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Moyen-orient

Annan juge décevantes les réponses de Damas à ses propositions de médiation

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/03/2012

Le régime syrien n'a pas apporté de réponse satisfaisante à ses propositions de médiation, selon l'émissaire de l'ONU en Syrie qui s'adressait vendredi au Conseil de sécurité. Il a cependant assuré qu'il poursuivait les négociations avec Damas.

AFP - L'émissaire international en Syrie Kofi Annan a qualifié vendredi de "décevantes jusqu'ici" les réponses syriennes à ses propositions de médiation et appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à l'unité pour faire pression sur Damas, selon des diplomates.

S'adressant au Conseil par vidéoconférence depuis Genève, il a indiqué qu'il "continuait de discuter malgré des réponses décevantes jusqu'ici" et que ses "propositions en six points" restaient sur la table.

Il a annoncé qu'il allait envoyer la semaine prochaine à Damas des experts pour évoquer une éventuelle mission internationale d'observation en Syrie, ont ajouté ces diplomates. Ils n'ont pas donné de détails sur cette mission.

Devant le Conseil, M. Annan s'est dit "sans illusions sur l'ampleur de la tâche qui l'attend" et a reconnu qu'il y avait "des possibilités de tergiversation" de la part du régime syrien. Mais il a souligné "qu'il avait un travail à faire et une responsabilité d'essayer, de se montrer créatif, flexible", ont ajouté les diplomates.

M. Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, a lancé un appel solennel aux 15 pays membres du Conseil à s'unir pour faire pression sur le président syrien Bachar al-Assad.

"Plus votre message sera fort et unifié, plus les chances seront grandes de voir la dynamique du conflit changer", a déclaré l'ancien secrétaire général de l'ONU, toujours selon des propos rapportés par des diplomates. "J'appelle le Conseil à s'unir pour soutenir mes efforts", a ajouté M. Annan.

Les 15 membres du Conseil ont jusqu'ici échoué à se mettre d'accord sur une résolution sur la Syrie, en raison notamment de l'opposition de Moscou et de Pékin, fidèles alliés de Damas.

M. Annan a rencontré le week-end dernier à Damas M. Assad lors d'une mission axée sur la nécessité "d'un arrêt immédiat des violences et des meurtres, d'un accès aux organisations humanitaires et d'un dialogue" politique.

La Syrie a assuré vendredi qu'elle coopérerait avec M. Annan, mais a réaffirmé sa détermination à combattre les "terroristes" -- c'est-à-dire l'opposition armée -- à qui elle attribue les violences dans le pays.

"Le gouvernement syrien est déterminé à protéger ses citoyens en désarmant les terroristes et continue à chercher une solution politique à la crise en coopérant avec l'émissaire spécial Kofi Annan", selon une lettre du ministère des Affaires étrangères adressée à l'ONU.

Le régime syrien, confronté depuis un an à une révolte populaire réclamant sa chute, refuse de reconnaître l'ampleur de la contestation qu'il assimile à du "terrorisme".

Depuis le début de cette révolte, le 15 mars 2011, plus de 9.000 personnes, en grande majorité des civils, ont péri dans les violences, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans une première réaction au compte-rendu de M. Annan, la mission française auprès de l'ONU a souligné la nécessité de "rester vigilants vis-à-vis des tactiques dilatoires" de Damas. "Nous saurons rapidement si le régime (syrien) souhaite dialoguer sérieusement ou exploiter l'apparence d'un dialogue pour continuer à tuer des civils", a ajouté la mission sur Twitter.

Première publication : 16/03/2012

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