Dernière modification : 22/03/2012 

- France - Islamisme - Tueries de Toulouse et Montauban


Fusillade à Toulouse : le récit de l'enquête

Fusillade à Toulouse : le récit de l'enquête

Près de 200 enquêteurs ont été mobilisés pour remonter jusqu'à la piste de Mohammed Merah,soupçonné d'avoir tué sept personnes en neuf jours dans la région de Toulouse. Retour sur la traque de l'ennemi numéro un.

Par Ségolène ALLEMANDOU , envoyée spéciale à Toulouse (texte)
 

Mohamed Merah est mort jeudi 22 mars vers 11h30 après dix jours de traque sans relâche. Il aura néanmoins fallu neuf jours pour identifier "le tueur au scooter" qui a assassiné sept personnes depuis le 11 mars dans la région toulousaine. Lors d'une conférence de presse le mercredi 21 mars, le procureur de Paris, François Molins, parle "d'un travail colossal de vérification" afin de remonter la piste de Mohamed Merah, l'auteur présumé de ces trois attaques. Les 200 enquêteurs qui ont travaillé sur l'affaire ont épluché pas moins de 7 millions de données téléphoniques, 700 connexions Internet, 350 scellés, 200 auditions et 1000 procès-verbaux pour l'identifier.

L'enquête débute le 11 mars à Toulouse après le meurtre du parachutiste Imad Ibn Ziaten, 30 ans, qui est abattu d'une balle en pleine tête vers 16 heures. Le meurtrier s'enfuit sur son deux-roues sous les yeux de témoins. "Une piste révèle que le militaire a déposé une annonce pour vendre sa moto sur le site Internet de petites annonces d'occasion LeBonCoin", explique le procureur de la République de Paris.

Cet élément va être déterminant dans la suite de l'affaire, qui, à ce stade, est prise en charge par le procureur de Toulouse, Michel Valet. "576 adresses IP se sont connectées à cette annonce, dont celle de l'ordinateur de Madame Aziri, mère de cinq enfants, dont Mohamed Merah, 23 ans, et son frère Abdelkader, 27 ans." Les deux hommes s'avèrent être connus des services de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). "Abdelkader avait été inquiété en 2007 pour sa participation dans une filière djihadiste", ajoute François Molins. Mohamed Merah est, pour sa part, fiché pour avoir effectué deux voyages en Afghanistan et au Pakistan.

Témoignage-clé d'un concessionnaire

Le 15 mars, deux parachutistes en uniforme sont tués à 14h10 en pleine rue à Montauban, près de leur caserne du 17e Régiment du génie parachutiste, par un homme en noir, casqué et conduisant un scooter sombre de très grosse cylindrée. Quatre jours plus tard, vers 8 heures, un homme casqué opérant à scooter, muni d'une caméra pour filmer ses actes, tue un enseignant de 30 ans, ses deux fils ainsi qu'une fillette du collège juif Ozar Hatorah dans un quartier résidentiel de Toulouse. Il utilise un pistolet-mitrailleur, qui s'enraye, puis une arme de calibre 11,43.

Ces deux attaques suivantes n'auraient pas pu être évitées, souligne le procureur, car la piste Merah n’est devenue sérieuse qu’à partir du lundi 19 mars. La section anti-terroriste de Paris est alors saisie de l'affaire et ouvre trois enquêtes pour "assassinats" et "tentatives d'assassinat". Les enquêteurs affirment dans la soirée de lundi que la même arme a été utilisée pour les trois attaques, ainsi que le scooter de type T-MAX de marque Yamaha.

L'enquête s'accélère à parti du mardi 20 mars, avec le témoignage d'un concessionnaire de la région qui est surpris de recevoir la visite d'un homme demandant comment désactiver le tracker placé sur un scooter du modèle spécifiquement recherché.Il s'agit d'Abdelkader Merah. "C'est un vrai tournant car le concessionnaire nous a permis de les identifier. Mohamed Merah se rendait chez lui depuis plusieurs années". Le jeune frère de 23 ans est finalement localisé mardi après-midi du côté de la Côte Pavée, dans l'est de Toulouse. Son frère, lui, se trouve dans le quartier de Hautes Rives.

