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FRANCE

Où serez-vous durant la soirée électorale ?

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 22/04/2012

Les soirées électorales, ça s’organise. Le dimanche 22 avril, est-il préférable de rester seul devant son poste de télévision ou de partager cet événement avec des amis aux opinions politiques divergentes ? Les options sont nombreuses.

Pour ceux qui ont décidé de passer la soirée du 22 avril, premier tour de l'élection présidentielle française, en communauté, permettez-nous ce conseil : entourez-vous bien ! Vos voisins de canapé auront beau vous dire qu’ils feront preuve de fair-play en cas de défaite de leur poulain, le risque de se brouiller pour les cinq années à venir avec, par exemple, sa meilleure amie écologiste ou son collègue souverainiste est réel.

Certains ont donc fait le choix - avisé - de la "sécurité politique" en organisant une soirée qui ne regroupe que des amis d’un même camp. "Quitte à être malheureux, autant qu’on le soit tous ensemble", explique Thomas, étudiant toulousain de 20 ans, qui organise une soirée dans son petit deux pièces du centre-ville. "C’est mieux, il y aura mes parents et mes potes de fac. Tous mélenchonistes. Je diminue les dangers que l’on se balance mes assiettes Ikea à la figure."

"Ouf ! Sarkozy est au second tour !"

D’autres, militants de la première heure, préfèrent se retrouver en grand nombre. Histoire de se préparer en cas d’une qualification au second tour, le 6 mai. "Dimanche soir, je serai au bureau PS [Parti socialiste] de Chantilly pour voir les résultats avec les autres militants. On sera une bonne quinzaine. Mais, attention, si on se retrouve, c'est pas pour faire la fête mais plutôt pour préparer la machine de guerre en vue du second tour, confie Alain, 67 ans. Notre candidat François Hollande devrait passer, mais on sait d'avance qu'on ne fera pas un très bon score. Il devrait arriver derrière Nicolas Sarkozy. Alors on a du boulot ici !"

Contrairement à Alain, certains ont fait le choix de vivre cette soirée électorale loin de leur fief politique. Cette catégorie de citoyens, courageux, s’apprêtent à courir le risque de s’exclamer, seul, dans une assistance acquise au camp adverse : "Ouf ! Sarkozy est au second tour !" C’est le cas d’Annie Gallaire, une jeune retraitée de 60 ans, qui passera la soirée chez sa meilleure amie "pro-Hollande". "Ce ne sera pas très facile, je serai une des seules de droite, mais ce sont tous des amis. J’espère donc qu’ils ne me lanceront pas trop de piques… Je garde le moral, rien n’est perdu", lance-t-elle en riant. Le 6 mai, par contre, je serai avec des gens du même camp que moi… Car là, ça risque d’être dur pour mon candidat…"

Risque d'explosion conjugale

Il existe aussi une catégorie de Français qui n’ont eu d’autres choix que de fuir le traditionnel "Je-serai-chez-moi-en-famille-ou-avec-ma-moitié". Pour le bien de la cohésion familiale. "Je ne peux pas rester avec mon compagnon ce soir-là, se désole Alexandra Deslierres, une juriste de 28 ans. Nous avons des opinions politiques diamétralement opposées." Alors pour prévenir toute explostion conjugale, la jeune femme passera la soirée avec ses parents "qui votent comme [elle]".

Une liberté de choix dont ne pourra jouir Maryse, laborantine d’une cinquantaine d’années. Ce 22 avril, elle est de garde à l’hôpital de Sèvres. La soirée risque d’être longue. "Je serai avec toute une équipe qui n’est pas forcément dans le même camp que moi. Les médecins sont généralement à droite. Je serai peut-être obligée de me faire toute petite…", explique la militante socialiste.

Foot sur Canal +, film sur M6 : "Bref, j’hésite"

Et puis, il y a la frange de citoyens qui ira voter mais qui ne suivra pas la soirée du 22 avril. Pour des raisons plus ou moins farfelues. Devant la programmation télévisuelle offerte ce soir-là, beaucoup restent encore indécis : "Canal + : Lyon-Lorient. M6 : ‘Men In Black’. W9 : ‘Kaamelott’. NT1 : ‘La Beuze’. Bref, j’hésite", plaisante - à moitié - Pierre-Yves, ingénieur de 30 ans chez le constructeur automobile PSA.

D’autres ont tout simplement des arguments imparables pour ne pas suivre assidûment les résultats du premier tour. "Je vais chercher ma mère à l’aéroport de Roissy, elle atterrit vers 20h30", explique l’un, "je boirai sûrement de la bière bio à la campagne entre deux séances de cornemuse en écoutant les résultats à la radio", confie une autre.

"Que d'un œil"

D’autres enfin, plus sérieux, ne prévoient ni de voter ni de bloquer leur soirée, refusant de se mêler à cette grande "mascarade" politique et médiatique. Jean-Baptiste, cadre de 27 ans dans une banque, se dit "désillusionné" et ne votera pas "par conviction". Le week-end du 21 et 22 avril, il sera donc au bord de la mer en Normandie. Seule une "surprise électorale, comme Marine Le Pen au second tour" pourrait le convaincre de se déplacer aux urnes le 6 mai.

Joana, une musicienne de 26 ans, tient un peu le même discours. Elle sera toutefois devant sa télé le soir du 22 avril, mais ne regardera "que d’un œil" les débats et les résultats estimant que les "jeux sont déjà faits". Le 6 mai, elle ne sera pas en France. À l’heure où ses concitoyens seront invités à glisser dans l'urne leur deuxième bulletin, elle se trouvera à Naoshima, au Japon, pour suivre "la finale d’un tournoi de sumos". Un autre de genre de duel.

Première publication : 20/04/2012

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