Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Popularité : Valls fait-il de l’ombre à Hollande ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Berlusconi condamné à rester avec des gens de son âge"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Nigeria face à Boko Haram

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ali Benflis répond aux attaques d’Abdelaziz Bouteflika

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Chine : la croissance ralentit à 7,4% au premier trimestre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Dans l'ombre de Bouteflika"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Booty Looting", un pillage chorégraphié de Wim Vandekeybus

En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

  • En images : des centaines de disparus après le naufrage d’un ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Démonstration de force des pro-Russes dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Anelka affirme ne pas avoir accepté l’offre du club brésilien

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Vladimir Poutine : "L'Ukraine est au bord de la guerre civile"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • Coupe d'Espagne : une finale Barcelone-Madrid sans Ronaldo

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

  • Kiev passe à l'offensive contre les pro-russes dans l'Est

    En savoir plus

  • Ali Benflis : "La présidence à vie en Algérie, c’est terminé"

    En savoir plus

  • Les prisonniers d'Abou Ghraib transférés face à la menace djihadiste

    En savoir plus

  • Des travaux d'intérêt général pour Silvio Berlusconi

    En savoir plus

  • Vidéo : Yasmina Khadra appelle les Algériens à "chasser" le régime

    En savoir plus

  • Reportage : à Horlivka, les insurgés s'emparent des bâtiments officiels

    En savoir plus

FRANCE

François Hollande s'attire d'importants soutiens à gauche comme à droite

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 18/04/2012

À quelques jours du premier tour de la présidentielle, plusieurs personnalités ont annoncé leur soutien à François Hollande. Si le candidat socialiste est ultra-favori, les jeux ne sont pas faits pour autant, estime le politologue Éric Bonnet.

La semaine commence bien pour François Hollande. À quelques jours du premier tour de la présidentielle, qui se tiendra le 22 avril, le candidat socialiste, qui revient en force dans les sondages face au président-candidat Nicolas Sarkozy, a engrangé le soutien de plusieurs personnalités issues des différents gouvernements Fillon. 

C’est Martin Hirsch, ancien haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et la jeunesse (2007-2010) dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, qui a été le premier à apporter son soutien au candidat PS, lundi 16 avril. "J'ai l'intention de voter pour François Hollande, qui a bien voulu me demander régulièrement mon avis depuis un an sur les questions de jeunesse, de pauvreté, de lutte contre les conflits d'intérêts, de régulation des hauts revenus et sur une croissance accélérée du service civique, autant de sujets-clés à mes yeux", a indiqué dans les colonnes du "Monde" l’actuel président de l'Agence du service civique.

Le lendemain, c’était au tour de l’ex-secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville (2007-2010) de Nicolas Sarkozy, Fadela Amara, d’annoncer sa volonté de voter pour le candidat PS, dans une interview à "Libération". La fondatrice de l'association Ni Putes ni Soumises, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy après "23 ans au Parti socialiste" avait surpris il y a cinq ans, ne tarit pas d'éloges sur le candidat qui "a beaucoup d'humour" et qu’elle qualifie d’"humaniste", ce qui la "touche profondément"."Dans ses meetings ou réunions, dans sa manière de toucher les gens, on retrouve quelque chose qui est de l'ordre d'une humanité portée, affichée et assumée", ajoute-t-elle.

Soutien des chiraquiens

Dans le même temps, trois ex-ministres de Jacques Chirac ont annoncé publiquement qu'ils voteraient pour François Hollande, voire contre Nicolas Sarkozy. Corinne Lepage, ministre de l'Environnement (1995-97), a déclaré que son "vote personnel se portera sur François Hollande dès le premier tour, sans qu'il s'agisse d'un quelconque ralliement au candidat socialiste", ajoutant ne pas vouloir "la réélection de Nicolas Sarkozy". Azouz Begag, ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances (2005-2007) de Jacques Chirac, ensuite passé au MoDem, a également confirmé mercredi, sur l'antenne de la radio France Inter, soutenir le candidat PS, "l'anti bling-bling", pointant du doigt les "dégâts qui ont été causés à la République" depuis cinq ans par Nicolas Sarkozy. Puis l'ex-ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon (2002-2004) figurait derrière François Hollande, dimanche 15 avril, au meeting du candidat socialiste sur l'esplanade du château de Vincennes.

