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FRANCE

Les propos du père de Mohamed Merah choquent la classe politique française

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/03/2012

Mohamed Benalel Merah, le père de l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban, a indiqué vouloir poursuivre l’État français qui a, selon lui, échoué à capturer son fils vivant. Des déclarations qui offusquent les responsables politiques français.

Le père de Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban, a annoncé qu’il avait l’intention de porter plainte contre la France pour, dit-il, "avoir tué son fils".

Lors d’une interview accordée ce mardi 27 mars au journal algérien "El Chourouk" et à laquelle a assisté le correspondant de FRANCE 24 en Algérie, Kamel Zaït, Mohamed Benanel Merah s’interroge sur les méthodes utilisées par les forces spéciales de la police française lors du raid censé aboutir à son arrestation. "Ils auraient pu l’attraper endormi ; ils auraient pu utiliser un gaz par exemple, et le prendre comme si c’était un bébé", a-t-il déclaré.

"Pourquoi se sont-il précipités ? demande-t-il. Pourquoi l’ont-il tué ? Ils auraient pu l’arrêter vivant et le présenter devant la justice. Il aurait pu écoper d’une peine de prison de plusieurs années, ou même à perpétuité. La peine de mort a été abolie en France."

Lundi, le père du tueur a assuré qu’il comptait poursuivre l’État français, responsable, selon lui, de la mort de son fils. "Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils", avait-il affirmé la veille à l’AFP. Mohamed Benalel Merah, 60 ans, s’est séparé de sa femme alors que son plus jeune fils, Mohamed, était âgé d’à peine 6 ans. Cinq ans plus tard, selon RTL, il est impliqué dans une affaire de trafic de drogue et condamné à cinq ans de prison ferme. Il n’a alors pratiquement plus aucun lien avec ses cinq enfants. Il serait retourné vivre en Algérie à sa sortie de prison. Son fils aîné, Abdelkader, a été mis en examen et écroué pour complicité d’assassinat dans les tueries perpétrées par son frère cadet.

Réactions gouvernementales

Les membres de la classe politique française ont multiplié les déclarations outrées après l’annonce de Mohamed Benalel Merah. "C'est avec indignation que j'ai appris que le père de l'assassin de sept personnes [...] voulait porter plainte contre la France pour la mort de son fils", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je veux rappeler à cet homme que son fils avait filmé ses crimes et pris le soin diabolique de faire parvenir ses images ignobles à une chaîne de télévision", a-t-il poursuivi. Le président français a par ailleurs jugé la déclaration du père de Mohamed Merah "particulièrement indécente s’agissant d’un homme qui, lorsqu’il était en France, avait eu à connaître la prison".

Son conseiller spécial, Henri Guaino, a également sévèrement jugée la déclaration du père de Mohamed Merah. "C'est son droit [de poursuivre la France], mais je n'ai qu'un seul mot à la bouche : indécence", a-t-il déclaré sur les ondes de France Culture. "Ce type est un monstre qui a tué de sang froid. La société n'y est absolument pour rien", a-t-il ajouté.

Alain Juppé a renchéri sur Radio Classique : "Si j'étais le père d'un tel monstre, je me tairais dans la honte", a-t-il déclaré. "Odieux", "indécent", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. Pour le candidat socialiste François Hollande, le père de Merah "n'avait qu'une chose à faire, c'est se taire".

Mohamed Merah, jeune Français d’origine algérienne âgé de 23 ans, a, pendant dix jours, semé la terreur dans le sud-ouest de la France. Il a d’abord tué trois soldats à Toulouse et Montauban, puis a ouvert le feu à la sortie d’un établissement scolaire juif à Toulouse, tuant trois enfants et un enseignant, et blessant grièvement un adolescent.
Après une traque de deux jours, la police finit par identifier le tueur et assiège son domicile, dans un quartier résidentiel de Toulouse. Pendant plus de 30 heures, l’homme, armé jusqu’aux dents, reste terré dans son appartement. Il est finalement tué le 22 mars par les forces de police, lors d’un assaut au cours duquel trois policiers sont blessés, dont un grièvement.
 

Première publication : 27/03/2012

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