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Moyen-orient

Des "femmes du monde entier" exhortent Asma al-Assad à sortir du silence

©

Vidéo par Myriam BOUNAFAA

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 18/04/2012

"Arrêtez votre mari". Telle est l'injonction qu'a reçue l'épouse du président syrien, qui poursuit une répression sans précédent, dans une vidéo réalisée à l'initiative d'épouses de diplomates à l'ONU, et diffusée le 17 avril sur Internet.

Hier "Rose du désert" pour le magazine "Vogue", l’image d’Asma al-Assad est aujourd’hui bien décatie. L’époque de la femme moderne et glamour déambulant en tenues Chanel et chaussée d'escarpins Louboutin est désormais révolue. La première dame du régime Syrien cristallise les passions les plus vives autour du soutien indéfectible qu’elle voue à son mari et son silence très remarqué, alors que la répression sanglante a fait plus de 10 000 morts dont 7 300 civils à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Régulièrement en proie aux critiques de la communauté internationale, l’épouse de Bachar al-Assad a été prise à partie, mardi 17 avril, par les épouses des ambassadeurs allemand et britannique en poste aux Nations unies en publiant une vidéo sur Internet. Bien décidées à obtenir le soutien de la première dame afin de mettre un terme aux combats qui sévissent depuis plus d’un an, l'Allemande Huberta von Voss-Wittig, épouse de l'ambassadeur Peter Wittig, et la Britannique Sheila Lyall Grant, épouse de Mark Lyall Grant, s’adressent à Asma al-Assad de "femme à femme", et à l’ensemble des internautes. Une vidéo destinée au monde entier pour dénoncer l’ambiguïté coupable d’une rose surmontée d’épines.

Asma Al-assad, "Arrêtez votre mari et ses partisans"

Signée des "femmes du monde entier", le film débute par la lecture d’une lettre ouverte, en anglais, sur les nombreux paradoxes d’une femme de dictateur soucieuse de son image. "Chère Asma, certaines femmes soignent leur image et certaines femmes soignent leurs proches. Certaines femmes se battent pour leur image et certaines femmes se battent pour survivre. Certaines femmes ont oublié avoir prêché pour la paix et certaines femmes prient simplement leurs morts." Puis les injonctions se multiplient. "Levez-vous pour la paix, faites-vous entendre maintenant. Pour l’amour de votre peuple. Arrêtez votre mari et ses partisans. Cessez d’être spectatrice." Tandis que les clichés d’enfants morts et blessés défilent, la narratrice à la voix posée renvoie "Asma" à ses responsabilités de mère et de première dame. "Asma, quand vous embrassez vos enfants le soir pour leur souhaiter une bonne nuit, une autre femme trouvera un lit vide. Ces enfants pourraient tous être les vôtres, ils sont vos enfants." La vidéo s’achève sur la pétition qui engage chacun à signer la lettre via le site www.change.org/petition/asma-al-assad-stop-the-bloodshed-in-syria. La pétition a recueilli à ce jour près de 6 000 signatures.

Une rose bien seule dans le désert

Sur la Toile, les dénonciations en tout genre n’en finissent pas d’accabler l'épouse du président. Depuis plusieurs semaines, une affiche qui circule sur le Web met en scène le portait d’Asma al-Assad apposé à un texte d’une rare virulence. "Vous n'êtes plus seulement un soutien innocent. L'honneur mutilé - la seule chose pour laquelle nos femmes ont véritablement été tuées - se répand en une tache d'un rouge profond sur les draps de soie de votre mari". Par ailleurs, le "Gardian" a publié début mars un article sur les contenus des mails adressés à son entourage dans lequel elle affirme être "le véritable dictateur du couple", ne laissant pas à Bachar al-Assad "le choix". Les récentes publications des courriels piratés par les opposants au régime font d’elle une figure dominatrice, loin de l’innocence que l’on veut bien lui prêter. Les conversations secrètes révèlent également les achats frénétiques de bijoux et de meubles de luxe dans les boutiques de Londres et de Paris alors que son mari mène une répression dans le sang.

La Marie-Antoinette de Damas ?

Adulée par les tabloïds pour sa modernité et son élégance avant le "printemps arabe", celle que l’on surnomme aujourd’hui la "Marie-Antoinette de Damas" cultive bien des ambiguïtés. Rien pourtant dans son éducation ne semblait la destiner à devenir la femme d’un dictateur. Née en Angleterre d’un père cardiologue émigré et d’une mère première secrétaire de Syrie, elle fréquente avec succès les meilleurs instituts que compte le Royaume-Uni. Ses études et ses débuts de femme d’affaires dans les grandes banques européennes l'amènent à rencontrer le jeune Bachar al-Assad, qu’elle épouse quelques années plus tard en décembre 2 000. Elle endosse alors le rôle de première dame, les tailleurs chics et les missions humanitaires.

Ironie de l’histoire, Asma Assad crée sa propre fondation au profit de civils innocents tués à travers le monde. Tantôt accusée de naïveté et de futilité, tantôt soupçonnée d’être décisionnaire dans le choix politique et diplomatique du pays, la première dame est insaisissable. Elle soutient son mari tout en venant en aide aux victimes syriennes. La vidéo d'Huberta von Voss-Wittig et de Sheila Lyall Grant aura-t-elle un impact sur Asma Al-assad et le cours de l’histoire syrienne ? Dans le cas contraire, si le régime syrien venait à péricliter, son inaction et son goût du luxe pourrait lui coûter très cher.

Première publication : 18/04/2012

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