Dernière modification : 03/04/2012 

- Amadou Toumani Touré - Cédéao - Coup d'État - Mali - Touareg


Avec la prise de Tombouctou, la rébellion touareg fait mainmise sur le Nord

Les insurgés annoncent avoir pris le contrôle de Tombouctou, dernière ville du nord du Mali encore tenue par les forces loyalistes. Débordée par l’offensive touareg, la junte au pouvoir a rétabli la Constitution et les institutions républicaines.

Par FRANCE 24 (vidéo)
FRANCE 24 (texte)
 

La rébellion touareg qui sévit dans le nord du Mali contrôle désormais la quasi totalité de la région. Après s’être emparés de Kidal, vendredi, et de Gao, samedi, les insurgés du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) affirment avoir pris le contrôle, dimanche 1er avril, deTombouctou, la dernière ville du nord du Mali à se trouver encore sous le contrôle des forces loyalistes.

Selon des témoins contactés par l’AFP, des scènes de pillage ont été constatées en différents endroits de la cité. Un homme aurait par ailleurs été tué par un éclat d'obus à proximité de la grande mosquée, selon un directeur d’école à Tombouctou.

Il y aurait eu cependant peu d’échanges de tirs dans la ville, les rebelles ayant négocié leur entrée avec les milices "arabes" qui la défendent.

"Nous prenons l'engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la République du Mali, du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines". Capitaine Amadou Sanogo

Peu avant cette annonce, la junte au pouvoir au Mali avait annoncé le rétablissement immédiat de la Constitution et des institutions républicaines. "Nous prenons l'engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution de la république du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines", a déclaré le chef des putschistes, le capitaine Amadou Sanogo, dans un texte lu à la presse à son quartier général de Kati, en banlieue nord de Bamako, la capitale malienne.

Le capitaine a également déclaré vouloir lancer des "consultations avec les forces vives du pays dans le cadre d'une convention nationale", dans le but de remettre le pouvoir aux civils. Depuis sa garnison, il a également annoncé "la mise en place d'organes de transition en vue de l'organisation d'élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques auxquelles nous ne participerons pas", sans toutefois indiquer la date de leur organisation.

Concert de klaxons

Les équipes de FRANCE 24 au Mali rapportent que cette annonce surprise a été accueillie par des concerts de klaxons à Bamako. "C’est un changement de position radical de la part de la junte", affirme notre envoyée spéciale Melissa Bell, qui précise que, selon la Constitution de 1992, le pouvoir devrait à présent revenir au président de l’Assemblée nationale.

Depuis le coup d’État du 22 mars, qui a renversé le président Amadou Toumani Touré (dit "ATT"), le capitaine Sanogo occupe le pouvoir dans le pays. Mais celui-ci n’est jamais parvenu à s’attirer la bienveillance des pays voisins du Mali, qui n’ont eu de cesse de multiplier les menaces à l’encontre des putschistes. La junte était ainsi sous le coup d’un ultimatum de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui lui avait donné jusqu'à ce dimanche minuit pour restituer le pouvoir aux civils, sous peine de se voir infliger un "embargo diplomatique et financier" dès lundi.

La rébellion touareg au Mali

La rébellion a profité de la chute de Kadhafi

S’il s’explique par leur isolement diplomatique, le geste des putschistes est également sans doute lié à leur incapacité à freiner l'avancée des rebelles touareg armés et rompus aux combats dans le désert.

Impuissant, le capitaine Sanogo avait été contraint de lancer un appel à la communauté internationale. "Notre armée a besoin de l'aide des amis du Mali pour sauver la population et l'intégrité territoriale du Mali", avait-t-il déclaré, vendredi.

"La chute de Kadhafi [le défunt dirigeant libyen] a été un moment décisif pour les rebelles, qui ont vu le retour dans le nord du Mali de miliciens touareg lourdement armés", rappelle Pierre Boilley, directeur du Centre d'études des mondes africains (Cemaf). Interrogé par FRANCE 24, le chercheur assure que le coup d’État du 22 mars a été une aubaine pour la rébellion. "Le putsh a engendré une confusion politique à Bamako et a accéléré la désorganisation de l’armée malienne."

Selon lui, le pouvoir malien dispose aujourd’hui d’une marge de manœuvre réduite. "Le moral des troupes est bas et les soldats basés dans le Sud ne veulent plus aller combattre dans le Nord. Le pouvoir va peut-être devoir se résoudre à négocier avec les rebelles", avance-t-il.

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(16) Réactions

PRISE DE TOMBOUCTOU

y en a marre!le peuple noir a trop souffert depuis la nuit des temps;esclavage,colonisation etc...il serait peut etre temps que l'on se réveille quand meme;manque de bravoure?(fuite de l'armée malienne)honteux pour un pays;et nous les civils du meme continent doit on rester passifs toujours à attendre l'aide de l'occident?nous réclamons l'indépendance totale de l'afrique mais nous montrons pas notre volonté d'indépendance toujours à attendre la réaction de l'occident;on est plus des enfants qui attendent l'intervention de papa;ramayade disait bien que l'afrique à papa c fini alors prouvons le

un etat touareg

on va peut etre assister a la naissance d'un etat touareg qui n'aura plus de frontiere, apres tout c'est la France qui a fait ces frontieres. Que tous les Touaregs des pays du champs s'unissent et profittent ensemble de leurs richesses, qu'y a t il de mal a ca ?

cdeao crise au nord du mali

la cdeao doit arreter l embargo et s atteler a la crise au nord ou est la france ou sont les occidentaux . des civiles sont entrain d etre violer .de mourir .des barbus sont entrain de s imposer ou est bhl la mobilisation de la commmunaute internationale doit etre importante les soldats maliens doivent s inspirer des soldats japonais pou ne pas reculer commandos suicides vive le mali bientot libre

Mali : situation génerale .

