Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Afrique

La majorité des candidats réclame l'annulation de la présidentielle

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/03/2012

Sur les neuf candidats en lice pour la présidentielle guinéenne, cinq d'entre eux demandent l'annulation de l'élection en raison d'un processus démocratique qu'ils estiment corrompu par de multiples "irrégularités".

AFP - Cinq des neuf candidats au premier tour de la présidentielle en Guinée-Bissau ont demandé mardi "l'annulation" d'un scrutin qu'ils jugent entaché "d'irrégularités", a annoncé l'un d'eux.

"Nous réclamons l'annulation de l'élection car il y a des irrégularités dans le processus", du vote de dimanche, a déclaré à la presse l'un des candidats, l'ex-président Kumba Yala, un des principaux opposants de Guinée-Bissau.

"Celui qui va publier les résultats sera responsable de ce qui va arriver dans le pays", a ajouté M. Yala, sans plus de précisions.

Cette déclaration en son nom et celui de quatre autres candidats - Manuel Serifo Nhamadjo, Henrique Rosa, Serifo Baldé et Afonso Téest - est intervenue juste après la publication d'un communiqué commun de leurs représentants dénonçant des fraudes lors du scrutin.

Ils y parlent notamment de votes sur la base de "listes électorales occultes" et de fausses cartes d'électeurs, de doubles votes, de lieux de vote fictifs, de déplacements illégaux d'électeurs et de matériel électoral.

Ils y affirment que, dans certains cas, ces fraudes ont été commises avec "la complicité" des autorités administratives.

Selon de premières tendances officieuses, MM. Yala, Mhamadjo et Rosa, sont arrivés derrière l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir). Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant plusieurs jours..

"Pour nous, l'élection n'est pas transparente, elle n'est pas juste ni crédible", a déclaré Augusto Gomes, représentant de M. Rosa. "Les conclusions auxquelles nous sommes arrivés, c'est que des fraudes ont été préparées et se sont matérialisées" dimanche, a-t-il dit.

"Face à tous ces événements anormaux perpétrés par le gouvernement et la Commission nationale des élections (CNE)" et "contraires à l'esprit d'une élection impartiale", le communiqué précise que les candidats entendent dénoncer ces fraudes devant la CNE et la communauté internationale.

Le scrutin avait en revanche été jugé "libre, équitable et transparent" par les observateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union africaine (UA) et de la Communauté des pays de langue portugaise (CLPL).

Ceux de l'UA avaient toutefois souligné que l'élection avait été organisée "sur la base du fichier électoral de 2008, ce qui n'a pas permis un toilettage nécessaire" des listes "et la prise en compte d'une frange de la population, notamment les jeunes ayant atteint l'âge de voter".

La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise de 1,6 million d'habitants, est un pays instable depuis son indépendance, en 1974, secoué par des coups de force et des violences où les militaires sont des acteurs de premier plan.

Cette instabilité politique chronique est renforcée par les trafiquants de drogue qui l'utilisent comme point de passage entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

 

Première publication : 20/03/2012

  • GUINÉE-BISSAU

    Les Bissau-Guinéens ont voté dans le calme pour élire leur président

    En savoir plus

  • GUINÉE-BISSAU

    L'opposition rejette Raimundo Pereira comme président intérimaire

    En savoir plus

  • GUINÉE-BISSAU

    L'armée traque les auteurs du coup d'État militaire avorté

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)