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EUROPE

Breivik estime que seuls l'acquittement et la peine de mort seraient des verdicts "justes"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/04/2012

Au troisième jour de son procès à Oslo, l'auteur du massacre du 22 juillet 2011 a estimé que l'acquittement et la peine de mort seraient les deux seules "issues justes" de son jugement.

AFP - Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes en Norvège, a estimé mercredi que la peine de mort ou l'acquittement étaient les deux seules "issues justes" à son procès.

Au troisième jour de son procès, l'extrémiste de droite a aussi assuré que les deux autres "cellules", dont il évoque régulièrement l'existence, pourraient frapper la Norvège à tout moment.

"Il n'y a que deux issues justes dans cette affaire: l'acquittement ou la peine de mort", a déclaré Breivik, interrogé par le procureur, Mme Inga Bejer Engh.

"Une peine de prison de 21 ans est pathétique", a-t-il dit, précisant qu'il rejetterait une telle condamnation. "Je ne souhaite pas (la peine de mort, ndlr) mais j'aurais respecté le verdict".

S'il est déclaré pénalement responsable à l'issue de son procès de dix semaines, où il est poursuivi pour "actes de terrorisme", l'extrémiste, âgé de 33 ans, encourt 21 ans de prison, une peine qui peut être prolongée indéfiniment s'il est encore considéré comme une menace à l'issue de cette période. La peine de mort n'existe pas en Norvège.

Si en revanche les cinq juges du tribunal d'Oslo le déclarent responsable dans leur jugement attendu en juillet, il risque l'internement psychiatrique.

Puis, interrogé par le procureur sur le fait de savoir si les deux "cellules" qu'il évoque régulièrement existent vraiment et s'il y a des raisons de craindre qu'elles puissent frapper la Norvège à tout moment, il a répondu par l'affirmative à deux reprises.

"Je ne suis qu'un militant nationaliste parmi beaucoup d'autres", a ensuite expliqué Breivik. "Si nos demandes ne sont pas satisfaites et si le Parti travailliste ne cesse de détruire la culture norvégienne, cela se reproduira", a-t-il affirmé en évoquant ses attaques.

Le 22 juillet, Breivik avait tué 77 personnes, essentiellement des adolescents, en tirant sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur l'île d'Utoeya, près d'Oslo, juste après avoir fait exploser une bombe près du siège du gouvernement norvégien.

Se présentant comme "un fantassin" en guerre pour protéger "les Norvégiens de souche" contre "l'invasion musulmane", l'extrémiste a reconnu les faits, mais refuse de plaider coupable.

Une grande partie de l'audience mercredi a été consacrée aux Chevaliers Templiers, un réseau mystique au nom duquel il affirme avoir agi mais dont la police n'a pu prouver l'existence.

Fondée avec trois autres militants nationalistes européens, dont il n'a pas voulu révéler l'identité, lors d'une rencontre à Londres en 2002, cette organisation est informelle et composée de "cellules individuelles et autonomes" censées agir indépendamment les unes des autres, selon lui.

Deux de ces cellules se trouvent en Norvège et 15 autres existaient au départ en Europe, a-t-il affirmé tout en soulignant qu'il ne s'agissait que d'une estimation et que ce chiffre pourrait être supérieur.

"Je formule ce souhait que davantage de personnes s'engagent dans le combat pour sauver la Norvège et l'Europe", a-t-il dit.

Déplorant "l'action plutôt pathétique des militants nationalistes en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale", Breivik a dit souhaiter que, "d'un point de vue méthodologique" ses pairs s'inspirent d'Al-Qaïda, "l'organisation révolutionnaire la plus réussie", selon lui.

"Je suis antinazi", a-t-il aussi déclaré en réponse à la question d'un juge.

Interrogé sur l'origine de son engagement, Breivik a expliqué être entré "par hasard" en contact en 2001 sur internet avec une personne à l'étranger dont il a tu le nom.

S'en serait suivi un voyage au Liberia en avril 2002 pour y rencontrer un nationaliste serbe, dont il n'a pas voulu préciser l'identité, refusant également de fournir les raisons exactes de ce voyage, évoquant seulement avoir dû se soumettre à "des tests physiques et psychologiques" dans un processus de sélection par ses pairs.

Après la rencontre fondatrice de Londres, Breivik dit avoir gardé des contacts avec les autres militants nationalistes.

Dans son manifeste de 1.500 pages que ses pairs lui auraient demandé d'écrire pour promouvoir leur cause et qu'il a diffusé le jour des attaques, Breivik évoque notamment deux sessions dans les pays Baltes.

La police a retrouvé la trace de deux voyages en Lituanie en 2004 au sujet desquels il a refusé de s'expliquer mercredi.

Première publication : 18/04/2012

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