Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

TOUS POLITIQUES

Benoist Apparu, député-maire UMP de Châlons-en-Champagne

En savoir plus

SUR LE NET

Émotion en ligne après la libération de quatre otages français

En savoir plus

BILLET RETOUR

Prijedor : les survivants contre l’oubli

En savoir plus

REPORTERS

En Inde, des votes à vendre

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Printemps de Bourges, Festival d'Aix en Provence... la musique en festival!

En savoir plus

FOCUS

Washington–Bucarest : un partenariat de plus en plus stratégique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Todd Shepard, spécialiste de l'Algérie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ligue des Champions : deux clubs madrilènes en lice

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

L'Afrique du sud, 20 ans après les premières élections démocratiques

En savoir plus

  • Présidentielle syrienne : une élection taillée sur mesure pour Bachar al-Assad

    En savoir plus

  • Moscou accuse les autorités ukrainiennes d'enfreindre l'accord de Genève

    En savoir plus

  • Corée du Sud : la présidente incrimine l’équipage du ferry naufragé

    En savoir plus

  • Paris s'inquiète du sort de l'otage français Gilberto Rodriguez Leal au Mali

    En savoir plus

  • Didier François témoigne : "J'ai subi des simulacres d'exécutions"

    En savoir plus

  • Vidéos : retour sur la vie de Hurricane Carter, symbole des méfaits du racisme

    En savoir plus

  • Fusillade de Sloviansk : l’identité des assaillants, enjeu entre Moscou et Kiev

    En savoir plus

  • Mort d'ouvriers au Qatar : "Pas à cause du football", selon la Fifa

    En savoir plus

  • Présidentielle afghane : Abdullah et Ghani se dirigent vers un second tour

    En savoir plus

  • Sécurité maximale et participation record au marathon de Boston

    En savoir plus

  • Sissi et Sabahi, seuls candidats à l’élection présidentielle en Égypte

    En savoir plus

  • Bientôt Pâques sans chocolat ?

    En savoir plus

  • La prise d'otages, "monnaie d'échange" pour les djihadistes en Syrie

    En savoir plus

  • Les héritiers de Renault ne désespèrent pas de revoir quelques milliards

    En savoir plus

  • Tournoi de Monte-Carlo : Wawrinka bat Federer en finale

    En savoir plus

  • De retour en France, les ex-otages évoquent des conditions de détention "rudes"

    En savoir plus

  • Bachar al-Assad dans la ville chrétienne de Maaloula pour Pâques

    En savoir plus

  • Grand Prix de Chine : Hamilton et Rosberg offrent un nouveau doublé à Mercedes

    En savoir plus

FRANCE

Sarkozy reconnaît la responsabilité de la France dans l'abandon des harkis

©

Vidéo par Gauthier RYBINSKI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/04/2012

Le président français Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu, ce samedi, à Perpignan, la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des harkis après la fin de la guerre d'Algérie, en 1962.

AFP - A une semaine du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a respecté une de ses promesses de 2007 en reconnaissant officiellement samedi la "responsabilité historique" de la France dans "l'abandon" des harkis à la fin de la guerre d'Algérie en 1962.

Le temps était compté. A un mois de la fin de son mandat, le candidat UMP a brièvement repris sa casquette de chef de l'Etat pour satisfaire enfin, comme il s'y était engagé il y a cinq ans, une vieille revendication des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et de leurs descendants, une communauté riche de quelque 500.000 personnes.

Jeannette Bougrab : "C'est un moment historique."

Après une visite -- une première pour un président de la Ve République -- du camp de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) où de nombreux harkis ont été parqués à leur arrivée en France en 1962, Nicolas Sarkozy a saisi l'occasion d'une remise de décoration d'un de leurs anciens officiers, le général François Meyer, pour prononcer des mots attendus depuis cinquante ans.

"La France se devait de protéger les harkis de l'histoire, elle ne l'a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l'histoire, c'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici à Perpignan", a-t-il dit sous les applaudissements de nombreux harkis et rapatriés d'Algérie.

"La France doit, comme elle l'a toujours fait, regarder son histoire en face et assumer les erreurs qu'elle a pu commettre. En l'occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France", a insisté le chef de l'Etat, "maintenant que la faute a été reconnue, c'est le temps du pardon et de la réconciliation".

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. Quelque 60.000 ont été admis en France, logés dans des camps de fortune du sud du pays.

Depuis 2001, une journée nationale d'hommage aux harkis commémore l'engagement des harkis pendant la guerre d'Algérie.

Et pendant sa campagne électorale en 2007, M. Sarkozy avait promis de reconnaître "officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis", ainsi que des "réparations", une promesse que leurs associations lui reprochaient jusque-là de ne pas avoir tenue.

A l'approche de la présidentielle et du 50e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, ce dossier est revenu en tête des priorités du président-candidat, avec l'ambition de regagner les voix d'une communauté des harkis et des rapatriés d'Algérie que lui dispute âprement le Front national.

En 2007, ces "pieds noirs" avaient largement voté pour le candidat Sarkozy, lui attribuant 31% des suffrages au premier tour contre 18% à Jean-Marie Le Pen. Mais aujourd'hui, sa fille Marine, candidate du FN, le devance avec 28% des intentions de vote, contre 26% au candidat UMP, d'après une récente étude du Cevipof.

Le 9 mars à Nice, Nicolas Sarkozy avait reconnu devant leurs représentants les "injustices" dont les autorités françaises s'étaient rendues coupables à leur encontre et reconnu que la France avait "une dette" envers eux.

Encore insuffisant, avaient jugé les harkis. D'autant que, au début du mois, le rival PS de Nicolas Sarkozy, François Hollande, s'est engagé à "reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis".

C'est aujourd'hui chose faite.

Juste avant l'arrivée du président à Perpignan, le FN y a réuni 150 personnes pour dénoncer son "opération de récupération politique" auprès des harkis.

Les membres de la communauté eux-mêmes ont accueilli avec prudence le geste de Nicolas Sarkozy. "C'est un premier pas", a confié Nordine Abid, responsable d'une association de harkis de l'Hérault, "mais gare aux effets de manche, le combat continue". "Il avait cinq ans pour le faire et il vient à une semaine des élections", a grogné, amer, Mohammed Bounoua, "c'est notre bulletin de vote qui l'intéresse, pas nous".

 

Première publication : 14/04/2012

  • FRANCE - ALGERIE

    Les journalistes algériens indignés par la campagne présidentielle française

    En savoir plus

  • FRANCE - ALGÉRIE

    Les souvenirs de la guerre d'Algérie s'exposent sur la Toile

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)