Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : colère à Peshawar lors des funérailles des écoliers assassinés

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un recentrage à gauche ?

En savoir plus

FRANCE

Procès d'un physicien du Cern soupçonné de projets terroristes

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 29/03/2012

Incarcéré depuis deux ans et demi, Adlène Hicheur, physicien franco-algérien de 35 ans, est soupçonné d'avoir envisagé de commettre des attentats en France. Son procès, qui débute ce jeudi à Paris, fait écho aux récentes tueries.

AFP - Le tribunal correctionnel de Paris juge à partir de jeudi un physicien du Cern soupçonné d'avoir envisagé des attentats contre la France, un procès à la dimension particulière dans le contexte des massacres de Toulouse et Montauban par le tueur au scooter Mohamed Merah.

Le 8 octobre 2009, Adlène Hicheur, un Franco-Algérien de 35 ans, docteur en physique des particules détaché au Centre européen de recherche nucléaire (Cern) de Genève, est interpellé à Vienne (Isère) au domicile de ses parents et mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

A son domicile d'Ornex dans l'Ain, les enquêteurs découvrent une abondante documentation relative à Al-Qaïda et au Jihad.

Les soupçons des enquêteurs de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sont nés de la surveillance de plusieurs comptes de courriers électroniques après l'envoi sur le site de l'Elysée début 2008 d'un message reprenant un communiqué d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les policiers ont suivi les échanges entre des adresses email, qui s'avèreront être celles d'Adlène Hicheur et de Mustapha Debchi, présenté par l'accusation comme un responsable d'Aqmi qui vivrait en clandestinité en Algérie.

Le coeur de l'accusation repose sur ces messages électroniques. Ainsi, le 1er mars 2009, Hicheur écrit à Debchi qu'il va "proposer des (...) objets possibles en Europe et notamment en France".

Le 10 mars 2009, il poursuit: "Concernant le sujet des objectifs, ils sont différents suivant la différence des résultats souhaités après les coups. Exemple: s'il s'agit de punir l'Etat à cause de ses activités militaires au pays des musulmans (Afghanistan), alors il supporte d'être un pur objectif militaire (comme exemple: base d'aviation de la commune de Karan Jefrier près de la ville d'Annecy en France. Cette base entraîne des forces et les envoie en Afghanistan)".

Suivront d'autres messages. Si la défense invoque des contenus ambigus, les juges d'instruction les ont au contraire trouvés suffisamment explicites pour renvoyer le chercheur en correctionnelle.

En effet, pour les magistrats instructeurs, les échanges électroniques ont "franchi le simple débat d'idées politiques ou religieux pour s'établir dans la sphère de la violence terroriste".

Incarcéré depuis deux ans et demi, Adlène Hicheur affirme de son côté n'avoir jamais été d'accord pour envisager "des trucs concrets". Il encourt dix ans de prison.

Le procès doit s'achever vendredi soir.

Première publication : 29/03/2012

  • FRANCE

    Voyage au cœur du "djihadisme de terroir"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Youssef al-Qaradaoui, le prédicateur sunnite qui inquiète la France

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)