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Amériques

Le sixième sommet des Amériques se conclut sans déclaration finale

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/04/2012

Le refus des États-Unis de réintégrer Cuba au sein de l'Organisation des États américains a empêché dimanche l'adoption d'une déclaration finale sanctionnant le sixième sommet des Amériques de Carthagène, en Colombie.

AFP - Le sixième sommet des Amériques s'est achevé dimanche en Colombie sans déclaration finale, en raison d'un différend avec les Etats-Unis sur l'exclusion de Cuba, une épine qui met en péril l'avenir même de cette conférence continentale.

"Il n'y a pas eu de déclaration parce qu'il n'y a pas eu d'accord", a annoncé le président colombien Juan Manuel Santos, à l'issue de cette rencontre qui réunissait depuis samedi une trentaine de dirigeants des pays de l'Organisation des Etats Américains (OEA) dans le port caribéen de Carthagène.

Soulignant que "la majorité des pays soutient la participation de Cuba", M. Santos, qui avait qualifié d'"anachronisme" l'exclusion, a appelé à lancer un "processus pour que cela devienne réalité" lors de la prochaine édition.

Exclue de l'OEA depuis un demi-siècle et le blocus économique infligé par les Etats-Unis, Cuba n'a jamais assisté à ces sommets organisés tous les trois ans depuis 1994, ni demandé sa réintégration.

Seuls les Etats-Unis et le Canada s'opposent au retour de La Havane, de même qu'au soutien sud-américain à l'Argentine pour la souveraineté de l'archipel des Malouines, trente ans après la guerre contre la Grande-Bretagne. Un autre sujet explosif qui a empêché la signature d'un accord final.

Depuis La Havane, le vieux leader cubain Fidel Castro a ironisé sur la mise en minorité du président américain Barack Obama qu'il a jugé "pensif et parfois absent" lors des débats, dans un article publié dimanche par la presse officielle.

La survie du sommet des Amériques se trouve désormais clairement posée depuis la réunion de Carthagène.

Les pays de l'Alba (Alliance bolivarienne pour les Amériques), un bloc rassemblant notamment Cuba et ses alliés du Venezuela, d'Equateur et de Bolivie, ont lancé un ultimatum, brandissant la menace d'un boycottage.

Le président équatorien Rafael Correa et nicaraguayen Daniel Ortega ont boudé le sommet en Colombie, auquel était aussi abstent le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez, retenu à Cuba pour son traitement contre le cancer.

La position américaine n'a toutefois pas varié d'un iota. M. Obama avait expliqué, avant même le début du sommet, que Cuba n'avait montré "aucun intérêt à modifier ses relations avec les Etats-Unis".

Une autre pomme de discorde a marqué le sommet où les dirigeants latino-américains ont critiqué l'efficacité du programme de lutte contre la drogue financé par les Etats-Unis à hauteur de 8 milliards de dollars depuis 2000.

M. Obama a jugé le débat "utile" mais exclu toute idée de dépénalisation promue notamment par certains dirigeants d'Amérique centrale, endeuillée par la mort de 20.000 personnes, l'an dernier, liées aux cartels.

A la tête du premier pays producteur de cocaïne, le président colombien a toutefois assuré que le sommet avait permis de s'accorder sur la "nécessité d'explorer de nouvelles pistes".

Avant son départ, M. Obama participe à des réunions bilatérales avec M. Santos et la dirigeante brésilienne Dilma Rousseff, axées sur les relations économiques entre les Etats-Unis et l'Amérique latine, qui absorbe 40% de ses exportations.

Le premier président noir américain a également prévu de participer symboliquement à une cérémonie de restitution de terres à la communauté d'origine africaine vivant dans la région de Carthagène, l'un des principaux ports pour la traite des esclaves à l'époque coloniale.

Première publication : 15/04/2012

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