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EUROPE

La plateforme Total sous étroite surveillance après la fuite de gaz

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/03/2012

Par mesure de sécurité, deux navires anti-incendie ont pris position en mer du Nord autour de la plateforme de Total qui a dû être évacuée dimanche en raison d'une fuite de gaz faisant craindre une explosion.

AFP - Deux navires transportant des équipements anti-incendie ont pris position près de la plateforme de Total en mer du Nord évacuée à cause d'une fuite de gaz et où une torchère continuait de brûler mercredi, faisant craindre une explosion.
              
"La torchère est toujours en train de brûler mais il n'y a pas de risque pour le moment en raison des conditions météorologiques", a indiqué un porte-parole du groupe pétrolier français à l'AFP en début de soirée.
              
Il a toutefois précisé que "par mesure de sécurité", quatre navires se trouvaient près des lieux, "prêts à intervenir" en cas de besoin.
              
Deux d'entre eux transportent des équipements anti-incendie, un troisième est un bateau d'assistance habituellement "en stand-by" près de la plateforme. Un quatrième navire dispose à son bord d'un robot sous-marin équipé d'une caméra, destiné à "inspecter l'état de la plateforme", a précisé le porte-parole, ajoutant qu'aucune décision n'avait été prise sur le moment de son déploiement.
              
Tous se trouvent à l'extérieur d'une zone d'exclusion maritime de 2 milles (3,7 km) instaurée autour de la plateforme, évacuée à la suite d'une fuite de gaz qui perdure depuis dimanche.
              
Un avion de surveillance a survolé les environs mercredi matin.
              
Le directeur de la santé, de la sécurité et de l'environnement chez Total, David Hainsworth, avait reconnu mardi qu'un risque d'explosion existait sur la plateforme Elgin, située à 240 km au large de la ville écossaise d'Aberdeen.
              
"Le gaz est inflammable, mais l'alimentation électrique a été coupée sur la plateforme pour minimiser le risque d'étincelle, toutefois il est évident qu'il y a un risque", avait-il admis sur la BBC, tout en ajoutant que le vent poussait "le panache de gaz dans une direction opposée à celle de la torchère".
              
Les experts estiment aussi que le risque d'explosion existe si un changement des vents fait remonter le gaz vers la flamme.
              
"La torchère est située dans la plus haute partie de la plateforme, et le gaz, qui est avant tout du méthane, est relativement lourd, donc il reste en bas", a expliqué mercredi à l'AFP Simon Boxall, océanographe à l'université de Southampton (sud de l'Angleterre).
              
"Puisque c'est venteux, il y a des chances que le gaz se disperse rapidement. Mais si le vent cesse totalement, le gaz montera vers la flamme et cela pourrait créer une explosion", a-t-il ajouté, s'étonnant que la torchère brûle toujours.
              
"Avec une bouteille de gaz de camping, quand vous la fermez, la flamme continue à brûler pendant un petit moment puis s'éteint, et on s'attendait à la même chose ici", a ajouté Martin Preston, spécialiste des pollutions marines à l'université de Liverpool (ouest de l'Angleterre).
              
Total, qui a évacué plus de 200 personnes travaillant à bord de sa plateforme dans la nuit de dimanche à lundi, examine plusieurs options pour tenter de colmater la fuite qui constitue, selon la compagnie, son "plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans".
              
L'un des scénarios envisagés consiste à forer un second puits, une option qui "peut prendre jusqu'à six mois", a reconnu un porte-parole de Total.
              
Lors de la fuite dimanche, du liquide s'était d'abord échappé avant le gaz, selon le groupe, entraînant la formation d'une nappe d'hydrocrabures d'environ 12 km2. Ce condensat léger devrait cependant spontanément s'évaporer de la surface de l'eau, a estimé Total.
              
L'océanographe Simon Boxall a estimé "faible" le risque pour l'environnement.
              
Pour l'agence d'évaluation financière Fitch, la fuite de gaz n'est pas comparable à la marée noire du golfe du Mexique en 2010 provoquée par l'explosion d'une plateforme BP et Total est en mesure de couvrir tous les coûts qu'elle pourrait entraîner.
              
A la Bourse de Paris, le groupe pétrolier a clôturé sur un recul de 1,40% à 38,02 euros, après avoir chuté de près de 6% la veille.
              

 

Première publication : 28/03/2012

  • ÉNERGIE

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