Dernière modification : 18/03/2012 

- Manifestations - Maroc - Viol


Les Marocaines manifestent contre une loi discriminatoire

Une semaine après le suicide d'une adolescente contrainte d'épouser son violeur, des associations féministes ont organisé un sit-in devant le Parlement marocain, samedi, pour protester contre une loi discriminatoire envers les femmes.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP- Une semaine jour pour jour après le suicide d'une adolescente contrainte d'épouser son violeur, plusieurs associations féminines marocaines ont organisé samedi un sit-in devant le parlement pour réclamer la réforme d'une loi discriminatoire envers les femmes.

"Nous sommes des Amina", "Halte aux violences contre les femmes", "Abrogez la loi" scandaient les militantes et sympathisantes de ces associations des droits de la femme, rassemblées à l'appel de Woman-Shoufouch, un groupe et réseau social anti-harcèlement.

Les femmes, au nombre de deux cents au début du rassemblement, brandissaient des banderoles réclamant l'abrogation ou la refonte d'un article du code pénal qui punit le violeur d'emprisonnement si la victime est mineure, sauf en cas de mariage.

En cas de mariage, consenti par les parents de la fille violée, l'agresseur n'est plus poursuivi par la justice.

"Amina martyre", "La loi m'a tuer", "Mettons fin au mariage des mineures", pouvait-on lire sur les pancartes tenues par des militantes de plusieurs associations féminines, rassemblées sous la houlette de la Fédération de la ligue démocratique des droits des femmes.

"Amina et les autres, victimes de l'article 475 du code pénal", lisait-on sur une banderole d'Anaruz, mot berbère qui signifie espoir. Anaruz est un mouvement d'écoute des victimes d'agressions sexuelles qui travaille en coordination avec l'Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM).

"En 2008, le gouvernement avait déposé un projet, qui est resté lettre morte, pour réclamer la refonte du code pénal en vue de mettre fin à la discrimination et à la violence", a indiqué à l'AFP Houda Bouzil, présidente du bureau de Rabat de l'ADFM.

Le suicide le 10 mars d'Amina Al Filali, 16 ans, contrainte d'épouser l'homme qui l'avait violée, a fait l'effet d'un électrochoc au Maroc où se sont multipliés les appels à la réforme d'une loi qui bénéficie le plus souvent davantage au violeur qu'à sa victime.

"Je ne voulais pas aller avec eux chez le juge pour les marier. Mais ma femme m'y a obligé. Elle m'a dit qu'il fallait le faire pour que les gens arrêtent de se moquer de nous, pour faire taire la honte", a déclaré il y a quelques jours à l'AFP le père de la victime, Lahcen Al Filali, présent à un premier sit-in dans la localité de Larach, près de Tanger (nord) d'où la famille est originaire.

"Est-ce qu'on peut imaginer qu'un homme qui force une fille à le suivre avec un couteau et qui la viole peut ensuite vouloir l'épouser?", a-t-il demandé.

Cette affaire est révélatrice des contradictions d'une société à la fois traditionnaliste et aspirant à la modernité, comme en atteste la nouvelle Constitution adoptée en juillet, qui prévoit l'égalité des sexes et banit "toute discrimination".

Ce drame continue de susciter diverses réactions dans le pays, y compris au sein du gouvernement qui a promis un réexamen de la loi.

"C'est la loi, une règle sociale absurde, grotesque, que celle qui veut remédier à un mal, le viol, par un autre encore plus répugnant, les épousailles avec le violeur (...) Qui punissons-nous au final, la victime ou son bourreau?", écrit le journal Al Sabah (Le matin, indépendant) dans un long éditorial.

Un article du code de la famille prévoit que la décision du juge autorisant le mariage d'un mineur --comme cela a été le cas dans cette affaire --n'est susceptible d'aucun recours.

L'époux de l'adolescente a été entendu par la police, après le suicide de sa femme qui a absorbé de la mort aux rats, et laissé en liberté.

