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FRANCE

Rama Yade, "alliée" de Nicolas Sarkozy mais pas "ralliée"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/04/2012

Dans un entretien à Ouest-France, l'ex-secrétaire d'État, aujourd'hui au Parti radical de Jean-Louis Borloo, a annoncé qu'elle voterait Nicolas Sarkozy à la présidentielle, tout en soulignant qu'elle n'allait pas opérer de ralliement.

AFP - L'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade annonce qu'elle votera pour Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, mais souligne qu'elle n'est "pas une ralliée, mais une alliée" du président-candidat, dans une interview publiée samedi sur Ouest-France.fr
              
"J'ai très longuement réfléchi. Comme vous le savez, mon premier choix était Jean-Louis Borloo, mais il n'est plus candidat (...) Etant engagée à droite, et souhaitant la victoire de ma famille politique, je voterai donc pour le candidat de la droite et du centre", déclare Rama Yade.
              
"Par ce choix, je me positionne d'abord contre le candidat socialiste. Je ne suis pas une ralliée mais une alliée (...) Je ne me priverai pas de dire quand je ne serai pas d'accord. Je conserverai mon indépendance et ma liberté", ajoute-t-elle.
              
"Vous ne me verrez pas faire la béni-oui-oui, et dire des éléments de langage. Le rôle de caution ne m'intéresse absolument pas", assure-t-elle.
              
Mme Yade estime ainsi que les "quelques signaux" envoyés par Nicolas Sarkozy aux centristes et radicaux "sur la rénovation urbaine, la fiscalité" ne constituent "pas un virage social, juste un effort de rééquilibrage dont on nous dit qu'il se poursuivra".
              
"Dont acte. Mais le temps presse. Et je suis inquiète. Où sont les réserves de voix ?", ajoute-t-elle. "Sarkozy ne monte pas vraiment, c'est le candidat socialiste qui baisse sous la pression de Mélenchon dont les électeurs, n'en doutez pas, se reporteront sur le candidat socialiste comme un seul homme".
              
François Hollande que Rama Yade qualifie de "candidat shamallow". "Je ne crois pas qu'un homme sans expérience ministérielle et internationale, qui ne décide rien, puisse diriger un pays en pleine crise. On ne peut pas confier le pays à quelqu'un dont l'art de la synthèse confine à la mollesse".
              



 

Première publication : 01/04/2012

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