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Afrique

Le Sud libyen en proie à des affrontements tribaux meurtriers

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/03/2012

En seulement deux jours, des violents heurts opposants les Toubous à d'autres tribus ont fait des dizaines de morts à Sebha, quatrième ville de Libye. Le chef des Toubous, qui dénonce un "nettoyage ethnique", brandit la menace séparatiste.

AFP - Des dizaines de personnes ont été tuées dans des affrontements entre les Toubous et d'autres tribus à Sebha, dans le sud désertique de la Libye, tandis que les nouvelles autorités tardent à réagir pour contenir la situation qui devient incontrôlable dans le sud du pays.
             
"Aujourd'hui (mardi) le bilan est de 15 morts et de 63 blessés", a déclaré Abdelrahman Arich, ajoutant que 16 personnes avaient été tuées et 60 autres blessées lundi. Un précédent bilan arrêté lundi faisait état de 10 morts.
             
Ce bilan prend en compte uniquement les victimes des tribus de la ville de Sebha qui combattent des membres armés de la tribu des Toubous.
             
Le chef des Toubous, Issa Abdelmajid Mansour, a fait état quant à lui de 40 morts parmi les membres de sa tribu, accusant les autorités libyennes de faire usage d'avions militaires et de chars pour bombarder des positions des Toubous au sud de la ville de Sebha.
             
Abdelrahmane Seif al-Nasr, chef du Comité de sécurité de la région de Fezzane (sud), a confirmé à l'AFP que des avions avaient bombardé une colonne de véhicules se dirigeant vers Sebha depuis la région de Qatroun, pas loin des frontières nigériennes et tchadiennes, après que ces "avions de reconnaissance" aient essuyé des tirs de canons anti-aériens.
             
Le colonel Mohamed Boussif, directeur de la sûreté nationale à Sebha, a affirmé que la situation était "dramatique" dans cette ville, pointant du doigt des "gens hors-la-loi appuyés par des éléments de l'extérieur du pays".
             
"La situation est très mauvaise", a-t-il dit à la télévision Libya Al-Hourra.
             
Le représentant de la ville de Sebha au Conseil national de transition (CNT, au pouvoir), a indiqué à la chaîne de télévision qu'il démissionnait de son poste pour dénoncer "la passivité" du gouvernement et son "incapacité à réagir".
             
Le chef des Toubous a accusé de son côté des ex-rebelles de combattre sa tribu sous la bannière du CNT.
             
Il a ainsi dénoncé mardi à l'AFP un plan de "nettoyage ethnique" visant sa tribu, brandissant pour la première fois la menace séparatiste.
             
"Nous annonçons la réactivation du Front toubou pour le salut de la Libye (FTSL, mouvement d'opposition sous l'ancien régime) pour protéger les Toubous d'un nettoyage ethnique, et s'il le faut, nous allons demander une intervention internationale et oeuvrer pour un Etat comme le Soudan du Sud", a-t-il déclaré.
             
Issa Abdelmajid Mansour, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, avait annoncé la dissolution de son mouvement après la chute de l'ancien régime en août.
             
"Il s'est avéré que le CNT et le régime de Kadhafi ne sont pas différents. Le CNT a un programme pour nous exterminer", a accusé M. Mansour, dont la tribu avait joué un rôle clé dans la rébellion contre Mouammar Kadhafi depuis le sud du pays.
             
"Nous avions dit que l'unité de la Libye était au-dessus de toute considération. Mais maintenant nous devons nous protéger et protéger les autres minorités", a-t-il encore affirmé.
             
Les Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, avaient réfuté à plusieurs reprises des aspirations séparatistes.
             
Les Toubous sont impliqués depuis février dans des affrontements meurtriers avec des tribus locales du sud du pays.
             
"Aujourd'hui, le problème s'est transformé d'un conflit tribal en conflit racial", a déploré M. Mansour, affirmant que "les attaques ciblent toute  personne à la peau noire".
             
Des affrontements meurtriers avaient déjà opposé durant plusieurs jours en février les Toubous à la tribu des Zwei à Koufra (sud-est) où la situation est toujours tendue.


 

Première publication : 27/03/2012

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