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Afrique

D'importants défis attendent le président élu Macky Sall

Vidéo par Aude SOUFI , Julie ALBET

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 27/03/2012

Tout juste auréolé de sa victoire à la présidentielle face à Abdoulaye Wade, le prochain homme fort du Sénégal a promis de s'"atteler au travail". Parmi les attentes de ses compatriotes : davantage de démocratie et de justice sociale.

L’euphorie est de mise au Sénégal, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle remportée par Macky Sall. Son adversaire, l’ancien président Abdoulaye Wade, s’est incliné dès le soir du dimanche 25 mars, en passant un coup de fil de félicitations à Macky Sall puis en publiant un communiqué de presse, avant même que les résultats définitifs, attendus en milieu de semaine, ne tombent. "Mes chers compatriotes, les résultats en cours indiquent que Macky Sall a remporté la victoire", indique le communiqué. Comme je l'avais toujours promis, je l'ai donc appelé dès la soirée du 25 mars au téléphone pour le féliciter."

Les réactions au Sénégal après l'élection de Macky Sall

"La fête a duré jusqu’à 3 heures du matin", précise Pauline Simonet, correspondante de FRANCE 24 à Dakar. Le sentiment de "soulagement que tout se soit bien passé et si vite" prédomine. Macky Sall, homme d’apparence modeste et au discours habituellement mesuré, a même qualifié de "plébiscite" le second tour du scrutin. Le futur quatrième président du Sénégal s'est félicité d'une victoire qui exprime "l'immensité des attentes de la population". "J'en prends toute la mesure, a-t-il ajouté. Ensemble, nous allons nous atteler au travail."

"C’est aujourd’hui vraiment que le travail commence"

L’ivresse de la victoire devrait effectivement vite retomber pour laisser place aux réformes tant attendues. "Les Sénégalais viennent de se réveiller, souligne Médoune Fall, blogueur, journaliste et contributeur au site des Observateurs de FRANCE 24. Beaucoup veulent être désormais les sentinelles de la démocratie." Une nouvelle vie politique commence-t-elle donc au Sénégal ? Le collectif Y’en a marre veut y croire. "C’est aujourd’hui vraiment que le travail commence : il faut que les règles du jeu soient respectées, que le citoyen soit au milieu du système. Nous avons certes appelé à ne pas voter Abdoulaye Wade, donc implicitement à voter pour Macky Sall, mais attention, nous allons veiller à ce qu’il respecte ses engagements", explique Aliou Sané, directeur de la communication de Y’en a marre.

Depuis plusieurs mois au Sénégal, les revendications pour une plus grande démocratie et une justice sociale ont été portées dans la rue par le collectif Y’en a marre, regroupement de rappeurs et de journalistes qui a organisé des manifestations de grande ampleur en juin dernier (lire l'analyse ici et un billet des Observateurs ici). Les partis politiques se sont joints à ces revendications parties de la rue, et ont créé le mouvement du 23 juin. Le M-23, comme il sera appelé, a regroupé l’opposition à Abdoulaye Wade durant le scrutin présidentiel et soutenu Macky Sall au second tour.

"Un modèle de démocratie, pas une démocratie-modèle"

Le nouveau président sait qu'il doit commencer par diminuer le  train de vie de l’État. "Aujourd’hui, le pouvoir en place, c’est un pouvoir qui fait beaucoup de gaspillages, beaucoup d’investissements qui n’ont aucune emprise avec la réalité, a déclaré Macky Sall sur les ondes de RFI. Je suis pour une gouvernance plutôt sobre et efficace qui impacte le développement économique de notre pays […] On va réduire la voilure mais en renforçant l’efficacité et l’efficience. Donc tout sera fait sur la base de l’optimisation. Pour qu’avec peu de moyens on puisse faire beaucoup plus de choses."

Portrait de Macky Sall

Macky Sall s’est engagé sur la cherté de la vie, sur l’accès aux services sociaux de base… mais également pour plus de démocratie. Certes, le scrutin présidentiel vient de prouver que le Sénégal sait organiser une élection au suffrage universel direct, mais beaucoup de dysfonctionnements sont apparus sous Abdoulaye Wade – il a révisé 15 fois la Constitution en 12 ans de mandat. "Moi, je ne vais pas compromettre la Constitution et c’est pourquoi j’ai décidé, si je suis élu, de ne faire qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept, promet Macky Sall. Nous voulons aller dans une nouvelle République où les institutions seront restaurées et respectées."

"Le Sénégal est un modèle de démocratie, mais pas une démocratie-modèle, commente, sur RFI, Ismaël Madior Fall, professeur de droit constitutionnel à l’université Cheikh Anta Diop. Cette élection a permis de renforcer les acquis, la tradition démocratique sénégalaise. Mais reste à réaliser la démocratie substantielle : acquérir des droits économiques et sociaux, renforcer des contre-pouvoirs pour un système plus équilibré."

Première publication : 26/03/2012

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