minorité, l'immense majorité des femmes concernées étant passées par des cliniques privées de chirurgie esthétique.

Les cliniques privées proposent généralement un examen gratuit, mais ne financent - au mieux - le remplacement des prothèses incriminées qu'en cas de rupture de la poche, laissant de nombreuses femmes dans l'angoisse.

Contrairement à ses voisins français, allemand, néerlandais ou belge, le Royaume-Uni n'a pas recommandé le retrait général des implants mammaires PIP, tout en acceptant un remplacement gratuit pour celles qui ont été posées par le secteur public.
 

Première publication : 15/03/2012

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