Quant à l'ancien chef de l'État Jacques Chirac, il aurait lui-même confirmé sa préférence pour le député de Corrèze. Un soutien que ce dernier avait déjà exprimé, de manière inattendue, lors d'une inauguration en Corrèze, en juin 2011, en présence de François Hollande. Cette fois-ci, Jacques Chirac s’est exprimé par le biais de sa plume, l'historien Jean-Luc Barré, co-auteur des "Mémoires" de l'ancien président (1995-2007). "Il y a une dizaine de jours quand je l'ai vu, il m'a dit qu'il voterait François Hollande", a-t-il indiqué sur la chaîne de télévision française BFMTV. Ce sera aussi le cas de sa fille Claude, qui a été aperçue en train de déjeuner avec la compagne de François Hollande, Valérie Trierveiler. En revanche, son épouse Bernadette Chirac, reste une fervente supportrice de Nicolas Sarkozy.

Enfin, une quarantaine d’économistes, dont Elie Cohen et Jean-Hervé Lorenzi, ont profité d’une tribune mardi 17 avril dans "Le Monde" pour déclarer leur soutien au socialiste. "Un candidat se dégage à nos yeux, le plus apte à redresser la France et rassembler les Français. Ce candidat, c'est François Hollande." Hasard du calendrier, ce même jour, l'équipe de campagne du candidat communiquait une liste de cent noms de sportifs supporters de Hollande, dont la sprinteuse Muriel Hurtis, l'ancien président de l'Olympique de Marseille Pape Diouf et le judoka Thierry Rey, père du petit-fils de Jacques Chirac.

"Peu d'influence sur les électeurs"

Aussi nombreux soient les soutiens, ils n’ont toutefois que peu d’influence sur les électeurs du premier tour, estime Eric Bonnet, directeur d’études à BVA. "Ils peuvent uniquement être rassurants aux yeux des électeurs centristes qui ont mauvaise conscience de vouloir voter pour la gauche, poursuit-il. "Cela peut les aider à franchir le pas". En revanche, durant l’entre-deux tours, ils pourraient s’avérer être un atout solide face à Nicolas Sarkozy. Le président-sortant va chercher à séduire l’électorat centriste en tentant de gauchiser l’image de François Hollande, commente le politologue. Mais avec le soutien des centristes, ce sera peine perdue".

Quoiqu’il en soit, cette vague de soutiens semble de bonne augure pour François Hollande. Surtout que les sondages de ces derniers jours le confortent dans le fauteuil d’ultra-favori : selon l'étude CSA publiée dans la soirée de mardi 17 avril, il progresse au premier tour de l'élection présidentielle avec 29 % d'intentions de vote, en hausse de deux points, et devance Nicolas Sarkozy (24 %).

"Le rapport de force peut encore évoluer"

Résultat : un avant-goût de victoire flotte dans le camp socialiste, même au-delà. Ce matin, le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit a estimé que le candidat socialiste avait d'ores et déjà "gagné" l'élection présidentielle. Pour sa part, Eric Bonnet refuse de dire que les jeux sont déjà faits. "Si Hollande fait figure d’ultra-favori, les rapports de force peuvent encore évoluer avant dimanche, indique-t-il, d'autant que si la victoire de la gauche semble déjà acquise, les électeurs pro-Hollande pourraient être démotivés pour aller voter".

C’est pourquoi François Hollande se garde de tout excès de confiance. "Gardez-vous de toute euphorie", a-t-il lancé mardi 17 avril devant 10 000 sympathisants réunis au Grand-Palais de Lille. Il a d'ailleurs conseillé mercredi matin sur France Inter une "bonne douche froide bien glacée" aux ténors socialistes qui sont déjà tentés de se partager les postes. Car la semaine n’est pas terminée…

Première publication : 18/04/2012

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    À Lille, François Hollande appelle à "la mobilisation" pour le premier tour

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    Les jeunes, ces électeurs toujours indécis

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    À Paris, François Hollande et Nicolas Sarkozy s'affrontent par meetings interposés

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)