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FRANCE

Affaire Cassez : polémique autour de la visite d'un émissaire socialiste au Mexique

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/04/2012

Après l'avocat de la Française emprisonnée au Mexique, les partisans de Nicolas Sarkozy accusent à leur tour, ce samedi, le PS de se livrer à une manœuvre partisane en annonçant le prochain voyage d'un émissaire de François Hollande dans le pays.

REUTERS - L’avocat de Florence Cassez et l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy ont condamné samedi la visite d’un émissaire de François Hollande au Mexique, perçue comme une intrusion dans le dossier Cassez et qualifiée « d’opportunisme électoral » à huit jours du premier tour de l’élection présidentielle.

Dans un communiqué, le PS dément une « initiative parallèle » et affirme que la visite de Michel Vauzelle, ancien ministre et député PS des Bouches-du-Rhône, a pour seul objectif de préparer le sommet du G20 qui doit avoir lieu au Mexique en juin prochain.

Mais Frank Berton, l’avocat de la Française, condamnée à 60 ans de prison au Mexique, y voit une manoeuvre partisane.

« Aujourd’hui, tenter de venir récupérer le dossier de Florence Cassez (...) et l’inviter dans la campagne électorale française c’est quelque chose d’assez incompréhensible et de totalement surprenant », a-t-il estimé sur France Info.

« Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis simplement un avocat, je défends une femme qui a été condamnée à 60 ans de prison, et je n’entends pas qu’on utilise cette femme à des fins électoralistes », a-t-il ajouté, estimant que cette démarche pourrait être « dangereuse » pour la défense de sa cliente.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président-candidat, a également condamné ce déplacement, dont l’unique objectif est, d’après elle, de « critiquer les initiatives du président de la République » dans l’affaire Cassez.

« En rompant un consensus national sur cette affaire douloureuse, en prenant le risque de mettre à mal cinq ans d’efforts diplomatiques intenses qui ont commencé à porter leurs fruits, François Hollande a choqué légitimement l’avocat et la famille de Florence Cassez qui méritent plus le respect que des agissements partisans », écrit-elle.

« Aucune intitiative parallèle »

En mars, la Cour suprême du Mexique a refusé une remise en liberté de la Française, âgée de 37 ans, mais quatre des cinq juges de la plus haute juridiction ont reconnu que ses droits avaient été violés dans la procédure, ouvrant la voie à une nouveau procès. (voir )

Nicolas Sarkozy s’est personnellement investi dans sa défense. Il avait tenté, en vain, d’obtenir son transfèrement dans une prison française lors d’une visite au Mexique en 2009, et l’affaire a pesé lourdement sur les relations entre Paris et Mexico.

Sa volonté de dédier en 2011 l’Année du Mexique en France à Florence Cassez avait provoqué la colère des autorités mexicaines et conduit à l’annulation de cette manifestation culturelle.

Frédéric Cuvillier, co-président du Comité parlementaire de soutien à Florence Cassez et conseiller mer, pêche et littoral de François Hollande, rejette l’idée d’une « récupération » politique, et assure dans un communiqué que ce déplacement au Mexique n’a aucun lien avec l’affaire Cassez.

« François Hollande, qui soutient Florence Cassez et son combat, a toujours affirmé son respect et sa confiance dans les institutions mexicaines et sa justice indépendante. Aucune initiative parallèle, directe ou indirecte, politique ou diplomatique n’a été engagée », écrit-il.

Florence Cassez a été condamnée en 2008 au Mexique à 60 ans de prison pour complicité d’enlèvement, accusation qu’elle conteste catégoriquement depuis le centre pénitentiaire pour femmes du sud de Mexico où elle est incarcérée.

 

Première publication : 14/04/2012

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