Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

Asie - pacifique

La Corée du Nord installe sa fusée sur le pas de tir

Vidéo par Sandrine GOMES

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/04/2012

La fusée nord-coréenne censée mettre sur orbite un satellite d'observation à usage civil a été installée sur sa plateforme de lancement, ont observé des journalistes. Les États-Unis affirment qu'il s'agit en fait d'un missile balistique déguisé.

AFP - La Corée du Nord promet une démonstration de force cette semaine pour le centième anniversaire de la naissance de son fondateur, avec le lancement controversé d'une fusée, la mise en avant de son nouveau leader Kim Jong-Un et des cérémonies grandioses à Pyongyang.

Malgré les condamnations de la communauté internationale, la Corée du Nord, déjà sous le coup de sanctions sévères, est déterminée à procéder au lancement de sa fusée Unha-3 afin de placer en orbite un satellite d'observation terrestre.

Pyongyang, qui n'a jamais réussi à satelliser un engin lors de deux précédents tirs en 1998 et 2009, assure que le tir de sa fusée n'a qu'un objectif civil.

Mais les Etats-Unis et leurs alliés, notamment sud-coréens et japonais, dénoncent un test déguisé de missile balistique à longue portée qui pourrait être suivi, selon des sources militaires sud-coréennes, par un essai nucléaire.

Geste sans précédent dans ce pays très fermé, Pyongyang a montré dimanche à des journalistes étrangers sa fusée dressée sur le pas de tir du centre spatial de Tongchang-ri (nord-ouest), à 50 kilomètres environ de la frontière chinoise.

La fusée de trois étages doit être tirée entre le 12 et le 16 avril, coïncidant ainsi avec les cérémonies d'hommage à Kim Il-Sung, héros de la résistance contre l'occupant japonais et fondateur de la République populaire démocratique de Corée, né un 15 avril et décédé en 1994.

Son fils Kim Jong-Il lui a succédé, et à sa mort en décembre 2011, c'est son petit-fils, Kim Jong-Un, qui est devenu à moins de trente ans le nouveau numéro un nord-coréen.

Pour asseoir son autorité dans cet Etat stalinien ruiné, affamé et isolé, le Parti des travailleurs de Corée --parti unique-- devrait le nommer secrétaire général lors d'une réunion exceptionnelle mercredi 11.

Kim Jong-Un devrait par ailleurs accéder vendredi au poste de président de la puissante Commission de défense nationale du Parlement nord-coréen qui se réunit vendredi.

Enfin dimanche, des centaines de milliers de personnes doivent déferler dans les rues de Pyongyang pour participer aux traditionnelles cérémonies du pays, réglées comme du papier à musique.

"Nous sommes très heureux d'avoir le camarade Kim Jong-Un comme nouveau leader suprême de notre peuple et de notre pays", confiait un employé de 48 ans, Ryu Jin, en visitant la maison natale de Kim Il-Sung, près de Pyongyang. "Nous allons avancer unis autour du camarade Kim Jong Un, comme nous l'avons toujours fait".

Kim Jong-Un été proclamé "grand successeur" mais n'a été jusqu'à présent nommé officiellement qu'à un seul des postes détenus par son père Kim Jong-Il: celui de commandant suprême des forces armées, qui regroupent 1,2 million de soldats.

Pour Yun Duk-Min, de la National Diplomatic Academy de Corée du Sud, "le lancement de la fusée est un feu d'artifice coûteux destiné à marquer l'avènement d'un Etat puissant et prospère" sous le règne de Kim Jong-Un.

Les Etats-Unis ont annoncé la suspension de leur aide alimentaire, estimant que le lancement rendait caduc un accord signé en février qui prévoyait un moratoire des activités nucléaires de Pyongyang.

"Ce lancement a été planifié de longue date, pour le centième anniversaire du président Kim Il-Sung", a rétorqué Jang Myong-Jin, chef du centre spatial. "Nous ne le faisons pas à des fins de provocation."

Devant l'imminence du lancement, l'armée sud-coréenne et les Forces d'autodéfense japonaises -- l'armée nippone -- ont été mises en alerte et menacent d'abattre le lanceur s'il dévie de sa route.

Le premier étage de la fusée doit tomber en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule coréenne, et le deuxième étage à l'est des Philippines, en survolant une partie des îles d'Okinawa, au sud du Japon.

Le Japon a déployé des missiles sol-air Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3) au coeur de Tokyo et deux autres bases similaires ont été préparées dans la région pour protéger la mégapole et ses 35 millions d'habitants.

La Chine, principal soutien de la Corée du Nord, a appelé toutes les parties à la "retenue".

Première publication : 08/04/2012

  • JAPON

    Tokyo détruira la fusée nord-coréenne si nécessaire

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Fusée nord-coréenne : Pékin et Washington expriment leur inquiétude

    En savoir plus

  • CORÉE DU NORD -JAPON

    Fusée nord-coréenne : Tokyo prépare son système antimissile

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)