Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Père Noël habite en Chine"

En savoir plus

Economie

À Air France, un plan d’économies sous influence électorale

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 02/04/2012

Air France a dévoilé les principales mesures qui devraient lui faire économiser 2 milliards d'euros d'ici à 2014. Un plan de restructuration qui, surprise, ne prévoit aucune suppression d'emplois. Élection présidentielle oblige...

Alexandre de Juniac marche sur des œufs. Le PDG d'Air France-KLM doit redresser les comptes du groupe, mais l'imminence du premier tour de l’élection présidentielle française lui complique un peu la tâche.

La compagnie aérienne, dont l’État est actionnaire à 16 %, a présenté, ce lundi 2 avril, les grandes lignes de sa feuille de route censée lui faire économiser 2 milliards d’euros d’ici à 2014. Un  plan motivé par les 809 millions d’euros de pertes enregistrées par le groupe en 2011.

Air France espère gagner le premier milliard d’euros grâce au gel des salaires. Le milliard restant serait atteint grâce à une augmentation du nombre d’heures de vol des moyen-courriers (12 heures par jour au lieu de 8 heures, selon le journal "Les Échos") et du développement de l’offre low-cost - même peut-être sur les long-courriers.

Mais dans ses propositions, Alexandre de Juniac n’a jamais évoqué l’une des armes favorites des entreprises pour trouver de l’argent : la réduction d’effectifs. Pourtant à la fin de 2011, le cogglomérat Air France-KLM était au centre d’intenses rumeurs médiatiques selon lesquelles un plan de restructuration prévoyant son lot de suppressions de postes était envisagé. Le quotidien économique "La Tribune", relayé par la radio France Info avait évoqué la destruction de 2 000 emplois.

Le précédent Areva

Depuis le début de l’année 2012, le ton a changé. Les mesures d’économies sont toujours à l’ordre du jour mais l’emploi serait préservé. “Il y a une restructuration à faire, mais elle ne passe pas forcement par des licenciements”, a ainsi assuré, le 12 janvier, Thierry Mariani, le ministre des Transports.

Cette intrusion ministérielle dans la stratégie d’un groupe privé n’est pas sans rappeler le sort subi par Luc Oursel, le PDG d’Areva, en novembre 2011. À la suite de rumeurs faisant état d'une suppression de 3 000 postes au sein du géant français de l’énergie, son patron avait été convoqué par le ministre de l’Économie, François Baroin. Ce dernier avait, après cette réunion, assuré qu’il “n’y aurait ni plan social ni plan de départs volontaire” au sein d’Areva.

Mais pour les syndicats d’Air France, ce plan d’économies socialement convenable en période électorale n’est qu’un préambule à la vraie restructuration. “Nous sommes tranquilles jusqu’en juin, les modifications des effectifs interviendront à ce moment-là”, explique à "La Tribune" une source syndicale de la compagnie aérienne. Ce lundi, la direction du groupe a d’ailleurs précisé que “les détails pratiques” de son plan d’économies allaient être précisés au début de l’été... après l’élection présidentielle.

Première publication : 02/04/2012

  • AÉRONAUTIQUE

    Air France-KLM accuse une perte de plus de 800 millions d'euros

    En savoir plus

  • TRANSPORT AÉRIEN

    Air France annonce un plan d'économies de plus de 1 milliard d'euros

    En savoir plus

  • FRANCE

    Air France chiffre le coût des intempéries à environ 30 millions d'euros

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)