Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Des opérateurs indépendants au secours des campagnes

En savoir plus

SUR LE NET

L'ONU dresse l'inventaire des sites détruits en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

MODE

La mode 2014 marquée par une prise de conscience des créateurs

En savoir plus

SUR LE NET

Les campagnes virales des marques pour Noël

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

FRANCE

Paris interdit à quatre prédicateurs musulmans d'entrer en France

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/03/2012

Invités au congrès de l'Union des organisations islamiques de France, quatre prédicateurs musulmans soupçonnés d'avoir appelé à la haine et à la violence se sont vu refuser le droit d'entrer en France à la demande de Nicolas Sarkozy.

AFP - Après les tueries de Montauban et Toulouse commises par un jeune fanatique se réclamant d'Al-Qaïda, la France a fermé jeudi ses portes à des prédicateurs "extrémistes" qui étaient invités à un rassemblement en région parisienne.

L'influent Cheikh sunnite qatari Youssef Qaradaoui, avait déjà été déclaré "indésirable" par le président Nicolas Sarkozy qui a appelé en début de semaine l'émir du Qatar pour lui faire part de ce sentiment. Egalement critiqué en France, l'imam égyptien Mahmoud Al-Masri s'était désisté.

Jeudi, la France a décidé d'interdire son territoire au Palestinien Akrima Sabri, aux Saoudiens Ayed Bin Abdallah Al Qarni et Abdallah Basfar, et à l'Egyptien Safwat Al Hijazi.

Tous devaient intervenir du 6 au 9 avril au Bourget à la "29e rencontre annuelle de l'islam de France" de l'Union des organisations musulmanes de France (UOIF), proche des Frères musulmans, dont les responsables, reçus jeudi Place Beauvau, n'avaient pas encore réagi.

Ne pouvant pas le priver de visa parce que citoyen suisse, le gouvernement a regretté la venue de l'islamologue Tariq Ramadan qui a encore attisé la colère des autorités françaises en déclarant que l'histoire de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban, "renvoie la France à son miroir". "Il finit jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité", a jugé le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan el-Banna.

Les meurtres de Merah ont remis la sécurité et la place de l'islam au centre de la campagne électorale, et ont pesé dans la décision du gouvernement annoncée par un communiqué des ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères.

Le Front national et le député PS Manuel Valls ont dénoncé le week-end passé l'invitation adressée par l'UOIF aux prédicateurs à Youssef Qaradaoui et Mahmoud Al-Masri.

"Alors que la France est frappée par des extrémistes qui l'attaquent au nom d'idéologies ou de croyances dévoyées, il est capital que ces libertés s'exercent dans le cadre de la loi et dans le respect des valeurs fondamentales qui sont les nôtres: les droits de l'Homme, l'égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité, le respect des religions et des opinions des autres, le refus des communautarismes", a justifié le communiqué officiel.

Selon le gouvernement, "les positions et les propos tenus par ces personnes qui appellent à la haine et à la violence portent gravement atteinte aux principes de la République et, dans le contexte actuel, représentent un fort risque de troubles à l'ordre public".

Selon une source gouvernementale française, Akrima Sabri, ex-grand mufti de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, aurait affirmé que "des centaines de femmes sont prêtes à se sacrifier ou à sacrifier leurs propres enfants" pour la cause palestinienne.

Le Saoudien Al Qarni, très populaire en raison de ses émissions télévisées aurait lui qualifié, dans un ouvrage, les juifs de "frères des singes et des porcs". Son compatriote Abdallah Basfar, imam d'une mosquée de Dheddah et récitateur de Coran très prosélyte, il aurait légitimé "le fait de battre son épouse si elle n'obéit pas à son mari"

Quant à Al Hijazi, prédicateur salafiste très connu en Egypte où il s'est illustré par son activisme lors de la révolte contre l'ex-président Hosni Moubarak, il aurait revendiqué son antisémitisme appelant sur une chaîne de télévision à "dévorer les juifs avec (les) dents", selon la même source.

 

Première publication : 29/03/2012

  • FRANCE

    Sarkozy opposé à la venue du prédicateur qatari Qaradaoui

    En savoir plus

  • FUSILLADE DE TOULOUSE

    Les musulmans rendent hommage aux victimes de Merah à la Grande Mosquée de Paris

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)