Zones d'ombre

L'opération du Raid est décidée le mardi soir. Dès 23h30, la mère de Mohamed est interpellée à son domicile dans le quartier du Mirail. Son frère ainsi qu'une amie sont également placés en garde à vue. "Les arrestations ont eu lieu sans aucune résistance", précise le procureur. Puis dans la nuit, à 3h20, des hommes du Raid tentent de déloger Mohamed Merah de son appartement de la rue du Sergent-Vigné. Commence alors un siège qui durera plus de 30 heures au terme desquelles le tueur présumé sera abattu lors de l'assaut final.

De nombreux élements de l'enquête restent pourtant à éclaircir, comme la caméra que Mohamed Merah avait sanglée autour de lui lors du drame du collège Ozar-Hatorah puis confiée à l’une de ses connaissances. Aujourd'hui entre les mains des enquêteurs, le procureur précise que "l'usage exact des ces images restent à déterminer", ainsi que la provenance des nombreuses armes que possèdait Mohamed Merah.

 

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(7) Réactions

assaut ou tuerie ?

Le président et le gouvernement défendent à tout prix les policiers qui sont intervenus, voulant sans doute supposer que l'opinion publique, la presse ou l'opposition s'attaquent à une partie sacrée de la République... L'art de la communication et même de la manipulation du président est remarquable. Il joue l'outragé, le défensur de la république, le protecteur de la population... Mais tous ceux et celles qui manifestent des doutes veulent réfléchir et comprendre, et ne veulent pas donner de solution ou de jugement définitifs à un problème qui nous dépasse tous... Si nous pouvons penser sincèrement, comme nos dirigeants (diplomatiquement en plus), que notre police est remarquable, nous pouvons aussi nous demander si les ordres donnés à cette police étaient judicieux... Nous ne le saurons sans doute jamais. Mais on peut se demander pourquoi il a fallu à une force puissante et organisée plus de 30 heures pour tuer un homme seul dans un appartement d'un immeuble vide. Cet homme est devenu fou et désespéré et enragé, c'est un fanatique éperdu. Et pourquoi on a risqué ainsi la vie de nos policiers par l'intrusion finale ? N'y avait-il pas d'autres moyens, d'autres solutions plus intelligentes, plus efficaces... Je ne suis pas policier mais me pose des questions légitimes comme tout citoyen actif. Que pensent les spécialistes de pays bien préparés à lutte contre le térrorisme de notre solution française pour ce dénouement mortel prévisible ? Et dans cette histoire de donneur d'ordre et de commandement, je pense aussi à ces 2 jeunes français tués l'an passé au Niger. L'un devait se marier... Ces 2 jeunes pris en otage par des terroristes étaient emmenés dans le désert... Notre armée a eu ordre d'intercepter le véhicule... Bien sûr nos 2 concitoyens sont morts avec leurs ravisseurs. C'était prévisible ! Une bien curieuse façon de les protéger ! On n'en reparle plus ! Les ordres étaient-ils judicieux, appropriés ? Il semble que la raison d'état a de mystérieuses raisons d'agir. Mais se poser des questions, ce n'est pas manquer de respect, c'est chercher la vérité et préserver la loyauté d'une république.

commentaires de journalistes

Lors de la dernière journée de siège à Toulouse, il avait été annoncé que probablement le terroriste avait déjà été arreté. A ce moment Nicolas Sarkozy était présent aux obsèques de parachutistes, victimes du terroriste. Les journalistes commentant cette nouvelle, qui s' est ensuite avérée fausse, ont immédiatement posé la question de savoir pourquoi la nouvelle n' était pas confirmée, et sont arrivés à la conclusion que N. Sarkozy se réservait pesronnelement l' annonce, à la fin des funérailles. Donc qu' il essayait de profiter de la situation. Le tout, accompagné des intonations négatives et critiques habituelles sur les chaines publiques Françaises. Cet incident illustre parfaitement le travail systématiques fait par celles ci lors des derniers mois. Vos journalistes et commentateurs n' ont il pas honte de tomber aussi bas ? Et ne croyez pas que je suis un partisan de Sarkozy. Je ne suis meme pas Francais, et n' ai rien à faire de vos élections. Je suis simplement choqué par votre manque d' objectivite systématique.