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(7) Réactions

la fille

c'est vraiment stupid cet peuple comment oblige la petite fille mineur a se marier avec son au violeur pour échapper la prison (c'est con je n'arrive pas a le crois)

Enfin les sujets de fond...dans un cadre democratique

l'affaire est tristement interessante . Chaque media traite le sujet de l'angle qui l'arrange.les organisations de defense de la femme profitent de l'ocasion pour mettre à plat certain articles de loi concerant les mineurs le viol , les compromis entre victime et agresseur devant le juge ..

viol amina au maroc

Je suis citoyenne franco tunisienne,je connais tres bien la legislation tunisienne concernant les droits de la femme car la charia ne s'applique pas en tunisie depuis l'indépendane , je suis stupéfaite de la declaration des presentateurs de france 24 aux informations comme quoi la loi marocaine sur le viol est appliquée au maroc en tunisie et en algerie , de grace avez vous lu le texte de loi de la legislation tunisienne dans ce domaine , la peine pour le violeur peut aller jusqu'a 20 ans de prison tout dépend de l'age de la victime, de la violence des actes ,l'age legal du mariage en tunisie est de 20 ans cad la majorité et non 16 ans comme au maroc , je ne connais pas la legislation en algérie. s'il vous plait , les femmes tunisiennes militent actuellement pour preserver leurs acquis (heritage de bourguiba)et plutot exporter le modele tunisien aux autres femmes du monde qui souffrent de descriminations de tout genre. verifiez vos sources avant de faire profiter les islamistes et les fanatiques de tout bord d'informations totalement fausses ci joint le lien des textes concernant le viol en tunisiehttp://www.jurisitetunisie.com/tunisie/codes/cp/cp1200.htm.cordialement
zina

loi discriminatoire

Salut a toi O Benkirane !!!!!!

Eviter d'user du mot discrimination à excès sur tout pour les mi

Dés que l'atteinte n'affecte pas quelqu'un de blanc ou masculin c'est forcement une discrimination.
Une discrimination n'est rien d'autre que l'acte de distinguer en fonction d'un critère, ce qui est normal et humain, la loi l'interdit dans certains cas (embauche, accès aux droits, etc...) et sur certains seulement critères (race, origine, sexe, homosexualité ou hétérosexualité, etc..), or dans le cas présent, il ne s'agit en rien de discrimination mais d'une sanction pénale totalement inadaptée.
Le mot "discrimination" serait-il entrain de prendre la place du mot "racisme" en tant que cache misère idéologique et diffamatoire.

Au sujet de la loi elle doit évidement être modifiée car ne respectant pas la victime, mais elle ne doit pas servir à d'autre revendication excessive dont on voit les erreurs aujourd'hui sur la famille et l'Homme dans nos pays "moderne" (si cela veut dire fou).

Il aussi est étrange de s'attarder seulement sur les injustices touchant les femmes et pas celle qui touchent les hommes dans les société dites "modernes", terme est lié la technologie mais ne pouvant servir à juger la mentalité et les mœurs car purement subjectif dans ce cas, celles d'une société qui a tout de féministe en restreignant la nature des hommes et les respect envers celle-ci, pour favorisé une prétendue liberté des femme, rendant les hommes totalement dépendant de la volonté de femmes immatures pour avoir des enfants sans mot-dire, voir leur sentiments, leur couples, écraser du jour au lendemain par des êtres versatiles avec trop de privilèges sous prétexte de liberté. Et celles des hommes d'avoir la liberté d'avoir des enfants sans que l'autre n'est à jugé, celle de s'adresser

Une société est, soit machiste, soit féministe, et la nature humaine fait que les deux sont différents et inégaux suivant les domaines, et notamment dépendance masculine plus forte via-à-vis des femmes, qui les obligent pour que leur nature soit respecté à dominé sinon à être dominé.

y a encore beaucoup de chemin

y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour ses femmes. Elles sont victimes d'un régime d'homme que dire de plus,va falloir des décennies je pense avant qu'elles se libèrent

malheureux

Tout d'abord une pensée pour la victime DE CE SYSTÈME DIGNE DU MOYEN AGE et dire qu'on nous vend le Maroc comme un pays "avancé"!!! avec ce qui se passe dans le monde arabe et particulièrement au Maroc même les cadavres dans le placard du palais royal font se mettent a parler et tant mieux .Trop d'injustice règne dans ce pays et c'est le moment de faire sautez les derniers tabous.

 
 
 
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