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Economie

Les Britanniques les plus fortunés paieront moins d'impôts

Texte par Dépêche

Dernière modification : 21/03/2012

Le taux d'imposition des quelque 300 000 Britanniques les plus riches sera ramené de 50 % à 45 % en 2013, a annoncé George Osborne, ministre des Finances. Une mesure controversée dévoilée en même temps qu'un nouveau plan de rigueur.

AFP - Le ministre britannique des Finances George Osborne a annoncé mercredi une baisse très controversée du taux marginal d'imposition des hauts revenus, qui passera en 2013 de 50% à 45%, en présentant au Parlement un nouveau budget de rigueur.

Ce taux est "le plus élevé" des pays développés, il "fait du tort à l'économie britannique et handicape sa compétitivité", tout en "rapportant presque rien" au budget de l'Etat, a affirmé M. Osborne.

Sa suppression sera plus que compensée par une série de mesures contre l'évasion fiscale et une hausse des droits de transmission sur les logements luxueux, a-t-il promis, en balayant les critiques selon lesquelles les plus riches étaient épargnés par la rigueur.

Elle s'accompagne également d'un relèvement immédiat du seuil de l'impôt sur le revenu de 8.100 à 9.205 livres (environ 11.000 euros), qui profitera aux bas salaires.

Le taux maximal d'imposition sur le revenu avait été augmenté de 40% à 50% par les travaillistes juste avant leur défaite aux élections de 2010. Il concerne les revenus annuels supérieurs à 150.000 livres (180.000 euros), soit quelque 300.000 personnes.

Dévoilée à l'avance par la presse, la baisse de ce taux a été vivement critiquée par les travaillistes et les syndicats comme une mesure "pro-riches" au moment où le reste de la population doit se serrer la ceinture.

Le leader du Labour Ed Miliband a aussitôt dénoncé une décision "honteuse" et un budget "injuste", "conçu pour aider les millionnaires" au détriment de mesures encourageant la croissance.

M. Osborne avait entamé son discours devant les députés en reitérant "l'engagement inébranlable" de son gouvernement à lutter en priorité contre le déficit public qui devrait encore atteindre 7,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2013. "Il n'y a pas d'autre voie" possible, a-t-il redit.

Le gouvernement a engagé dès son arrivée au pouvoir un plan de rigueur draconien, sans équivalent parmi les grands pays européens, qui prévoit 81 milliards de livres (90 milliards d'euros) de coupes budgétaires entre 2011 et 2015. Il prévoit la suppression de quelque 700.000 emplois publics.

Les coupes se poursuivront comme prévu, a insisté M. Osborne, avec pour objectif un retour à l'équilibre budgétaire à l'horizon 2016/2017.

Le ministre a aussi pris acte de nouvelles prévisions officielles de croissance. A +0,8% pour 2012, elles sont légèrement en hausse par rapport à celles datant de novembre dernier et écartent le risque d'un retour en récession, mais elles laissent peu de marge de manoeuvre au gouvernement.

Première publication : 21/03/2012

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