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EUROPE

La démission du Premier ministre plonge le pays dans une nouvelle crise politique

©

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 23/04/2012

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte (photo), a présenté ce lundi sa démission après l’échec des négociations avec le leader d'extrême droite Geert Wilders sur la réduction du déficit public.

C’est la fin d’une alliance politique inédite. Et le début d’une crise politique inquiétante aux Pays-Bas. Ce lundi 23 avril, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, dans l'incapacité de s'entendre avec le Parti pour la liberté (PVV) du très droitier Geert Wilders sur les mesures à prendre pour réduire le déficit public, a présenté sa démission à la reine Béatrix, qui, dans la foulée, a demandé "aux ministres et secrétaires d'État de continuer à faire tout ce qu'ils estiment nécessaire dans l'intérêt du royaume".

La mésentente entre le chef du gouvernement libéral et son allié populiste - qui avait claqué la porte des négociations ce week-end - a eu l’effet d’une bombe aux Pays-Bas. D’une part, parce qu’elle paralyse le pays en ouvrant la voie à des élections législatives anticipées, d’autre part, parce qu’elle a fait voler en éclats l’alliance conclue en octobre 2010 entre Wilders et Rutte afin d'assurer au gouvernement une certaine stabilité politique.

La formation de Geert Wilders avait, en effet, promis de soutenir au Parlement l’alliance minoritaire entre le Parti libéral (VVD) et les chrétiens-démocrates (CDA) dirigée par le Premier ministre, Mark Rutte. Mais après sept semaines de vaines discussions, les deux alliés ont finalement échoué à s’entendre sur la manière de ramener le déficit néerlandais sous la barre des 3 % du PIB [qui était de 4,7 % en 2011].

Les Pays-Bas ne paieront pas pour les Grecs

"Je n’accepte pas que les personnes âgées payent pour d’absurdes revendications bruxelloises", a expliqué Wilders. Le noyau dur de ce plan d’austérité prévoyait, pêle-mêle, une majoration de la TVA, un gel des salaires des fonctionnaires, des coupes dans les dépenses de santé, l’entrée en vigueur de l'âge de la retraite à 66 ans et une réforme impopulaire de la fiscalité des emprunts immobiliers. "[Je n’accepterai pas] les diktats de Bruxelles […] Nous n’allons pas laisser nos vieux payer la note des fraudeurs grecs", a-t-il ajouté.

Geert Wilders, fondateur du Parti pour la liberté (PVV)

Une liberté de ton que peut se permettre Wilders, explique Magalie Balent, spécialiste de l’extrême droite à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). "Depuis que le PVV a obtenu un bon score aux législatives de juin 2010 [il est passé de 9 à 24 députés], Wilders est devenu incontournable. Il représente la troisième force du pays. Le gouvernement de Rutte n’a pas eu d’autres choix que de faire alliance avec lui", explique-t-elle.

C’est dire le poids de cet islamophobe et eurosceptique convaincu sur l’échiquier politique du pays. Jusqu’à aujourd’hui, le leader populiste assurait au gouvernement une majorité de 76 sièges sur les 150 que compte la Chambre basse. Une majorité étroite, certes, mais qui permettait à Wilders de peser dans les décisions sans même assumer de responsabilités ministérielles.

Élections anticipées

En retirant son soutien à la coalition gouvernementale, le parti de Wilders savait donc qu’il signerait l’arrêt de mort de Rutte. "Sans le PVV, impossible pour le Premier ministre de faire passer son plan d’assainissement", souligne la spécialiste.

Une décision qui pourrait toutefois se retourner contre le leader islamophobe, estime la journaliste Sabine Cessou, correspondante à Amsterdam pour le quotidien économique "La Tribune". "Geert Wilders est seul désormais. Il prend le risque de se voir reprocher la paralysie politique du pays dans les prochains mois."

Une analyse partagée par Magalie Balent qui craint désormais "une situation politique et économique instable" à l’heure où les Pays-Bas sont dans l’obligation d’organiser des élections législatives anticipées tout en étant pressés par Bruxelles de réduire son déficit.

Les autorités néerlandaises ont en effet jusqu’au 30 avril pour présenter à la Commission européenne un plan d’économies. En cas d’échec, Amsterdam pourrait bien perdre son précieux triple A. Les Pays-Bas sont l’un des quatre derniers pays de la zone euro à bénéficier encore de la note maximum délivrée par les agences de notation.
 

Première publication : 23/04/2012

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