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La rébellion touareg menace-t-elle la stabilité politique fragile de Bamako ?
Les affrontements entre l'armée malienne et les combattants touaregs du MNLA, ex-mercenaires fraîchement revenus de Libye et lourdement armés, n’augurent rien de bon dans un pays déjà rongé par l’activisme des islamistes d’Aqmi.
Dans l’immensité du désert saharien, l’insurrection touareg, en sommeil depuis 2009, a-t-elle à nouveau sonné ? Mercredi 18 janvier, les rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont lancé une offensive dans le nord du pays à Aguelhok et Tessalit, deux villes proches de la frontière algérienne. La veille, ils avaient déjà tenté de prendre Menaka, près de la frontière du Niger, avant d’être repoussés par les forces maliennes. Revendiquées par la rébellion, ces attaques ont fait 47 morts, selon le gouvernement malien, dont deux victimes au sein de l’armée malienne.
Si les affrontements entre communautés touaregs et pouvoir malien n’ont rien d’inédit – le bras de fer entre Bamako et les "hommes bleus" remonte à l’indépendance du pays en 1960 -, reste à savoir quelles sont les motivations de ces nouvelles attaques qui interviennent en pleine campagne pré-électorale à quatre mois de la présidentielle. Pour l’armée malienne, pas de doute : la réouverture du dossier touareg est intrinsèquement liée au conflit politique libyen et au retour d’ex-mercenaires touaregs qui avaient été enrôlés au sein de la Légion islamique de Mouammar Kadhafi.
Une nouvelle génération de combattants
"Lorsque Kadhafi est tombé [le 20 octobre à Syrte], tous ces rebelles se sont retrouvés sans employeur", explique Pierre Boilley, professeur d’histoire d’Afrique contemporaine à l’université Paris I et directeur du Centre d’études des mondes africains (CEMAF). L’intérêt que portait le Guide libyen aux différentes rébellions du continent africain est un secret de polichinelle. Nombre d’insurgés touaregs avaient rejoint la Libye dans les années 1970, fuyant les périodes de grande sécheresse qui sévissait à cette époque dans la région saharienne. "La Libye représentait alors non seulement un eldorado économique, mais aussi un refuge idéologique, le colonel Kadhafi aimant à se présenter comme le protecteur naturel des Touaregs", ajoute le spécialiste.
Bien évidemment, l’annonce du retour de ces ex-rebelles n’a pas été accueillie avec enthousiasme par les autorités maliennes. "Ils sont rentrés au Mali, lourdement armés, entraînés au combat, davantage coordonnés dans leurs assauts, et scolarisés" renchérit de son côté Philippe Hugon, spécialiste de l’Afrique à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). "Plus dangereux, ils sont pris très au sérieux par le pouvoir en place", ajoute-t-il. Surtout après l’échec des discussions lancées en novembre dernier par Bamako. Une délégation de diplomates maliens était alors partie à la rencontre des Touaregs pour tenter d’instaurer un dialogue. Chou blanc. Depuis, les relations entre les autorités et les combattants se sont considérablement dégradées au regard de l’important déploiement militaire mis en place ces dernières semaines dans le nord du pays.
MNLA héritier de décennies de revendications politiques
"En réalité, je pense que le MNLA inquiète Bamako, non seulement à cause de son
savoir-faire en matière de combats, mais aussi parce qu’il est une entité inconnue. On ne connaît ni leur structure ni leur chef", explique Pierre Boilley. "Tout ce que l’on sait c’est que le MNLA est une formation politico-militaire née fin 2011 de la fusion de plusieurs factions de combattants touaregs dont le Mouvement touareg du Nord-Mali (MNTM) et le Mouvement national de l’Azawad (MNA)", continue-t-il. Cette rébellion est donc l’héritière de décennies de revendications politiques qui se sont tour à tour heurtées à la colonisation française, au pouvoir malien et aux multiples déceptions inhérentes aux plans de paix mis sur pied ces dernières années", ajoute-t-il.
Un portrait lapidaire mais dont les caractéristiques principales sont confirmées par Pierre Boilley. "Même si une partie des Touaregs a bénéficié dans les années 1990 d’une politique d’intégration, certaines branches ont toujours jugé, en effet, que Bamako n’avait pas respecté ses engagements [lors des accords d’Alger signés en 2006] et laissé à l’abandon la région du Nord rongée par la paupérisation et les mauvaises récoltes", complète le directeur du CEMAD.
