Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Grand oral de Manuel Valls : confiance renouvelée mais majorité fragilisée ?

En savoir plus

DÉBAT

Immigration clandestine : l'Europe impuissante ?

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Méditerranée : prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’Europe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Margaret Atwood, la reine du roman d’anticipation est de retour !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

TECH 24

Apple, IFA, cours de code : c'est la rentrée high-tech !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

  • Barack Obama appelle le monde à "agir vite" face à Ebola

    En savoir plus

  • Valls obtient la confiance des députés malgré l'abstention des "frondeurs"

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Monaco s'impose, le Real cartonne

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

  • Au moins 67 Sud-Africains tués dans l'effondrement d'un immeuble à Lagos

    En savoir plus

  • Une roquette tirée de Gaza vers Israël, la première depuis la trêve

    En savoir plus

  • Les étrangers désormais interdits de travail au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Exposition : Niki de Saint Phalle, une sacrée nana, au Grand Palais

    En savoir plus

  • Air France : la grève se durcit, les négociations "bloquées"

    En savoir plus

  • Yannick Agnel, la fin du rêve américain

    En savoir plus

  • Deux branches d’Al-Qaïda appellent les jihadistes à s’unir contre la coalition anti-EI

    En savoir plus

  • Nouvel appel des musulmans de France contre l’EI

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

Afrique

La Cédéao lance un ultimatum aux putschistes maliens

Vidéo par Mounia Ben Aïssa

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/03/2012

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a lancé jeudi un ultimatum de 72 heures aux putschistes maliens pour instituer le retour à l'ordre constitutionnel sous peine d'un embargo diplomatique et financier.

AFP - L'Afrique de l'Ouest a lancé jeudi un ultimatum de 72 heures à la junte au pouvoir au Mali depuis le 22 mars, brandissant la menace d'un embargo diplomatique et financier faute d'un retour à l'ordre constitutionnel après la chute du président Amadou Toumani Touré.

Le même jour, la rébellion touareg a lancé une attaque sur la ville stratégique de Kidal, dans le nord-est du Mali, région où elle a déjà pris plusieurs localités depuis la mi-janvier.

Amadou Toumani Touré : "J'ai passé la journée sous les tirs de canon"



Une délégation de chefs d'Etat de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) conduite par son président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara, était attendue jeudi à Bamako pour une rencontre avec la junte et son chef, le capitaine Amadou Sanogo.

Mais, à la suite d'une brève manifestation de partisans des putschistes sur le tarmac de l'aéroport, les chefs d'Etat ont annulé leur venue.

Autour de M. Ouattara se sont retrouvés pour une réunion d'urgence à Abidjan les présidents Blaise Compaoré (Burkina), médiateur dans la crise, Thomas Boni Yayi (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Mahamadou Issoufou (Niger).

Après un après-midi de discussions à huis clos à l'aéroport de la capitale économique ivoirienne, ils ont menacé le Mali d'"un embargo diplomatique et financier" sans retour à l'ordre constitutionnel "dans un délai maximum de 72 heures", soit lundi "au plus tard", a déclaré le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo.

Les sanctions incluent une interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région pour les membres de la junte.

Surtout, elles visent à une asphyxie de ce pays très pauvre et enclavé, avec la fermeture des frontières, la fermeture de l'accès aux ports des pays côtiers de la zone et un gel des comptes du Mali à la banque centrale ouest-africaine (BCEAO).

Les Etats-Unis se sont dits "déçus" d'apprendre que les dirigeants ouest-africains n'aient pas pu rencontrer les putschistes.

Autre signe de la montée de la tension: au moment où étaient attendus les chefs d'Etat au Mali, des incidents ont éclaté entre partisans et adversaires de la junte au QG du front anti-putschistes à Bamako. "Il y a trois blessés graves", a-t-on appris de source hospitalière.

En outre, cinq journalistes, dont trois étrangers, ont été interpellés à Bamako par des militaires et conduits au quartier général de la junte, avant d'être libérés, a-t-on appris de sources concordantes.

En sommet à Abidjan mardi, les dirigeants de la Cédéao, qui ont suspendu le Mali de l'organisation, avaient décidé d'envoyer cette délégation pour trouver une issue à la crise née du putsch contre le président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé à quelques semaines de la présidentielle du 29 avril.

Selon Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, la Cédéao travaille sur un compromis consistant en une "transition" dirigée par Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale dissoute par la junte.

Attaque rebelle

A Abidjan, l'organisation ouest-africaine avait également brandi la menace de la force, autorisant "la montée en puissance de sa force pour parer à toute éventualité".

Mais le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) n'a donné aucun signe d'ouverture.

A l'inverse, les putschistes ont accéléré la consolidation de leur pouvoir, adoptant une nouvelle Constitution qui consacre la prééminence des militaires jusqu'aux élections présidentielle et législatives qui clôtureront la transition et dont la date n'est pas déterminée. Aucun membre de la junte n'est autorisé à se présenter à ces scrutins.

Le président ATT semble pour l'heure hors jeu. Mercredi, sortant de son silence, il a déclaré à l'AFP qu'il se trouvait "à Bamako" et qu'il n'était "pas prisonnier", mais sans préciser sa localisation exacte.

La crise politique se double d'une crise militaire, alors qu'une nouvelle rébellion touareg et des groupes islamistes armés progressent dans le nord du pays, et sont passés à l'action à Kidal.

La junte avait invoqué l'échec du régime d'ATT contre la rébellion pour justifier son putsch.


Première publication : 30/03/2012

  • MALI

    Les chefs d'État de la Cédéao contraints d'annuler leur venue à Bamako

    En savoir plus

  • MALI

    La junte annonce l'adoption d'une nouvelle Constitution, la Cédéao hausse le ton

    En savoir plus

  • MALI

    Les putschistes ont-ils les moyens de se maintenir au pouvoir ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)