Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Économies : le plan Valls fait débat au sein de la majorité

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Peintures millénaires taguées en Libye et les États-Unis à tous prix pour les ados latinos

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Un tatouage offensant

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

L'accord de libre-échange transpacifique en danger

En savoir plus

FOCUS

En Pologne, la ville natale de Jean Paul II en pleine "Papamania"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Mujao annonce la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Nouveaux objets intelligents

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Bras de fer entre Washington et Téhéran autour d’un ambassadeur

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Valls prêt à lâcher du lest

En savoir plus

  • Pourquoi Kiev peine à relancer son offensive anti-séparatiste

    En savoir plus

  • Gilberto Rodrigues Leal, un retraité passionné de voyages

    En savoir plus

  • En images : scènes de guerre urbaine à Copacabana

    En savoir plus

  • Le retour "hautement politique" d'Abdoulaye Wade à Dakar

    En savoir plus

  • En images : le "fail" de la police de New York sur Twitter

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Real Madrid – Bayern Munich, duel de géants en demi-finale

    En savoir plus

  • En Pologne, la ville natale de Jean Paul II en pleine "Papamania"

    En savoir plus

  • Kiev va reprendre son "opération antiterroriste" dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Djihadistes français en Syrie : le plan de lutte de Paris

    En savoir plus

  • Booba-Rohff : ces artistes qui desservent le rap "par leur bêtise"

    En savoir plus

  • L'État appelé à intervenir pour aider les réfugiés syriens près de Paris

    En savoir plus

  • "24 jours" : le film choc d'Arcady sur le meurtre antisémite d'Ilan Halimi

    En savoir plus

  • France : le prix de la pierre, un boulet pour la croissance ?

    En savoir plus

  • Les islamistes du Mujao annoncent la mort de l'otage français Gilberto Rodrigues Leal

    En savoir plus

  • Le Fatah et le Hamas retournent à la table des négociations à Gaza

    En savoir plus

  • Cette saison, les guides népalais ne graviront pas l'Everest

    En savoir plus

  • Fin de l'incendie de Valparaiso : près de mille hectares détruits

    En savoir plus

  • L'opposant russe Alexeï Navalny reconnu coupable de "diffamation"

    En savoir plus

Afrique

La Cédéao lance un ultimatum aux putschistes maliens

©

Vidéo par Mounia Ben Aïssa

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/03/2012

La Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a lancé jeudi un ultimatum de 72 heures aux putschistes maliens pour instituer le retour à l'ordre constitutionnel sous peine d'un embargo diplomatique et financier.

AFP - L'Afrique de l'Ouest a lancé jeudi un ultimatum de 72 heures à la junte au pouvoir au Mali depuis le 22 mars, brandissant la menace d'un embargo diplomatique et financier faute d'un retour à l'ordre constitutionnel après la chute du président Amadou Toumani Touré.

Le même jour, la rébellion touareg a lancé une attaque sur la ville stratégique de Kidal, dans le nord-est du Mali, région où elle a déjà pris plusieurs localités depuis la mi-janvier.

Amadou Toumani Touré : "J'ai passé la journée sous les tirs de canon"



Une délégation de chefs d'Etat de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) conduite par son président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara, était attendue jeudi à Bamako pour une rencontre avec la junte et son chef, le capitaine Amadou Sanogo.

Mais, à la suite d'une brève manifestation de partisans des putschistes sur le tarmac de l'aéroport, les chefs d'Etat ont annulé leur venue.

Autour de M. Ouattara se sont retrouvés pour une réunion d'urgence à Abidjan les présidents Blaise Compaoré (Burkina), médiateur dans la crise, Thomas Boni Yayi (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Mahamadou Issoufou (Niger).

Après un après-midi de discussions à huis clos à l'aéroport de la capitale économique ivoirienne, ils ont menacé le Mali d'"un embargo diplomatique et financier" sans retour à l'ordre constitutionnel "dans un délai maximum de 72 heures", soit lundi "au plus tard", a déclaré le président de la Commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo.

Les sanctions incluent une interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région pour les membres de la junte.

Surtout, elles visent à une asphyxie de ce pays très pauvre et enclavé, avec la fermeture des frontières, la fermeture de l'accès aux ports des pays côtiers de la zone et un gel des comptes du Mali à la banque centrale ouest-africaine (BCEAO).

Les Etats-Unis se sont dits "déçus" d'apprendre que les dirigeants ouest-africains n'aient pas pu rencontrer les putschistes.

Autre signe de la montée de la tension: au moment où étaient attendus les chefs d'Etat au Mali, des incidents ont éclaté entre partisans et adversaires de la junte au QG du front anti-putschistes à Bamako. "Il y a trois blessés graves", a-t-on appris de source hospitalière.

En outre, cinq journalistes, dont trois étrangers, ont été interpellés à Bamako par des militaires et conduits au quartier général de la junte, avant d'être libérés, a-t-on appris de sources concordantes.

En sommet à Abidjan mardi, les dirigeants de la Cédéao, qui ont suspendu le Mali de l'organisation, avaient décidé d'envoyer cette délégation pour trouver une issue à la crise née du putsch contre le président Amadou Toumani Touré (ATT), renversé à quelques semaines de la présidentielle du 29 avril.

Selon Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, la Cédéao travaille sur un compromis consistant en une "transition" dirigée par Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale dissoute par la junte.

Attaque rebelle

A Abidjan, l'organisation ouest-africaine avait également brandi la menace de la force, autorisant "la montée en puissance de sa force pour parer à toute éventualité".

Mais le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE, junte) n'a donné aucun signe d'ouverture.

A l'inverse, les putschistes ont accéléré la consolidation de leur pouvoir, adoptant une nouvelle Constitution qui consacre la prééminence des militaires jusqu'aux élections présidentielle et législatives qui clôtureront la transition et dont la date n'est pas déterminée. Aucun membre de la junte n'est autorisé à se présenter à ces scrutins.

Le président ATT semble pour l'heure hors jeu. Mercredi, sortant de son silence, il a déclaré à l'AFP qu'il se trouvait "à Bamako" et qu'il n'était "pas prisonnier", mais sans préciser sa localisation exacte.

La crise politique se double d'une crise militaire, alors qu'une nouvelle rébellion touareg et des groupes islamistes armés progressent dans le nord du pays, et sont passés à l'action à Kidal.

La junte avait invoqué l'échec du régime d'ATT contre la rébellion pour justifier son putsch.


Première publication : 30/03/2012

  • MALI

    Les chefs d'État de la Cédéao contraints d'annuler leur venue à Bamako

    En savoir plus

  • MALI

    La junte annonce l'adoption d'une nouvelle Constitution, la Cédéao hausse le ton

    En savoir plus

  • MALI

    Les putschistes ont-ils les moyens de se maintenir au pouvoir ?

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)