Le MNLA aspire à l’indépendance
Autre particularité du MNLA : ses velléités d’indépendance. Les "hommes bleus" souhaitent, en effet, s’affranchir du pouvoir en place dans l’espoir de créer un vaste État autonome dans la région de l’Azawad – berceau des Touaregs au nord du Mali. "Depuis les années 1960, les combattants nomades s’étaient toujours battus pour une plus grande reconnaissance de leur culture, de leur langue, moins de discrimination et plus d’intégration au sein du pouvoir central, mais pas pour l’autodétermination", ajoute Pierre Boilley.
Soucieux de préserver son intégrité territoriale, le Mali exclut de donner suite à cette nouvelle revendication qui vient s’ajouter à une longue liste de griefs. "Bamako ne cédera pas. Non seulement le président Amadou Toumani Touré a le soutien de la population, hostile à ces combattants armés, mais il a également le soutien militaire des pays alentours. Il pourra toujours faire appel à une coopération régionale ou même à l’Union africaine (UA) pour contrecarrer toute réactivation majeure de ce mouvement", souligne Philippe Hugon.
Touaregs et Aqmi, le duo explosif
Pas question donc de lâcher du lest et d’abandonner au MNLA une région saharienne déjà très instable. "Certaines factions de combattants nomades se sont branchées à des réseaux criminels et mafieux. Dans l’Azawad, les trafics d’armes et de drogues pullulent". Sans compter que le nord du Mali est aussi le théâtre d'opérations d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui, à partir de ses bases dans cette région, "rayonne" dans plusieurs autres pays de la zone sahélo-saharienne où l'organisation commet des attentats, se livre à divers trafics et enlève des ressortissants occidentaux.
"Le Mali s’inquiète de la nouvelle dimension que pourrait prendre ce conflit. Imaginez que les combattants touaregs et les islamistes d’Aqmi se rapprochent pour combattre conjointement le pouvoir en place. Bamako se retrouverait face à une véritable poudrière", conclut Philippe Hugon.



























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(3) Réactions
Salut *
comment allez vous bien je me nomme konaté brahima àge de 19ans je vie en famille je suis en côte d'ivoire je ne suis pas du toute content de ce qu'il ce passe aux mali je voudrais même attendre parlé des toureg l'ex président amadou toumani toure ce moque du mali alors je voudrais que la france aide le mali j'aime mon pays et jamais je voulais plus que cela ce passe sur le mali publier cela partout je demande france je voudrais vous voir lire ce message a la télévision ce soir
meme le coup d'etat vous ne
meme le coup d'etat vous ne l'avaiez pas souhaiter a plus fort l'AZAWAD,quand l'AZAWAD serra libre sachez que ca ne serra pas votre vonlonte et nous irrons juisqu'au bout pour le realiser,mais quand ?ce le jour que nous poursuivons.nous somme pas assoifer a la gueure mais a notre independence sacher que la france vous a tracer une frontiere artficiel en vous donnent une partie de notre desert que nos ancietre ont uriger par leurs sang pour la defendre pour en faire preuve demander a votre maitre la FRANCE combien d'hommes ils ont perdu avant de metre leurs pied pour coustruire le camp militaire d'Amachah(Tessalit)que vous avez heriter de la france dont vous avez ete deloger 50ans apres alors je vous dit que la France vous a donner un cadeau enpoisoner en 1960 et ce poison represent la lutte que toute les generations vont mener juisqua la liberation totale de L'AZAWAD vos etats succesuive n'ont jamain respecter leurs engagement vis-avis de leurs peuple a plus forte de l'Azawad alors le Mali est nee pour etre separer de la L'AZAWAD pour donner naissence a la Paix et en suite nous fairont la poursuite a ces imbeciles d'AQMI que le Mali a inviter sur notre sol pour nuire notre lutte et on vous promet qu'ils chercheront un pays, ou aller a Bamako pour s'installer on vous promet aussi que tous ces trafiquants de affaires illicite escorter par L'armee Malienne feront le grand tourd,car nous avons besoin de nettoiyer ce desert pour les touristes qui represente une grande partie de notre economie.
guerre et situation actuelle du Mali
Ayant le courage et l'honnetete de dire que l'engement aveugle et interesse de la FRANCEa a eu pour consequence ce qui se passe aujourd'hui. 1 guerre
2 destitution de ATT ce qui complique d'avantage la liberation des otages .