commentaires de journalistes

Lors de la dernière journée de siège à Toulouse, il avait été annoncé que probablement le terroriste avait déjà été arreté. A ce moment Nicolas Sarkozy était présent aux obsèques de parachutistes, victimes du terroriste. Les journalistes commentant cette nouvelle, qui s' est ensuite avérée fausse, ont immédiatement posé la question de savoir pourquoi la nouvelle n' était pas confirmée, et sont arrivés à la conclusion que N. Sarkozy se réservait pesronnelement l' annonce, à la fin des funérailles. Donc qu' il essayait de profiter de la situation. Le tout, accompagné des intonations négatives et critiques habituelles sur les chaines publiques Françaises. Cet incident illustre parfaitement le travail systématiques fait par celles ci lors des derniers mois. Vos journalistes et commentateurs n' ont il pas honte de tomber aussi bas ? Et ne croyez pas que je suis un partisan de Sarkozy. Je ne suis meme pas Francais, et n' ai rien à faire de vos élections. Je suis simplement choqué par votre manque d' objectivite systématique.

hier,j,ai écri

il était temps de tuer cet islamique !tant mieux qu,il soit mort !car le reste de la famille est encore là!et ce n,est pas un saint que l,on a supprimé !c,est un tueur de sang froid !les vrais ne tuent pas des enfants !quand je pense que certaines personnes critiquent les hommes qui lui ont tiré dans la téte !mais lui il a fait pire !une petite fille et un petit garçon il les a tué aussi en pleine téte paix a son ame !il est mort !c,est juste !et n,oubliez pas ,la famille est là !le frère etait armé !mais ceux qui l,ont aidé ne sont pas pris !et j,espère que l,on trouvera les autres qui sont armés avant qu,il n,y ai de nouveaux massacres vive le raid bravo,a vous tous car je sais que vous le vouliez vivant ! il n,a pas voulu tant pis !j,ignore les personnes qui critiquent la police mais il ne faut pas oublier qu,eux se font tuer et les tueurs ont tous les droits !justice est faite !par contre cela ne fera pas revenir les militaires et les enfants et hommes tués à bout portant par ce criminel

circulez y a rien a voir et merci a fr 24 de m,avoir evincé

et oui ,pourquoi n,ais je pas le droit de m,exprimer combien pariez vous qu,il y a des ramifications ?l;affaire n,est pas finie! essayez de voir avec son frère!et sa famille! il ne sait pas fait engager en Afga pour rien !tout était méthodiquement calculé !moi ,celà me rend malade !j,ai un fils militaire et il n,a jamais tué de plein froid !avec l,islam méfiez vous la famlle est derriére !le pire c,est que les mous de FRance' au gouvernement s,en fichent!eux ne subiront jamais rien !mais que l,on touche a un seul cheveu de mon fils ,j,arriverai !et je n,aurai pas besoin de toute la police pour excecuter celui qui lui a prit sa vie !je suis intègre et n,en ai rien a faire si l,on tue mon fils car je n,aurai jamais rien a perdre puisque je n,ai rien !on aurait pu prendre cet individu jeune avec de la diplomatie !mais il y avait gueand!réfléchissez bien pourquoi on l,a tué !il savait trop de choses a bon entendeur ! essayez de tuer un sanglier bléssé vous saurez ce qu,il vous en coute ! je veux malgré tout rendre hommage aux hommes qui ont risqué leur vie pour arréter ce tueur mais c,était prévu par l,état !le faire taire ,j,espére que vous montrerez ma réponse pour valoir ce que de droit

la fusillade à Toulouse

Je pense que l’État français devrait mettre plus l'accent sur la sécurité intérieur. Parce que avec des personnes comme Mohamed Merah dans les rues, je plains les français qui sont pas encore au bout de leurs peines. Une pensé à l'endroit des familles meurtries. Je leurs présente mes sincères condoléances et leurs demande d'être courageuses.

Merah

Il n'y a décidément que les Français pour croire que le RAID est une unité d'élite. Bande d'amateurs !!

 
 
 
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