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Economie

Guerre des brevets : Oracle traîne Google devant les tribunaux

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 16/04/2012

Google va-t-il perdre le droit de commercialiser Android, son système d’exploitation pour smartphones, aux États-Unis ? Tel est l’enjeu du procès qui l'oppose au géant américain des logiciels Oracle à partir de ce lundi.

Deux ans de procédures, 75 avocats, des dizaines d’auditions préliminaires, plusieurs tentatives infructueuses de compromis en coulisses : c’est ce qu’il aura fallu au géant des logiciels américains Oracle pour parvenir à traîner Google devant la justice.

Pour la première fois de son histoire, le géant de l’Internet se retrouve, à partir de ce lundi 16 avril, sur le banc des accusés d’un tribunal dans une affaire de violation de brevets. Jusqu’à présent, Google n’avait, en effet, été attaqué qu’indirectement par ses concurrents, comme Apple ou Nokia, qui préféraient assigner en justice les constructeurs de téléphones fonctionnant sous Android (le système d’exploitation de Google), tels que Samsung ou HTC.

Oracle, lui, n’a pas eu peur de s’attaquer au sommet de la chaîne alimentaire de l’écosystème Android. Pendant plus de deux mois, le jury du tribunal du district nord de Californie va écouter les arguments des deux parties pour décider si Google doit payer environ un milliard de dollars de dommages et intérêts au plaignant et s’il doit arrêter de commercialiser son système d’exploitation aux États-Unis. Oracle assure, en effet, que son adversaire du moment a utilisé, sans son accord, une technologie - Java - qui lui appartient pour élaborer Android. Oracle avait acquis les brevets qu’il utilise pour s'attaquer à la forteresse Google en janvier 2010, lors du rachat pour 7,4 milliards de dollars de Sun, créateur de Java.

Marché publicitaire

Absurde, répond Google. Java est, rappelle le géant de Mountain View (Californie), un langage de programmation et, en tant que tel, ne peut pas être breveté. “Un programme peut, comme un livre, être protégé, mais pas le langage qui a servi à le construire, tout comme il n’y a pas de brevets sur les mots d’une page”, juge ainsi Google.

Pour le géant de l’Internet, l’enjeu de ce procès est de taille car la firme dépend de plus en plus de la publicité sur téléphone portable. Avec Android, Google a réussi, depuis 2008 et la sortie du premier “Google phone” (le HTC Dream), à étendre au mobile le domaine de sa lutte sur le marché publicitaire. À la fin de 2011, plus de 50 % des smartphones vendus aux États-Unis utilisaient, en effet, le système d’exploitation de Google. Eric Schmidt, son président, estime qu’en 2015, plus de la moitié des revenus publicitaires du groupe proviendront des smartphones et des tablettes.

Le coup au portefeuille serait donc rude si Oracle obtenait l’interdiction de commercialiser Android aux États-Unis. Dans ce cas, Google pourrait encore négocier de lui reverser une partie des bénéfices tirés de son système d'exploitation.

Première publication : 16/04/2012

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