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Moyen-orient

Les forces de sécurité syriennes continuent de bafouer le cessez-le-feu

Vidéo par Myriam BOUNAFAA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/04/2012

Malgré la présence des observateurs de l'ONU, la Syrie continue d'essuyer la répression des forces de sécurité de Damas. La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton évoque de "nouvelles mesures" pour contraindre le régime.

AFP - Le cessez-le-feu en Syrie a été une nouvelle fois violé mercredi avec 14 morts dans des violences, notamment des bombardements sur les fiefs rebelles, malgré l'engagement de Damas à appliquer la trêve et à collaborer avec les observateurs chargés de la surveiller.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui s'est déclarée préoccupée par la poursuite des violences, a indiqué que de "nouvelles mesures" seraient prises si le président Bachar al-Assad "gâchait la dernière chance" que représente l'application du plan de l'émissaire international Kofi Annan.

Six jours après l'instauration du cessez-le-feu, des diplomates à l'ONU ont estimé que les conditions pour que les observateurs puissent faire leur travail n'étaient toujours pas remplies, après que les Affaires étrangères syriennes ont assuré à l'AFP qu'autorités et observateurs étaient d'accord sur "90%" des points du protocole encadrant cette mission.

La résolution adoptée samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU demande notamment au régime de les laisser circuler sans entrave et de ne pas interférer dans leurs communications.

La cessation des hostilités est également une condition préalable, mais elle n'était visiblement pas respectée sur le terrain, où l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a recensé 14 morts dans des bombardements, des opérations de l'armée et une explosion qui a tué sept soldats.

Le Conseil de sécurité devait recevoir une lettre du patron de l'ONU Ban Ki-moon faisant le point sur les conditions de travail des observateurs et les Nations unies décideront dans les prochains jours si ces conditions sont remplies pour que la mission soit progressivement élargie, jusqu'à compter 250 hommes.

"Tout le monde va analyser si la Syrie respecte ou non ce que nous lui avons demandé de faire, notamment les trois conditions qui, à notre avis, ne sont toujours pas remplies", a expliqué un diplomate occidental.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice avait déclaré mardi sur CNN que si les observateurs n'obtenaient pas la coopération voulue de la part de Damas ou si la violence persistait, leur mission serait remise en cause.

Le plan Annan vise à mettre fin à la répression de la révolte entamée il y a 13 mois et qui s'est militarisée au fil du temps. Les violences ont fait plus de 11.100 morts, en grande majorité des civils tués par les troupes du régime, selon l'OSDH.

En visite à Pékin, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem a promis que "la Syrie continuerait (...) à respecter et mettre en oeuvre le plan" de paix de l'émissaire international Kofi Annan, notamment le cessez-le-feu, selon son homologue chinois Yang Jiechi.

Les observateurs, qui étaient mardi à Deraa (sud), ont effectué mercredi une tournée dans la région de Damas au 3e jour d'une mission jugée "difficile" par leur chef Ahmed Himmiche, sur fond de nouvelles violences dans lesquelles 14 personnes, dont sept civils, ont péri à Deraa, Homs (centre) et Idleb (nord-ouest), selon l'OSDH.

A Erbine, à 7 km de la capitale, des centaines de Syriens ont manifesté autour d'eux, selon une vidéo mise en ligne par des militants qui montre une pancarte accrochée à l'arrière de leur véhicule par des militants. "Le tueur continue à tuer, les observateurs continuent à observer, et le peuple continue sa révolution", peut-on lire.

Sur une autre vidéo, des tirs sont entendus et les manifestants se dispersent dans la panique. Huit personnes ont été blessées lors de ces tirs des forces gouvernementales, selon l'OSDH.

De son côté, l'agence officielle Sana a fait état d'incidents meurtriers dans la région, qu'elle a attribués à des "groupes terroristes armés".

Le chef de la délégation des observateurs, le colonel marocain Ahmed Himmiche, a demandé du "temps" et de la "confiance" pour mener à bien cette mission, se refusant à fixer tout délai pour son travail.

Sur le terrain, et malgré les assurances de Damas, l'armée n'a pas retiré ses chars des villes, a repris ses bombardements sur Homs et opéré de nouvelles arrestations, en violation du plan, selon les militants.

Des quartiers du vieux Homs qui échappent toujours au contrôle de l'armée, continuent d'être bombardés, selon les Comités locaux de coordination (LCC, opposition).

M. Annan, dont l'initiative prévoit aussi un dialogue avec le régime refusé par l'opposition, doit s'adresser au Conseil de sécurité de l'ONU avant la fin de la semaine.

Pour tenter de maintenir la pression sur Damas, Paris a invité 14 ministres des Affaires étrangères à une réunion jeudi, selon une source gouvernementale. Mme Clinton a prévu d'y assister.

Déjà mardi à Paris, une cinquantaine de pays et d'organisations, dont les Européens, les Etats-Unis et la Ligue arabe et la Turquie, ont exprimé leur "ferme désapprobation (...) de la poursuite des ventes d'armes au régime" syrien, dont Moscou est le principal fournisseur d'armes. Ankara a dit avoir intercepté un cargo soupçonné de transporter des armes vers la Syrie.
 

 

 

Première publication : 18/04/2012

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