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Moyen-orient

La visite d'un haut dignitaire religieux égyptien à Jérusalem suscite la polémique

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/04/2012

En Égypte, les Frères musulmans ont condamné ce jeudi la visite "personnelle" du mufti Ali Gomaa (centre) dans la Ville sainte, en Israël. Les relations entre les deux pays se sont dégradées depuis la chute de Moubarak, en février 2011.

AFP - La visite du mufti d'Egypte Ali Gomaa à Jérusalem a fait des remous jeudi dans son pays, où la normalisation des relations avec Israël reste une question ultra-sensible.

L'institution islamique d'al-Azhar, la plus prestigieuse de l'islam sunnite, a réitéré son refus de toute visite dans la Ville sainte tant qu'elle serait "sous occupation israélienne", sans toutefois condamner celle du mufti.

Les Frères musulmans, première force politique du pays, l'ont de leur côté dénoncée en la qualifiant de "catastrophe" pour la cause palestinienne.

L'Egypte est le premier pays arabe à avoir signé la paix avec l'Etat hébreu en 1979, mais la population comme l'intelligentsia restent largement opposées à toute normalisation des relations bilatérales tant que la paix n'aura pas été réalisée avec les Palestiniens.

Le mufti Ali Gomaa, accompagné du prince jordanien Ghazi ben Mohammad, a visité mercredi pour la première fois l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël. Il s'est aussi rendu au Saint-Sépulcre et au Patriarcat grec-orthodoxe.

Il a indiqué jeudi que sa visite était "personnelle, pas officielle" et qu'elle était destinée à "soutenir les habitants de Jérusalem, le peuple palestinien, la mosquée Al-Aqsa et à connaître leur extrême souffrance".

Selon l'agence officielle Mena, le mufti s'exprimait après avoir participé à une réunion d'urgence d'Al-Azhar sur sa visite.

Al-Azhar a indiqué avoir "écouté les explications du mufti de la République sur les circonstances de sa visite à Jérusalem", qui était "une visite personnelle et non officielle" intervenue "dans un cadre scientifique et religieux", a rapporté la Mena.

Le mufti a précisé qu'il n'avait pas reçu de visa israélien et que la visite s'était déroulée sous la supervision des autorités jordaniennes. La Jordanie est traditionnellement la gardienne des mosquées d'Al-Aqsa et du Dôme du Rocher, dont elle assure l'entretien en coordination avec l'Autorité palestinienne.

M. Gomaa a ajouté que cela lui avait donné l'occasion de prier à Al-Aqsa, mais que sa visite était "un cas particulier" qui ne pouvait être généralisé.

Le Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ), issu des Frères musulmans, a dénoncé la visite dans un communiqué.

"C'est une véritable catastrophe et un coup porté à la lutte nationale qui a réussi à faire échouer toutes les tentatives de normalisation par le passé", affirme le parti, en demandant que le mufti rende des comptes afin que ce genre de visite "nuisant à la cause palestinienne" ne se répète pas.

En Jordanie, seul autre pays arabe signataire de la paix avec Israël, le ministère des Biens religieux a expliqué que la visite visait à "encourager les musulmans qui le peuvent à visiter la mosquée Al-Aqsa" et répondait à un récent appel en ce sens du président palestinien Mahmoud Abbas.

En 2009, le ministre égyptien des Biens religieux de l'époque, Mohammed Hamdi Zaqzouq, avait appelé les musulmans à se rendre "en pèlerinage à Jérusalem et à la mosquée Al-Aqsa par centaines de milliers chaque année, pour obliger Israël à reconnaître la ville sainte comme capitale palestinienne".

Mais l'appel avait peu de chances d'être entendu dans un pays où la population, dans sa grande majorité, est opposée à la normalisation. L'Egypte a des relations politiques et sécuritaires avec Israël, mais les autres échanges, notamment culturels, sont bloqués.

L'Eglise copte orthodoxe d'Egypte a récemment rappelé qu'elle interdisait à ses fidèles de se rendre à Jérusalem, en réaction à la visite de centaines de chrétiens égyptiens en Terre sainte à l'occasion des fêtes de Pâques.
 

Première publication : 19/04/2012

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