Dernière modification : 06/04/2012 

- Syrie


L'Union européenne élargit ses sanctions à la femme de Bachar al-Assad

L'Union européenne élargit ses sanctions à la femme de Bachar al-Assad

Bruxelles a décidé de durcir encore ses sanctions à l'encontre de Damas en prenant notamment pour cible Asma al-Assad, l'épouse du président syrien. Celle-ci est désormais visée par une interdiction de visa et un gel de ses avoirs dans l'UE.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - L'Union européenne a décidé vendredi de resserrer encore l'étau autour du président syrien Bachar al-Assad en imposant des sanctions à sa femme, Asma, et à trois autres membres de sa famille dont sa mère.

Outre ces quatres personnes, l'UE doit ajouter huit autres noms à la liste de près de 150 personnes et organisations, dont les principaux membres du régime syrien, faisant l'objet d'interdictions de visa en Europe et de gels d'avoirs.

L'UE a prévu également de sanctionner deux sociétés liées au régime à l'occasion d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles.

"Il est important de resserrer l'étau diplomatique et économique" sur le régime syrien, a déclaré le chef de la diplomatie britannique, William Hague.

Les autorités syriennes continuent d'avoir "un comportement meurtrier et totalement inacceptable", a-t-il dénoncé.

Son homologue allemand, Guido Westerwelle a affirmé pour sa part que "le clan" du président syrien devait sentir la pression qui pèse sur le régime.

Le président Bachar al-Assad est déjà visé lui même depuis mai 2011 par des sanctions de l'UE mais son épouse, sa mère, sa soeur et sa belle-soeur avaient été épargnées jusqu'à présent.

Il s'agit d'envoyer "un signal très puissant à tous les membres du régime pour dire que le meurtre, la violence, doivent cesser", a insisté le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt.

"C'est la seule façon d'empêcher le pays de sombrer dans une guerre civile confessionnelle qui aurait des conséquences dévastatrices", a-t-il ajouté.

Le nom des personnes et entités visées par les sanctions doit être publié samedi au Journal officiel de l'UE. Elles prendront alors effet.

Avec ses chaussures et ses robes griffées, Asma al-Assad, l'épouse du président syrien, fille d'un éminent cardiologue de Londres, Fawaz al-Akhras, et d'une diplomate à la retraite, Sahar Otri, a longtemps été perçue comme le "visage glamour" de la dictature.

Le magazine américain Vogue l'avait qualifiée de "Rose du désert" avant de retirer son interview de son site internet après la révolte.

En Syrie, Asma al-Assad représentait pour beaucoup une promesse de modernisme dans un pays longtemps isolé. Ayant travaillé dans des banques internationales à Londres, elle était créditée d'un rôle considérable auprès de son mari pour la libéralisation de l'économie dirigiste du pays.

Mais la jeune femme de 36 ans est désormais critiquée pour son silence face à la répression, au point d'être qualifiée de "Marie-Antoinette".

L'interdiction de voyager en Europe pourrait cependant s'avérer juridiquement délicate car Mme Assad, née à Londres en 1975, possède également la nationalité britannique.

"Les citoyens britanniques frappés d'interdiction de voyage dans l'UE ne peuvent se voir refuser l'entrée au Royaume-Uni", a fait remarquer un porte-parole de l'Agence britannique pour la gestion des frontières (UKBA), interrogé par l'AFP.

Au total, près de 150 personnes et organisations, dont les principaux membres du régime syrien, font déjà l'objet d'interdictions de visa en Europe et de gels d'avoirs.

L'UE a déjà pris douze trains de sanctions contre Damas, qui visent la banque centrale, le commerce de métaux précieux ou les vols fret.

Le régime Assad réprime dans le sang depuis plus d'un an une révolte populaire et les violences ont fait plus de 9.100 morts dans le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

 

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(7) Réactions

Repression en Syrie

L'UE se trompe et précipite la Syrie dans un chaos bien plus grand encore ! Et ce, avec des conséquences pour nos états occidentaux !

Vivement des changements de Régimes en Europe,

La bêtise européenne n'a pas de limite.

Quelle bassesse!!!!

La morale (je ne sais pas si c'est le cas en occident) veut que celui qui s'attaque à la femme de son adversaire ne soit rien d'autre qu'un lâche. Qu'est ce que la femme du président à avoir avec la crise? La bassesse de cette sanction trahit une fois de plus une hargne suspecte contre la Syrie. Vraiment malheureux

SYRIE

Un haut fonctionnaire français a invité , le 19 mars 2012, des journalistes arabes basés à Paris pour leur révéler la bataille qui se livre actuellement au sein du gouvernement français en général et du Quai d’Orsay en particulier à propos de la Syrie.

Selon cette personnalité, l’ambassadeur de France à Damas, Éric Chevallier, dont l’ambassade vient d’être fermée et qui est rentré à Paris, a pris à partie son ministre devant ses collègues. Il a accusé Alain Juppé de ne pas avoir tenu compte de ses rapports et d’avoir falsifié les synthèses pour provoquer une guerre contre la Syrie.