Au moment où l'armée devait montrer son savoir faire malgré les maigres moyens qu'ils ont; c'est ce moment que ce militaire d'un autre age a choisi pour accomplir son médiocre dessein. pitié pour l'Afrique.

la prise de Tombouctou

je crois la junte n'a pas muri convenablement ses idées avant de procéder au putsh qui n'était pas la solution pour lutter contre la rebellion. leur revirement est une honte et elle donne toutes les chances aux rebelles de leur infliger une lourde défaite. je voudrais demander aux chefs d'états africains de faire tout ce qui est pour éviter une guerre qui fatale au Mali. il est aussi impérieux que la communauté internationale intervienne pour rétablir l'ordre dans ce pays. quant aux africains trève de discours. le Mali brule et il faut des actions concrètes et décisives.

Déclaration de Mohamed Ag Najiim

L’intervention des 2000 hommes armés et équipés que la Cédéao a mis en alerte hier ne semble pas inquiéter les dirigeants militaires du MNLA. Dans une déclaration à El Watan, chef d’état-major militaire de l’organisation, Mahamed Ag Najiim, a affirmé : «Nous attendons de pied ferme la venue de ces hommes. Nous sommes en train de concrétiser l’objectif tracé et rien ne nous fera reculer.»

A propos du refus de la Cédéao de toute idée de partition du Mali, M. Ag Najiim s’interroge : «Où était la Cédéao lorsque nous suppliions les Etats à intervenir pour sortir notre région du sous-développement, de la misère, des maladies et de l’exclusion ? Où était la Cédéao lorsque Bamako refusait de mettre à exécution les engagements contenus dans les accords de paix qui ont mis fin aux anciennes rébellions ? Où était la Cédéao lorsque les populations du pays étaient sommées à l’exode ? La Cédéao n’a jamais réagi. Si aujourd’hui, elle décide de mettre en alerte une force de 2000 hommes armés et équipés, elle le fait sur une base purement raciste. Les pays qui vont l’aider se trompent en choisissant de se mettre à contre-courant de la destinée d’un peuple.» M. Ag Najiim va plus loin dans son analyse en rappelant que la région de l’Afrique de l’Ouest a connu des crises extrêmement graves et «jamais la Cédéao n’a brandi la menace d’intervention militaire».

A propos d’une éventuelle négociation sur la question du Nord, notamment après l’appel lancé dans ce sens par le capitaine Amadou Sanogo, chef de la junte militaire,
M. Ag Najiim répond : «Le capitaine Sanogo doit se sortir du pétrin dans lequel il se trouve avant de parler de négociation sur la question du Nord. Nous ne discuterons ni avec ceux qui dirigent actuellement le Mali ni avec ceux qui vont leur succéder. Notre revendication est claire : nous voulons l’indépendance de notre territoire et advienne que pourra. Nous avons fait plus de la moitié du chemin en abandonnant familles et foyers, en laissant sur la route les plus chers d’entre nous, il n’est pas question de faire marche arrière.»

crise au mali

je suis profondément attristée par ce qui se passe au mali; et je perds l'espoir de voir l’Afrique accéder à la démocratie réelle; la junte n'a pas suffisamment réfléchi avant de lancer une telle offensive puisqu'elle n'arrive à motiver son action et encore moins sécuriser ce pays qui est maintenant à la solde des rebelles; la cedeao devrait prendre rapidement des mesures radicales pour rétablir le pouvoir démocratiquement élu et aider à freiner la rébellion en trouvant des accords. les mentalités africaines devraient changer car les problèmes d'un pays ne se résolvent pas par la violence en plus quand on est un pays pauvre. les grandes nations n'oseraient jamais pareille chose parce-quelles pensent d'abord aux conséquences économiques; j'ai foi en l’Afrique nous pouvons y arriver

Vive l'AZAWAD! Vive l'autodétermination!

Pour que le peuple touareg puisse enfin disposer de lui même.
en toute sécurité -c'est à dire pour commencer à partir de ce jour historique sans subir les épurations ethniques, pogroms et autres massacres armés- ceci en vertu des articles 3, 4, 5, 6 et suivants de la DUDH.
Bravo pour le courage, je souhaite les organisations internationales africaines, européennes et mondiales reconnaissent ce 55e Etat africain et le soutiennent dans son établissement.

Les Amis de la Syrie vous dite?

C'est plutôt les Amis du Nouvel Ordre Mondial vous voulez dire? Conspirationnistes qu'ils sont...

Mort aux traitres !!! ! ! ! ! !

Le faible QI de la bande de Mutins alcolos drogués, a mis le pays a sac. et pour ca il meritent la peine capitale. meme s'ils ont enfin compris leur ignorance gravissime et dangereuse

 
 
 
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