Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

En savoir plus

SUR LE NET

Opération ratée de la police de New York sur Twitter

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sean Lennon dans les pas de son père

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : peine de mort et réglementation

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Michel Platini : "pas sûr que le PSG respecte le fair play financier"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Les "manoeuvres tactiques" de Mahmoud Abbas

En savoir plus

DÉBAT

Plan d'économies de Valls : la France sur la voie de la stabilité ? (partie 2)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le retour de Wade à Dakar : la polémique enfle

En savoir plus

DÉBAT

Plan d'économies de Valls : la France sur la voie de la stabilité ? (partie 1)

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 20/04/2012

EXCLUSIF - Yémen : aux côtés des combattants d’Ansar Al-Charia

Au sud du Yémen, la ville de Jaar vit aujourd’hui au rythme de la charia. Nos reporters se sont rendus clandestinement dans cette ville contrôlée par les combattants d’Ansar Al-Charia, un groupe affilié à Al-Qaïda.

Après une longue négociation et plusieurs intermédiaires, l’autorisation d’aller rencontrer Ansar Al-Charia (les "partisans de la Charia"), en péninsule arabique nous est accordée.

Accompagnés de notre contact, un jeune yéménite nommé Ouajdi, nous prenons la route à 7 heures du matin dans un mini bus pour rejoindre la ville de Jaar, rebaptisée Wakar par Ansar Al-Charia. Elle se situe dans la province d’Abyan, au sud du Yémen.

Ma collègue Tatiana est obligée de porter le Niqab pour ne pas attirer l’attention des militaires yéménites, mais aussi parce que Ansar Al-Charia l’exige. Chez eux, la femme doit être couverte de la tête au pied. Nous nous faisons passer pour un couple de journalistes mariés.

Le trajet dure trois heures. À chaque barrage militaire, je me cache derrière la lecture d’un journal, de peur qu’on me repère : les étrangers n’ont pas le droit d’aller dans cette région, encore moins les journalistes.

À notre arrivée, nous retrouvons un homme, kalachnikov en bandoulière, dénommé Fouad. Il est chargé de gérer les relations avec la presse pour Ansar Al-Charia. Tout sourire, le jeune homme de 25 ans  nous invite à déjeuner. Au menu : de la viande, du riz et des boissons gazeuses.

Lors de notre séjour, Fouad ne nous lâche pas d’une semelle. Son discours porte essentiellement sur l'idéologie du groupe et son projet d’établir la charia (la loi de dieu), dans tout le Yémen.

Les combattants d’Ansar Al-Charia ont l’interdiction de nous parler face à la caméra. Invoquant des questions sécuritaires, ils refusent la plupart du temps d'être filmés. La majorité des images de ces combattants que nous réussissons à filmer sont des images volées.

Nous ne pouvons pas rencontrer l’émir Abu Hamza, le chef d’Ansar Al-Charia, toujours pour des raisons de sécurité.

Après maintes négociations, nous parvenons à obtenir l'autorisation d'approcher les 73 otages militaires yéménites que retiennent les combattants d'Ansar Al-Charia. À une condition : je dois y aller sans ma collègue, au prétexte que les otages ne veulent pas voir de femme. Mais la raison est autre, je m’en rend compte au moment de la fouille. Dans la charia, les hommes ont l’interdiction de fouiller les femmes.

Le lieu de détention est tenu secret. On me bande les yeux, je monte dans un pick-up, nous roulons pendant une demi-heure. Je pense que l’endroit ne se trouve pas loin de la ville. Nous rentrons le soir même.

Avec Fouad, nous avions convenu de rester trois jours dans le fief d'Ansar al-Charia à Wakar. Il nous demande finalement de quitter la ville plus tôt que prévu. "Il va se passer des choses", prévient notre accompagnateur.

Le lendemain de notre départ, le check point de l’armée, qui fait barrage entre les combattants d’Ansar Al-Charia et la ville, est attaqué. Bilan : 15 morts. Si nous étions restés, il aurait été beaucoup plus difficile de sortir de la ville.

Par Tatiana MASSAD , Noreddine BEZZIOU

Comments

COMMENTAIRE(S)

 
 
Les archives

18/04/2014 Mahatma Gandhi

En Inde, des votes à vendre

Lundi 7 avril, l'Inde a donné le coup d'envoi de législatives marathon. 814 millions d'électeurs sont appelés à voter jusqu'au 12 mai. Le leader nationaliste hindou Narendra...

En savoir plus

11/04/2014 Élection présidentielle algérienne

Algérie : l'émergence d'une société civile ?

L'élection présidentielle algérienne aura lieu le 17 avril prochain et le président sortant Abdelaziz Bouteflika se présente pour un quatrième mandat. Malade et affaibli par un...

En savoir plus

03/04/2014 Rwanda

Rwanda, le dernier génocide du XXe siècle

Le 6 avril 1994, l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana est abattu par un missile. Le lendemain, le Rwanda connaîtra les prémices d'un déchaînement de violence le plus...

En savoir plus

28/03/2014 Qatar

Les filières de l'esclavage moderne au Qatar

Du Népal au Qatar, nos journalistes ont mené une enquête exclusive sur le drame humain de l’esclavage moderne. Ils tentent de comprendre pourquoi des jeunes partis en bonne santé...

En savoir plus

21/03/2014 Réfugiés

Mali : une Caravane musicale pour la paix

Depuis 2012, des milliers de Maliens sont toujours réfugiés dans les pays voisins. Pour les rencontrer et encourager leur retour au pays, des musiciens ont lancé une vaste...

En savoir plus