Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

FRANCE

Droit de vote des étrangers : Hollande persiste, Sarkozy change d'avis

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/05/2012

Le droit de vote des étrangers aux élections locales agite le milieu politique français à quelques jours du second tour de la présidentielle. En quête des voix du Front national, les deux camps cherchent à se positionner clairement sur le sujet.

Le droit de vote des étrangers s'impose dans la campagne de cet entre-deux tours. La droite cherche à piéger le socialiste François Hollande sur ce sujet, qui figure dans le programme du candidat socialiste et fait office de repoussoir pour les électeurs du Front national, dont la championne, Marine Le Pen, a récolté près de 18 % des voix lors du premier tour de la présidentielle.

C'est ainsi que la question du droit de vote des étrangers a été soulevée par des soutiens de Nicolas Sarkozy dès l'annonce des résultats, dimanche 22 avril. Sur les plateaux des chaînes de télévision françaises, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, et la porte-parole du président-candidat, Nathalie Kosciusko-Morizet, n'ont eu de cesse, depuis deux jours, d'attaquer les personnalités socialistes sur cet aspect du programme de François Hollande.

Interrogée sur le sujet, la candidate PS à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a affirmé, lundi soir, lors d'un débat sur France 3, que le droit de vote aux étrangers n'était "pas une priorité". Une sortie aussitôt recadrée par François Hollande qui continue d'afficher sa détermination à faire passer cette mesure. "Tout ce que j’ai dit dans mon projet, dans mes engagements, ce sera fait dans le quinquennat", a-t-il indiqué, ce mardi, en marge d'un déplacement à Laon, dans l'Aisne.

Cacophonie à gauche, volte-face à droite

Ce début de cacophonie à gauche ne fait toutefois pas oublier le revirement de Nicolas Sarkozy sur le sujet. Invité ce mardi matin sur l'antenne de France 2, il a exprimé son opposition à une mesure "qu'il n'a jamais faite", ni "jamais voulue". "Est-ce que vous croyez que les Français veulent avoir un gouvernement, un président, qui considère que la priorité c'est de donner le droit de vote aux étrangers ?" s'est-il offusqué.

En 2005, Nicolas Sarkozy avait pourtant indiqué, notamment dans une interview accordée au journal "Le Monde", "qu’il ne serait pas anormal qu’un étranger en situation régulière qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales".

Déjà en 2001, il s'était prononcé en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales dans son livre "Libre" publié en 2001 (voir vidéos d'archives ci-dessous). "À partir du moment où ils [les étrangers non communautaires, NDLR] paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sous notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien."

Le président-candidat justifie aujourd'hui ce changement d'avis par un contexte différent. "Je considère qu'il y a 15 ans, le risque communautaire n'était pas ce qu'il est aujourd'hui", a-t-il expliqué ce mardi sur France 2.

Première publication : 24/04/2012

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    La difficile équation du candidat Sarkozy

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    Nicolas Sarkozy et sa fête du "vrai travail" le 1er mai font polémique

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    François Hollande veut "convaincre les électeurs du FN que la gauche les défend"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)