Au début des événements, en mars 2011, le Quai avait dépêché des enquêteurs à Deraa pour savoir ce qui s’y passait. Leur rapport, transmis à Paris, indiquait qu’après quelques manifestations, la tension était retombée, en contradiction avec les reportages d’Al-Jazeera et de France24 qui indiquaient à l’inverse que la ville était à feu et à sang. L’ambassadeur demanda la prolongation de la mission pour suivre l’évolution des événements. Furieux de ce premier rapport, le ministre des Affaires étrangères lui téléphona pour exiger qu’il le modifie et fasse état d’une répression sanglante. L’ambassadeur plaça alors le chef de mission à Deraa en conférence téléphonique avec le ministre pour lui redire qu’il n’y avait pas de répression sanglante. Le ministre menaça l’ambassadeur et la conversation se termina de manière glaciale.

Immédiatement après, le cabinet d’Alain Juppé fit pression sur l’AFP pour qu’elle publie des dépêches mensongères confortant la vision du ministre.

Durant les mois qui suivirent, les incidents opposant Éric Chevallier et Alain Juppé ne cessèrent de se multiplier, jusqu’à l’affaire des otages iraniens et la mort du « journaliste » Gilles Jacquier. À cette occasion, l’ambassadeur reçu l’ordre d’exfiltrer les agents de la DGSE travaillant sous couverture de presse. Il réalisa l’importance de l’action secrète entreprise par Alain Juppé [1].

Ancien ministre de la Défense, Alain Juppé a semble t-il conservé de solides amitiés au sein des services militaires dont certains agents lui restent dévoués.

La même source assure que des rapports de l’ambassadeur auraient été négligés ou falsifiés et que celui-ci, pour étayer ses dires, aurait fait parvenir au Quai des rapports d’homologues européens attestant tous que la Syrie n’est pas confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation par des groupes armés venus de l’étranger. À son arrivée à Paris, Éric Chevallier aurait demandé une enquête administrative interne pour confondre son propre ministre.

Ces révélations en appelant d’autres, un autre haut fonctionnaire a révélé qu’Alain Juppé n’est pas seulement en conflit avec son administration, mais aussi avec ses collègues de l’Intérieur et de la Défense. Claude Guéant et Gérard Longuet auraient non seulement négocié avec le général Assef Chawkat l’exfiltration des agents français présents dans l’Émirat islamique de Baba Amr, comme le Réseau Voltaire l’a relaté [2], mais aussi la libération de trois commandos français détenus par la Syrie [3].

Dimanche 18 mars, le quotidien pro-syrien Ad-Diyar, édité à Beyrouth, a confirmé que trois prisonniers français ont été remis au chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Édouard Guillaud, lors d’un déplacement au Liban, prétendument effectué à l’occasion de la réorganisation du contingent français de la FINUL. Selon une source syrienne de haut niveau, l’amiral aurait en échange personnellement veillé au complet démantèlement de la base arrière que les services militaires français avaient installée au Liban.

Le conflit entre l’ambassadeur Chevallier et le ministre Juppé est connu depuis longtemps. Le 4 avril 2011, le journal électronique Rue89 avait publié un article attribué à un auteur franco-syrien anonyme [4]. On pouvait y lire que l’ambassadeur « se serait fait le porte-parole du régime, prétendant que les révoltes de Daraa et Lattaquié sont manipulées depuis l’étranger et que les médias mentent sur la réalité ». Dix jours plus tard, c’était au tour de Georges Malbrunot d’affirmer sur son blog du Figaro que l’ambassadeur « est complètement basharisé » [5]. Enfin, le 5 mai, France24, la chaîne placée sous la tutelle d’Alain Juppé, avait accusé l’ambassadeur de « minimiser la révolte » [6]

Le conflit entre le chef d’état-major des armées et Alain Juppé est également connu depuis longtemps. L’amiral Edouard Guillaud n’avait pas apprécié qu’Alain Juppé, alors ministre de la Défense, planifie à l’avance le renversement de Mouammar el-Kadhafi. Avec le discret soutien de son nouveau ministre de tutelle Gérard Longuet, il avait fait savoir publiquement son désaccord lorsqu’il avait reçu instruction de mobiliser les forces françaises contre la Libye.

Quant aux relations Guéant-Juppé, elles sont notoirement exécrables. On se souvient qu’avec l’arrogance qu’on lui connaît Alain Juppé avait posé comme condition pour son entrée au gouvernement Fillon que Claude Guéant quitte le secrétariat général de l’Élysée parce qu’il ne voulait pas avoir à lui parler.

Après l’accord survenu entre Washington, Londres et Moscou pour calmer le jeu en Syrie, Alain Juppé peut toujours compter sur l’appui d’Ankara, de Riyad et de Doha, ainsi que sur les principaux médias, mais se trouve isolé en France et privé des moyens nécessaires à sa politique … à moins, bien sûr, que le président Sarkozy ne pousse à la guerre pour faire remonter dans les sondages le candidat Sarkozy.

UNE BELLE FEMME

l'UE comme sanction va lui faire porter le voile

UNE BELLE FEMME

l'Europe va peut être lui faire porter le voile comme sanction.

laissez cette femme en

laissez cette femme en paix..ds les pays arabes les femmes restent tres loin derriere...

 
 
 
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