Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Royaume Uni : les communautés musulmanes sont-elles bien intégrées ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : faut-il sanctionner les prostituées ou leurs clients?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Palestine s'apprête à adhérer à la CPI

En savoir plus

BILLET RETOUR

Un vent de liberté souffle sur le Koweït

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Agriculture : faire face à l'élevage intensif

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ismaël Isaac, le retour d’un pionnier du reggae africain !

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Départementales : la normalisation du FN

En savoir plus

REPORTERS

San Cristóbal, le chaudron vénézuélien

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Compétition des idées : une victoire des États-Unis ? (partie 2)

En savoir plus

Amériques

La justice militaire veut la peine de mort pour les accusés du 11-Septembre

Vidéo par Florence VILLEMINOT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/04/2012

La justice militaire demandera la peine capitale contre les accusés des attentats du 11 septembre 2001. Les cinq hommes pourront ainsi être condamnés à mort s'ils sont reconnus coupables dans le procès qui devrait s'ouvrir dans quelques mois.

AFP - La justice militaire américaine réclamera la peine de mort contre le Koweïtien Khaled Cheikh Mohammed et les quatre autres hommes accusés d'avoir fomenté les attentats du 11 septembre 2001, a annoncé mercredi le Pentagone en dévoilant les charges contre les cinq suspects.
              
Les cinq hommes "sont accusés d'être responsables de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre 2001 à New York, Washington et Shanksville (Pennsylvanie), qui ont tué 2.976 personnes", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.
              
Les autorités "défèrent le dossier à une commission militaire capitale, ce qui signifie que les cinq accusés pourront être condamnés à mort s'ils sont reconnus coupables", a précisé le Pentagone.
              
Khaled Cheikh Mohammed, mieux connu sous ses initiales anglaises de "KSM", ainsi que le Yéménite Ramzi ben al-Chaïba, le Pakistanais Ali Abd al-Aziz Ali, et les Saoudiens Wallid ben Attach et Moustapha al-Houssaoui, devront comparaître dans les 30 jours devant un tribunal militaire d'exception de Guantanamo pour être formellement mis en accusation.
              
Le procès pourrait toutefois ne commencer que dans plusieurs mois.
              
Après des années de tergiversations, une étape significative a été franchie début mars quand un ancien acolyte de "KSM" a passé un accord avec le gouvernement pour témoigner contre celui qui revendique la paternité des attentats les plus meurtriers de l'Histoire.
              
Plus de dix ans après les attentats, le Koweïtien âgé de 46 ans reste l'ultime figure à abattre dans la traque menée par deux administrations successives.
              
L'administration Obama souhaitait initialement juger le cerveau des attentats et ses quatre co-accusés devant la justice de droit commun à Manhattan, à deux pas de Ground Zero où s'élevaient autrefois les tours jumelles. Mais il en a été empêché par les républicains du Congrès qui ont bloqué le transfert sur le territoire américain des suspects de terrorisme.
              
Les cinq accusés du 11-Septembre, baptisés les "Gitmo 5" car incarcérés dans la prison de Guantanamo à Cuba, seront donc jugés devant un tribunal militaire d'exception créé par George W. Bush puis réformé sous Barack Obama afin de mieux garantir les droits de la défense.
              
Les premiers aveux du Koweïtien, capturé le 1er mars 2003, ont été recueillis sous la torture, quand il a subi 183 simulations de noyade dans une prison secrète de la CIA.
              
Mais aucune déclaration obtenue sous la contrainte ne peut être utilisée devant une commission militaire. Si KSM a depuis réitéré ses aveux, l'accusation avait besoin de déclarations obtenues légalement.
              
C'est chose faite avec le témoignage de Majid Khan, le Pakistanais qui a plaidé coupable à Guantanamo de tentatives d'attentats fomentés sous les ordres de "KSM", et accepté de coopérer en échange d'une réduction de peine.

 

Première publication : 04/04/2012

  • JUSTICE

    Une juge d'instruction française demande à pouvoir enquêter à Guantanamo

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    De nouvelles révélations de WikiLeaks sur Guantanamo inquiètent Washington

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Obama lève la suspension des procès militaires d'exception à Guantanamo

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)