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FRANCE

Affaire du Carlton : les avocats de DSK dénoncent un dossier "vide et surfait"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/02/2015

Lors d’une conférence de presse, les trois avocats de Dominique Strauss-Kahn ont indiqué que le dossier de mise en examen de l’ex-patron du FMI pour "proxénétisme en bande organisée" ne contenait pas "d'élément sérieux à charge".

Au lendemain de la mise en examen de Dominique Stauss-Kahn pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" dans l’affaire du Carlton de Lille, ses avocats se sont insurgés, face à la presse, contre un dossier qu’ils ont qualifié de "creux, vide et surfait".

Henri Leclerc, avocat de Dominique Strauss-Kahn

"Il n’y a pas d’élément sérieux à charge", a affirmé, mardi 27 mars, Me Henri Leclerc, l’un des trois avocats de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI). "Le dossier, s’il était soumis à un débat contradictoire, s’effondrerait immédiatement", a-t-il poursuivi.

Les juges d’instruction en charge de l’affaire de proxénétisme à l'hôtel Carlton de Lille cherchent à savoir si Dominique Strauss-Kahn a "de quelque manière que ce soit, aidé, assisté ou protégé à la prostitution d’autrui", un crime passible de 20 ans de prison. Les magistrats se demandent notamment si DSK savait que les participantes à des soirées libertines auxquelles il avait pris part, à Paris et Washington, étaient rémunérées. En France, la prostitution est autorisée sauf lorsqu’elle porte atteinte à l’ordre public. Le racolage, qu’il soit actif ou passif, est en revanche interdit, tout comme le proxénétisme.

"Il n’existe aucun élément sérieux pouvant permettre de croire que Dominique Strauss-Kahn savait que ces femmes étaient rémunérées, assure Henri Leclerc. Mais même s’il l’avait su, il ne s’agit de rien d’autre que d’une activité 'prostitutionnelle'. Il n’y a là aucun acte d’aide, d’assistance ou de protection de la prostitution mais seulement une activité classique entre prostituée et client […] Et, en l’état, la prostitution n’est pas interdite et le client n’est pas pénalisé."

"Les comportements libertins ne sont pas punis par la loi"

Pour les avocats, la justice reproche à leur client un "comportement libertin qui n’est en aucun cas puni par la loi". "Certes, DSK a assisté à un certain nombre de soirées libertines, avec des amis et avec des femmes qui étaient les amies de ses amis, poursuit l’avocat. Certes, on peut, sur le plan de la vertu, considérer ces comportements comme contraires à la morale. Mais tout le monde dit ce qu’il veut sur le plan de la morale. N’empêche que les comportements libertins ne sont interdits nulle part sur le code pénal."

Lundi, parallèlement à sa mise en examen, DSK a été placé sous contrôle judiciaire à Lille avec interdiction de parler à la presse, par les trois juges d’instruction en charge de l’affaire. "Nous sommes dans une situation incroyable, a réagi Richard Malka, également avocat de l'ancien ministre français de l'Économie. Voilà quelqu’un qui est présumé innocent et qui n’aurait pas le droit de se défendre, y compris devant le tribunal de l’opinion. Nous n’avons jamais vu cela […] C’est une dérive extrêmement dangereuse et préoccupante."

Regrettant que leur client n’ait pas bénéficié du statut de témoin assisté - un statut particulier visant au respect de la présomption d’innocence et retardant la mise en examen -, les trois avocats de DSK ont annoncé, ce mardi, qu’ils allaient faire appel de son placement sous contrôle judiciaire et intenter, devant la chambre de l’instruction, une action en nullité de la mise en examen.

À la question d’une journaliste demandant ce que risquait son client dans l’affaire, Me Henri Leclerc a répondu : "Une relaxe. Ou un acquittement. J’ai rarement été aussi certain de l’issue d’une procédure. Parce que ce dossier est vide, creux, surfait."

Même s’il est relaxé, Dominique Strauss-Kahn n’est pas au bout de ses peines. Ce mercredi, s’ouvre à New York la première audience au civil de l’affaire qui l’oppose à Nafissatou Diallo. Accusé de viol par cette femme de chambre, il avait bénéficié d’un non-lieu au pénal en août 2011. L’affaire se poursuit donc au civil, ses avocats américains devraient mettre en avant l’immunité diplomatique dont l’ancien patron du FMI bénéficiait au moment des faits.
 

Première publication : 27/03/2012

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