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FRANCE

Mohamed Merah, "fier d'avoir mis la France à genoux"

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 22/03/2012

Après avoir tué sept personnes dans la région de Toulouse, le principal suspect a été identifié par les 200 enquêteurs mobilisés sur cette affaire. Il s’agit de Mohamed Merah, un Français qui se réclame de la mouvance d’Al-Qaïda.

Depuis plusieurs jours, il est l’homme le plus recherché de France. Entre les 11 et 19 mars, il a tué, dans la région de Toulouse, sept personnes, dont trois enfants de moins de 10 ans, un père de famille et trois militaires. Depuis 3h20 mercredi matin, une opération du Raid – Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion, une unité d’élite de la police nationale - est en cours à son domicile dans l'est de Toulouse pour tenter de l’arrêter.

Lors des négociations avec les agents du Raid, Mohamed Merah a revendiqué les trois attaques de Toulouse et Montauban, a rapporté le procureur de Paris, François Molins, en déplacement à Toulouse lors d'une conférence de presse. Le tueur présumé a également évoqué plusieurs raisons pour justifier son geste : le sort des Palestiniens, les déploiements militaires français à l’étranger, et notamment en Afghanistan, tout comme l’interdiction du port du voile intégral en public sur le territoire français. "Il a également déclaré n’avoir aucun regret, a précisé le procureur. Et se dit fier d’avoir mis la France à genoux".

Mohamed Merah a indiqué avoir prévu de repasser à l’acte contre un militaire. "Il avait également d’autres projets criminels, notamment celui de tuer deux fonctionnaires de police qu’il avait clairement identifiés", a expliqué François Molins.

Mercredi matin, quand le nom de Mohamed Merah a été diffusé par les médias en tant que suspect numéro un, les habitants du quartier des Izards, dans le nord de la ville, ont été plus que surpris. Et pour cause, l’homme né à Toulouse en 1988, a passé une bonne partie de son enfance avec ses parents, ses deux frères et deux sœurs dans une petite maison du coin. Une ancienne voisine parle de lui comme d’"un enfant sans histoire". "C’était un ami de mon fils, il venait dîner à la maison, ils jouaient au foot ensemble", raconte la femme âgée d’une cinquantaine d’années qui le décrit comme un "petit très doux, gentil et réservé". De son côté, un autre voisin parle d’un garçon "très poli".

Parcours solitaire

Aujourd’hui, Mohamed Merah est qualifié d’extrêmement violent par le procureur de Paris. "Depuis ce matin, le Raid a tenté à plusieurs reprises d’enfoncer la porte de son domicile, il a opposé une forte résistance puisqu’il a répondu en tirant à chaque fois dans leur en direction", note le procureur. Il est également connu des services de police pour avoir été emprisonné durant une année à la prison toulousaine de Saint-Sulpice (entre fin 2007 et début 2009). "Il a connu une période délinquante de droit commun, avec 15 interpellations", précise François Molins.

Lors des pourparlers avec le Raid, le suspect a eu l’occasion de revendiquer son appartenance à Al-Qaïda, et d’affirmer avoir été formé au Waziristan, au Pakistan. "Il dit ne pas avoir l’âme d’un martyr", a précisé le procureur. Le suspect a effectué deux séjours en Afghanistan. Lors du premier, il est interpellé lors d'un contrôle routier par la police afghane qui le remet à l’armée américaine avant de le renvoyer en France. Le second, en 2011, dure deux mois car une hépatite A le contraint à nouveau au retour.

Mohamed Merah a affirmé avoir toujours agi seul. Le procureur confirme "un parcours solitaire", le genre "d'homme qui reste enfermé plusieurs jours chez lui, à regarder des scènes violentes devant un écran". Sa mère, Mme Aziri, a néanmoins été interpellée tôt dans la matinée dans le cadre de l’enquête, ainsi que son frère Abdel Khader et une amie à lui. "La mère semble n'avoir guère d’influence sur ses enfants", commente le procureur.

Plusieurs zones d’ombre restent toutefois à lever concernant son mode de vie. "Son revenu est proche du RSA mais il semble avoir les moyens de louer un véhicule au mois et disposerait de plusieurs points de chute pour vivre", a fait savoir François Molins.

Première publication : 21/03/2012

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