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Moyen-orient

Damas sommé de retirer ses chars d'ici le 10 avril, les assauts s'intensifient

©

Vidéo par Selim EL MEDDEB

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/04/2012

Alors que l'ONU a adopté une déclaration exigeant du régime de Bachar al-Assad qu'il procède au retrait des armes lourdes des villes rebelles d'ici le 10 avril, les assauts s'intensifient sur le terrain. Au moins 58 personnes ont péri jeudi.

AFP - Le régime syrien a intensifié ses assauts jeudi contre les rebelles au moment même où l'ONU confirmait qu'il avait jusqu'au 10 avril pour retirer ses chars des villes, avant un cessez-le-feu total 48 heures plus tard.

Au total, les violences ont fait 58 morts jeudi, selon l'Observatoire syrien des droits de

Afflux de réfugiés en Jordanie et en Turquie

Le nombre de réfugiés syriens arrivés en Turquie voisine a fait un bond avec plus de 2.800 passages au cours des dernières 24 heures, soit plus du double du précédent record sur un jour, ont annoncé jeudi en fin de soirée les autorités turques.
 

Par ailleurs, près de 3.000 Syriens ont trouvé refuge en Jordanie au cours des trois derniers jours, a indiqué jeudi une association caritative jordanienne.

l'Homme (OSDH).

Trente-cinq civils, dont trois enfants, sont morts dans des attaques de l'armée, en majorité dans la province de Homs (centre) mais aussi à Douma près de Damas, et dans la province d'Idleb (nord-ouest), Alep (nord) et Deraa (sud). En outre, 22 soldats et un rebelle ont péri dans de violents combats.

Devant l'assemblée générale de l'ONU à New York, l'envoyé des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a annoncé que Damas l'avait informé d'un "retrait partiel" de ses troupes de trois villes rebelles -- Idleb, Deraa et Zabadani (près de Damas).

M. Annan a néanmoins déploré le nombre "alarmant de victimes" que le conflit continue de faire chaque jour. "Nous devons réduire au silence les tanks, les hélicoptères, les mortiers, les canons", a-t-il dit, insistant pour que toutes les hostilités cessent "le jeudi 12 avril à 6H00 du matin, heure de Damas".

A une semaine de cette échéance, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une déclaration demandant à Damas de respecter la limite du 10 avril pour cesser ses principales opérations militaires et à l'opposition syrienne de faire de même au plus tard 48 heures plus tard.

Dans cette déclaration, le Conseil se déclare prêt à autoriser le déploiement d'observateurs de l'ONU. Selon des diplomates, il s'agirait de 250 observateurs non armés, protégés par les forces syriennes. Une équipe d'experts de l'ONU est arrivée à Damas pour en discuter.

Mais il faudra au préalable une résolution du Conseil autorisant leur déploiement et le feu vert de Damas. La Russie et la Chine ont déjà mis leur veto à deux projets de résolution depuis octobre.

Exprimant le scepticisme de la communauté internationale qui a souvent accusé le régime de Bachar al-Assad de ne pas tenir ses promesses, la France a affirmé qu'elle n'était pas "optimiste" sur l'acceptation par Damas du plan de paix.

Et les Etats-Unis ont pressé Damas de mettre fin à "l'horrible massacre" contre son peuple, tout en soulignant ne voir aucun signe indiquant que les troupes syriennes se pliaient au plan Annan.

Les militants anti-Assad ont d'ailleurs vigoureusement démenti tout retrait des villes. "Les bombardements continuent dans les environs de Zabadani. S'il y avait 200 chars à Zabadani et qu'ils en ont transféré 40 pour frapper ailleurs, ce n'est pas un retrait", affirmé Abdallah, un militant sur place.

Le régime s'est engagé à appliquer le plan Annan mais à condition que les rebelles, que le régime qualifie de "terroristes", cessent au préalable leurs attaques. Les insurgés affirment de leur côté qu'ils ne déposeront pas les armes avant un retrait des troupes.

Un responsable syrien non identifié cité par le journal Al Watan, proche du pouvoir, a affirmé que le régime n'était tenu ni par un "délai" ni par une "date butoir" pour retirer ses troupes des villes. "La date du 10 avril (...) ne constitue pas un délai en tant que tel".

Faisant presque écho à ces déclarations, la Russie, principal soutien au régime Assad depuis le début de la révolte en mars 2011, a de nouveau mis en garde les Occidentaux contre les "menaces et ultimatums" à l'encontre de Damas. Moscou avait assuré mercredi que l'opposition ne battrait pas les forces gouvernementales même si elle était armée "jusqu'aux dents".

Depuis le début de la révolte syrienne, qui s'est militarisée au fil des mois, les violences ont fait plus de 10.000 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.

En outre, "entre 25.000 et 30.000 personnes sont actuellement détenues en Syrie et "plus de 100.000 personnes ont connu l'incarcération" depuis la mi-mars 2011, selon Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé qu'il pourrait visiter des prisons en Syrie en vertu d'un accord conclu avec les autorités. Une première visite doit avoir lieu à la prison centrale d'Alep, mais sa date n'a pas été précisée.

Des milliers de Syriens ont également fui le pays. Selon une source officielle turque, plus de 2.350 réfugiés syriens sont entrés en Turquie en 24 heures, portant à plus de 22.000 le nombre de Syriens actuellement hébergés dans le pays.

Première publication : 06/04/2012

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