Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Blackout médiatique contre les jihadistes

En savoir plus

DÉBAT

Rentrée économique en France : tableau noir pour l'exécutif ?

En savoir plus

DÉBAT

Israël - Hamas : accord impossible ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Barbarie"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

McDo en Russie : scandale sanitaire ou pression politique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La constance c'est la confiance"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile divisée à propos de Darren Wilson

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

  • Présidentielle au Brésil : la candidature de Marina Silva menace Dilma Rousseff

    En savoir plus

  • Gaza : trois commandants du Hamas tués dans un raid israélien

    En savoir plus

  • Cécile Rol-Tanguy : "Je représente les résistantes qui ont été oubliées"

    En savoir plus

  • Syrie - Irak : le pape François tantôt pacifiste, tantôt va-t-en-guerre

    En savoir plus

  • Assassinat de James Foley : les États-Unis ont tenté de le libérer

    En savoir plus

  • Le chef de l'armée désigné Premier ministre à Bangkok

    En savoir plus

  • Ukraine : "C’est le début de la Troisième Guerre mondiale"

    En savoir plus

  • Pourquoi les négociations sur un cessez-le-feu permanent sont un cauchemar ?

    En savoir plus

  • Libération de Paris : où étaient les combattants noirs de la 2e DB ?

    En savoir plus

  • Netanyahou compare le Hamas aux jihadistes de l'État islamique

    En savoir plus

  • Fabius veut coordonner avec l'Iran la lutte contre l'État islamique

    En savoir plus

  • Darius, ce jeune Rom lynché en juin et SDF en août

    En savoir plus

  • Heurts à Bangui entre soldats français et individus armés

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

Afrique

Huit jours de deuil national après le décès de l'ex-président Ben Bella

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/04/2012

Ahmed Ben Bella, le premier président (1962-1965) de l'Algérie indépendante, est mort mercredi à Alger, à 96 ans. Des funérailles nationales auront lieu vendredi dans la capitale. Huit jours de deuil national ont été décrétés.

Premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella est décédé à son domicile, mercredi 11 avril, pendant son sommeil, dans le quartier de Hydra, sur les hauteurs d'Alger. Âgé de 96 ans, il ne verra pas, le 5 juillet prochain, son pays célébrer le 50e anniversaire de son indépendance, dont il est considéré comme l’un des héros.

Ses funérailles auront lieu vendredi au Carré des martyrs du grand cimetière d'El Alia, dans la capitale. Auparavant, sa dépouille sera exposée au Palais du Peuple, l'ancienne résidence des gouverneurs d'Algérie, à partir de jeudi 12 avril à la mi-journée. Le président Abdelaziz Bouteflika a également décrété un deuil national de huit jours à compter de ce mercredi sur l'ensemble du territoire, a rapporté l'agence APS citant la présidence.

"C’est une page de l’histoire algérienne qui se tourne aujourd’hui, puisque l’un des derniers pères de l’indépendance vient de s’éteindre avec la disparition de Ben Bella", souligne Zidane Khoulif, professeur de relations internationales à l’université Paris-III, sur l’antenne de FRANCE 24.

Né en décembre 1916 à Maghnia (Ouest), Ahmed Ben Bella grandit dans une famille de paysans originaire du Maroc et fait ses études à l'école française de Tlemcen. Appelé au sein du 5e régiment de tirailleurs marocains durant la Seconde Guerre mondiale, il est décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle en personne. Mais dès la fin du conflit, il s'engage dans la lutte armée des nationalistes algériens contre le colonialisme français. Dirigeant de l'Organisation spéciale (OS), il se distingue notamment en organisant le casse de la poste d'Oran qui procure des fonds inespérés à la rébellion. Arrêté et condamné à huit ans de prison par les autorités françaises, il s'évade de la prison de Blida en 1950. En 1954, l'insurrection armée contre la présence française éclate en Algérie et Ben Bella devient l’un des fondateurs du Front national de libération (FLN).

Déposé par Boumediene

Arrêté deux ans plus tard par l'armée française, il restera emprisonné jusqu’à la signature des accords d’Évian, en mars 1962, qui mettent fin à la guerre d’Algérie. Après avoir formé, en septembre 1962, le premier gouvernement de l’Algérie indépendante, il est élu premier président de la République algérienne le 15 septembre 1963. Il engage alors son pays dans une politique de "socialisme arabe" et cherche, en pleine Guerre froide, à incarner le tiers-monde non-aligné aux côtés du Cubain Fidel Castro et de l'Égyptien Gamal Abdel Nasser. Durant son mandat, de nombreux opposants seront emprisonnés et des soulèvements seront violemment réprimés en Kabylie.

"L’Algérie est un pays pas facile à diriger", avait-il coutume de dire. Et pour cause : il ne sera resté en fonction que deux ans, puisqu’il est écarté du pouvoir le 19 juin 1965, à la suite du "redressement révolutionnaire" du colonel Houari Boumediene, son ministre de la Défense et vice-président. Arrêté, il sera emprisonné sans jamais avoir été jugé, même après la mort de son ancien compagnon de lutte en 1978.

Assigné à résidence à partir de 1979, il ne sera gracié qu’en 1980 par le président algérien Chadli Bendjedid. Epuisé, il s’exile en France puis en Suisse jusqu’en 1990, avant de rentrer au pays à la faveur de la libéralisation du système politique algérien. Bien que retiré de la vie politique, il apporte son soutien à la "réconciliation nationale" avec les islamistes algériens prônée par le régime actuel. Enfin, en 2007, il est nommé président des Sages de l'Union africaine chargés de la prévention et de la résolution des conflits.

 

Première publication : 12/04/2012

  • FRANCE - ALGÉRIE

    Paris tente de dépassionner le 50e anniversaire des accords d'Évian

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)