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Moyen-orient

Ban Ki-moon préconise l'envoi de 300 observateurs en Syrie

©

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/04/2012

Face à la poursuite des violences en Syrie, le secrétaire général de l'ONU a recommandé jeudi au Conseil de sécurité d'envoyer 300 observateurs militaires pour veiller au respect du cessez-le-feu dans le pays, pendant au moins trois mois.

AFP - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a recommandé jeudi au Conseil de sécurité d'autoriser une mission de 300 observateurs du cessez-le-feu en Syrie "pour une période initiale de trois mois".

Dans une lettre au Conseil, il estime qu'il y a "une chance de progrès" en Syrie bien que la cessation des hostilités soit "clairement incomplète".

"Le Conseil de sécurité devrait commencer à travailler sur une nouvelle résolution ce jeudi."

"Je souhaite proposer une mission de supervision des Nations unies en Syrie (UNSMIS) pour une période initiale de trois mois", indique M. Ban dans sa lettre dont l'AFP a obtenu copie.

"Je recommande que le Conseil autorise cette mission", ajoute M. Ban, qui décidera du déploiement progressif de la mission en fonction "de la consolidation" du cessez-le-feu.

Cette "mission élargie" comprendra un "déploiement initial de jusqu'à 300 observateurs militaires de l'ONU". Ils "seront déployés progressivement sur une période de plusieurs semaines, dans environ dix endroits dans toute la Syrie" pour contrôler la cessation des hostilités et l'application des autres points du plan de paix du médiateur Kofi Annan. Ils seront accompagnés de conseillers politiques et en matière de droits de l'homme mais ne seront pas impliqués dans la fourniture d'aide humanitaire.

Pour le moment une mission préliminaire d'une dizaine d'observateurs seulement, pouvant être portée à 30 hommes, est sur place pour prendre des contacts et préparer une mission plus complète, en vertu d'une résolution de l'ONU votée samedi dernier.

Dans son long rapport au Conseil, qui devra voter une nouvelle résolution pour autoriser la mission complète, M. Ban se déclare "très inquiet de la gravité de la situation dans le pays". "Cependant, sans sous-estimer les défis à venir, dit-il, une chance de progrès existe sur laquelle nous devons nous appuyer pour avancer".

Les observateurs de l'ONU détalent après des coups de feu
Il reconnait que "la cessation de la violence armée sous toutes ses formes est clairement incomplète" et que Damas "n'a pas encore pleinement rempli ses obligations" de retrait militaire et de cessation des hostilités. Mais il fait valoir que "le niveau de violence a nettement diminué depuis le 12 avril (date d'entrée en vigueur du cessez-le-feu), et que les bilans de victimes signalés ont décru en conséquence".

Il réaffirme qu'il est "essentiel" que le gouvernement syrien respecte ses promesses de retirer ses troupes et ses armes lourdes des villes rebelles et qu'il facilite le bon déroulement de la mission des observateurs en leur accordant notamment une totale liberté de circulation et de communications, conformément à la résolution 2042 adoptée samedi dernier par le Conseil.

Celui-ci doit débattre de ce rapport du secrétaire général jeudi matin et des diplomates prévoient qu'une résolution autorisant le déploiement des 300 observateurs pourrait être adoptée au début de la semaine prochaine.

Une telle mission d'observation, déployée rapidement avec un mandat clair et les moyens adéquats, "contribuerait grandement à faire respecter les engagements de toutes les parties de cesser la violence armée sous toutes ses formes, et à soutenir l'application du plan en six points" de Kofi Annan, écrit encore M. Ban dans sa lettre. Elle "serait importante pour maintenir la paix et un processus politique significatif dans le pays".

Le secrétaire général indique qu'il s'efforcera de conclure avec le gouvernement syrien un "accord concernant le statut" de la mission dans les 30 jours suivant l'adoption de la résolution l'autorisant.

Il entend préciser le mandat de la mission, sa portée et ses méthodes de travail dans un délai maximum de 90 jours après la mise en place de cette mission.

Première publication : 19/04/2012

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