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Moyen-orient

La poursuite des opérations militaires compromet la mise en œuvre du plan Annan

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/04/2012

En dépit des appels au cessez-le-feu de la communauté internationale, l'armée syrienne ne semble pas avoir entamé le retrait de ses troupes. L'ultimatum fixé par l'ONU pour l'arrêt des opérations militaires expire ce mardi à minuit, heure syrienne.

REUTERS - La poursuite des opérations de l’armée syrienne semble compromettre la mise en oeuvre du plan de Kofi Annan, selon lequel les forces gouvernementales déployées dans les centres urbains doivent entamer leur retrait ce mardi.

Le projet du représentant spécial des Nations unies et de la Ligue arabe, dont le président syrien Bachar al Assad a accepté le principe, laisse à l’armée jusqu’à minuit heure syrienne (21h00 GMT) pour entamer ce retrait, dit-on dans les milieux diplomatiques. Un cessez-le-feu doit ensuite entrer en vigueur jeudi à 06h00 locales (03h00 GMT).

Or, Damas a exigé dimanche des "garanties écrites" de la part des "groupes terroristes armés", doutant qu’ils tiennent leurs promesses lorsque les forces gouvernementales auront quitté les centres urbains.

La date-butoir du 10 avril "n’a plus de sens", a estimé le vice-ministre turc des Affaires étrangères, Naci Koru. Ankara s’est en outre indigné de la fusillade qui a fait cinq blessés, dont deux Turcs, dans un camp de réfugiés syriens sur son territoire.

Kofi Annan doit se rendre ce mardi dans un camp du même secteur, avant de se rendre à Téhéran pour demander le soutien des autorités iraniennes à son plan de paix.

Beyrouth a par ailleurs condamné les tirs transfrontaliers de militaires syriens qui ont coûté la vie à un caméraman libanais.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, s’est "alarmé" de la poursuite des violences et a déploré les tirs en Turquie et au Liban.

"Le Secrétaire général réitère sa demande que le gouvernement de Syrie cesse immédiatement toutes les opérations militaires contre les civils et remplisse tous les engagements pris auprès de l’Envoyé spécial conjoint Kofi Annan. La date-butoir pour la cessation complète de la violence approuvée par le Conseil de sécurité doit être respectée par tous sans condition", a déclaré son porte-parole, s’adressant à la presse.

"Une nouvelle façon de gagner du temps"

La Chine a également exhorté le gouvernement syrien et l’opposition à respecter le calendrier prévu par le plan Annan. Les Etats-Unis ont quant à eux rejeté la demande syrienne de garantie écrite de la part des rebelles.

"Ce n’est qu’une nouvelle façon de gagner du temps", a déploré Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat américain.

Pour Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, "il est totalement inacceptable de poser de nouvelles conditions à ce stade".

Walid al Moualem, chef de la diplomatie syrienne, sera reçu mardi par son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou.

Sur le terrain, des bombardements ont fait au moins 30 morts, dont 17 enfants et huit femmes, à Al Latmana, au nord-ouest de Hama (Centre), rapportent des opposants qui avaient déjà fait état de 40 tués au même endroit, deux jours auparavant.

Les insurgés ont eux aussi poursuivi leurs opérations contre les effectifs gouvernementaux. Six membres des forces de l’ordre et des douanes syriennes ont ainsi été tués à Salama, près du poste-frontière entre Azaz en Syrie et Kilis en Turquie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Dans la province de Damas, quatre soldats ont péri dans l’attaque d’un convoi routier. Dans la région d’Alep, deuxième ville de Syrie, neuf membres des forces de l’ordre et un civil ont été tués, rapporte l’agence de presse officielle Sana.

Selon l’opposition syrienne, l’armée, appuyée par des blindés et des hélicoptères, cherche à reprendre le contrôle de plusieurs zones de la province d’Idlib, dans le Nord-Ouest, forçant la population à fuir vers la Turquie, où les huit camps dressés dans les provinces de Hatay et de Gaziantep abritent 24.000 réfugiés.

Le colonel Kassem Saad al Dine, porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL), fer de lance de la lutte armée contre le régime, a déclaré dimanche que les combats de la semaine passée avaient fait un millier de morts, pour la plupart des civils.

Dans un rapport publié lundi, l’organisation Human Rights Watch (HRW) accuse le régime syrien d’avoir tué de sang-froid une centaine de civils et de militants d’opposition dans tout le pays depuis la fin de l’an dernier.

Selon les chiffres des Nations unies, plus de 9.000 personnes ont été tuées depuis le début de la répression du soulèvement anti-Assad en mars 2011. Damas accuse des "groupes terroristes armés" d’avoir tué plus de 2.500 membres des forces de sécurité.


Première publication : 10/04/2012

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