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Asie - pacifique

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un prononce son premier discours télévisé

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/04/2012

À l'occasion d'une grande parade militaire organisée pour le centenaire de la naissance de son grand-père Kim Il-sung, fondateur du régime, le nouveau leader nord-coréen Kim Jong-un a prononcé son premier discours télévisé, ce dimanche.

AFP - Le numéro un nord-coréen, Kim Jong-Un, a prononcé dimanche son premier discours télévisé, à l'occasion d'une grande parade militaire marquant le centenaire de la naissance de son grand-père, Kim Il-Sung, deux jours après le tir d'une fusée qui a soulevé un concert de protestations dans le monde.

"Un discours très agressif"

"Je présente mes respects les plus purs et le plus grand honneur aux grands camarades Kim Il-Sung et Kim Jong-Il", a déclaré le numéro un nord-coréen à une foule qui l'ovationnait sur la place Kim Il-Sung dans la capitale Pyongyang.

Kim Jong-Un a succédé à son père Kim Jong-Il décédé en décembre dernier à l'âge de 69 ans. Jong-Il avait lui-même pris la suite de son père Kim Il-Sung, héros de la lutte contre l'occupant japonais qui a dirigé la Corée du Nord de 1948 jusqu'à sa mort en 1994.

Jong-Un, vêtu d'un costume noir de style Mao, a prononcé son discours sur une tribune face à des dizaines de milliers de soldats portant des drapeaux rouges qui défilaient au pas de l'oie sur une musique militaire.

"Je veux exprimer mes salutations à nos compatriotes de Corée du Sud et ailleurs dans le monde qui se vouent à la réunification et à la prospérité des nations", a ajouté d'une voix juvénile le troisième de la "dynastie des Kim", âgé de 29 ou 30 ans, qui levait rarement le regard de son texte.

"En route pour notre victoire finale !" a-t-il encore déclaré en pointant son doigt vers les militaires qui l'acclamaient en chantant sans cesse "Manse! (longue vie)".

Au terme des 20 minutes d'allocution, un commentateur de la télévision officielle a salué le "premier discours historique" du jeune héritier. "Nous le suivrons où que nous entendions sa voix amicale", a-t-il dit.

Jong-Un, souriant, discutant avec les cadres de l'armée en grand uniforme blanc, a salué la foule et le cortège martial pendant les deux heures qu'on duré la cérémonie, depuis la tribune d'honneur ornée des portraits géants de Kim Il-Sung et de Kim Jong-Il.

Suivant les troupes à pied, une colonne d'engins motorisés, chars, lance-roquettes multiples et missiles montés sur de puissants camions, a traversé l'immense place envahie de gaz d'échappement.

Cinq appareils de chasse projetant des panaches de fumée multicolore ont ensuite zébré le ciel.

Des milliers de jeunes gens agitaient des fleurs en papier rouge, jaune et blanc au-dessus de leurs têtes pour former les noms des Kim, ou les bannières rouges du parti communiste, en scandant "Gloire" ou "Armée invincible".

Cette parade grandiose composée dans le plus pur style nord-coréen clôt les manifestations organisées pour le centenaire de la naissance de Kim Il-Sung tout en tenant lieu de sacre populaire pour son petit-fils, promu cette semaine aux fonctions suprêmes du régime stalinien.

Le jeune Kim Jong-Un a été nommé à la tête du Parti du Travail de Corée et de la puissante Commission Nationale de Défense, postes qu'occupaient son père Jong-Il jusqu'à sa mort en décembre 2011.

Le lancement d'un satellite d'observation terrestre, préparé depuis trois ans, aurait dû parachever son avènement, mais la fusée Unha-3 s'est désintégrée vendredi matin au-dessus de la Mer Jaune.

La communauté internationale, à l'exception de la Chine, a condamné le tir, qualifié de "provocation" par Washington et Tokyo.

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont "déploré" vendredi le tir qui vient en infraction de ses résolutions, sans sans évoquer d'éventuelles sanctions rejetées par plusieurs pays dont la Russie.

Les Etats-Unis craignent désormais que le régime veuille laver cet affront en procédant à un nouvel essai nucléaire, comme il l'avait fait en 2006 et 2009, s'attirant les sanctions de la communauté internationale.

 

Première publication : 15/04/2012

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