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Moyen-orient

À quelques jours de la date butoir fixée par l'ONU, la répression continue en Syrie

Vidéo par Julie ALBET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/04/2012

Les violences en Syrie ont fait plus de 120 morts ce samedi, selon des militants des droits de l'Homme, alors que l'ONU a adopté jeudi une déclaration demandant à Damas de respecter la limite du 10 avril pour cesser ses opérations militaires.

AFP - Plus de 120 personnes ont été tuées samedi en Syrie, où les violences meurtrières connaissaient un regain, le régime paraissant chercher à en finir avec la rébellion avant la date-butoir du 10 avril fixée par l'ONU pour le retrait de ses troupes.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a recensé samedi 128 morts, parmi lesquels 86 civils, "dont 40 dans des bombardements et des tirs dans la seule ville de Latamna, dans la province de Hama (centre)".

En outre, 16 déserteurs et 26 soldats ont également péri dans de violents combats à travers le pays, selon l'OSDH.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé vendredi à New-York que les attaques du régime étaient "une violation de la position de l'ONU". Le Conseil de sécurité a adopté jeudi à l'unanimité une déclaration demandant à Damas de respecter la limite du 10 avril pour cesser les principales opérations militaires et à l'opposition de faire de même au plus tard 48 heures plus tard.

"Les autorités syriennes sont entièrement responsables de graves violations des droits de l'Homme. Cela doit cesser", a dit Ban Ki-moon.

La promesse du président Assad de cesser les opérations militaires d'ici mardi "ne peut servir de prétexte pour continuer à tuer", a indiqué Martin Nesirky, porte-parole de M. Ban.

"De telles actions violent la position consensuelle du Conseil de sécurité", telle que définie dans le plan de paix établi par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a-t-il ajouté.

En outre, Ban Ki-moon s'est dit "extrêmement inquiet" de la crise humanitaire qui empire en Syrie, jugeant que les "derniers rapports qui font état d'un nombre grandissant de réfugiés vers les pays voisins sont alarmants".

Ces dernières 24 heures, près de 700 Syriens sont arrivés en Turquie, qui accueille désormais 24.000 réfugiés syriens, selon un responsable turc. La semaine dernière, la Turquie a accueilli en 36 heures un nombre record de 2.800 personnes qui fuyaient les attaques des hélicoptères de l'armée.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui a mené en mars avec l'ONU une mission d'évaluation humanitaire en Syrie, a de son côté estimé nécessaire une aide humanitaire urgente de 70 millions de dollars.

L'ONU avait annoncé le 29 mars que ses experts et ceux de l'OCI avaient conclu que plus d'un million de Syriens avaient besoin d'une aide humanitaire.

Sur le terrain, les forces armées ont également bombardé Zabadani, à 47 km au nord-ouest de Damas. Et dans la province d'Idleb, frontalière de la Turquie, des combats opposaient soldats et déserteurs, ont indiqué des militants.

Près de Qousseir, proche de la frontière avec le Liban, ces combats ont provoqué la mort de plusieurs militaires et touché un bus libanais transportant de nombreux passagers, a rapporté l'OSDH.

Dans la province de Homs, un "citoyen-journaliste" de 17 ans, Anas al-Halwani, a été tué par un tireur embusqué, alors qu'il tentait de soigner un autre militant blessé par un franc tireur, selon les Comités locaux de coordination (LCC) qui chapeautent la contestation sur le terrain.

"Anas est resté six heures allongé sur la chaussée à cause des francs-tireurs" avant que des jeunes ne puissent le tirer avec un fil de fer pour lui apporter des soins. "Il est mort peu après", ont indiqué les LCC.

Dans le centre de Damas, des milliers de personnes se sont rassemblées pour marquer le 65ème anniversaire de la naissance du parti Baas au pouvoir.

Les manifestants brandissaient des drapeaux de la Syrie et du Baas ainsi que des portraits du président Bachar al-Assad, sur fond de chants patriotiques dans une ambiance festive.

"Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout", "Chabbiha (milices loyales au régime) à vie, pour toi Assad", scandait la foule survoltée.

"Ils l'ont nommée Révolution et ils ont massacré les hommes", a crié une jeune fille au sujet des rebelles syriens.

Ces festivités interviennent alors que la nouvelle Constitution, approuvée en février par référendum avec près de 90% des suffrages, abolit la suprématie du parti Baas au pouvoir en Syrie depuis un demi-siècle.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par une révolte populaire qui s'est militarisée au fil des mois. Selon l'OSDH, les violences ont fait plus de 10.000 morts, en grande majorité des civils.

Ce conflit a exacerbé les tensions confessionnelles au Moyen-Orient, selon des experts.

L'analyste irakien Ibrahim al-Soumaidaï constate une crispation entre le "croissant chiite" (Iran, Irak, Syrie et une partie du Liban) et des pays sunnites comme l'Arabie et le Qatar.

Ces deux pays souhaitent armer les rebelles alors que des pays à majorité chiite comme l'Irak y sont opposés et refusent d'appeler au départ de M. Assad.

 

 


 

Première publication : 07/04/2012

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